24 novembre 2009
Bulle et Bob à la plage : vidéo (conférence)

Publié dans VIDEO | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
A propos de «Quelles couleurs!» : un texte de Régis Lejonc
[Jusqu'au 30 novembre, le blog de Citrouille publie des articles en rapport avec son numéro 54 (couverture : Davide Cali), disponible sur le stand de l'ALSJ du salon de Montreuil (C 02, 1er étage)]
Début d'un texte de Régis Lejonc, dont vous pourrez lire la suite dans le n°54 de Citrouille (à propos de l'album Quelles couleurs!)
Quelles couleurs! est né de l'envie de partager avec petits et grands mon goût des couleurs et plus particulièrement leurs évocations subjectives.
Tout est parti à l'origine d'un constat à propos de mon travail d'illustrateur. Je me suis rendu compte, il y a environ cinq ans, que j'étais davantage un illustrateur "narrateur" qu'un illustrateur "décorateur". Rien de grave à cela!
Puis je me suis aperçu que j'avais naturellement fait le deuil de mon dessin, faute de réelle virtuosité, au profit des couleurs; que je travaillais mieux avec instinct qu'avec réflexion et que finalement, je me reposais beaucoup plus sur l'atmosphère de mes images que sur leur qualité proprement graphique.
Je savais déjà que le sujet m'imposait naturellement un ton, un style ou parfois même une technique, et que j'étais capable de varier assez radicalement mon style d'un livre à l'autre.
Bref, j'aime tous les genres graphiques, du dessin kawaï japonais à l'illustration anglaise classique, de l'image graphique et numérique à la peinture, de l'imagerie populaire mexicaine aux boites d'allumettes indiennes, de l'hyper-réalisme à l'abstraction...
Serge Bloch m'avait dit à mes débuts, alors que je démarchais pour du boulot chez Bayard Presse, qu'il préférait de loin quelqu'un qui sait faire une chose très bien à quelqu'un qui sait faire plein de choses moyennement... Force m'a été de constater, livre après livre, que je fais, par tempérament, définitivement partie de la seconde catégorie.
Ce vaste constat n'avait rien de douloureux et s'est même avéré plutôt apaisant. […]
Publié dans TEXTES IMAGES D'AUTEURS D'ILLUSTRATEURS | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Montreuil : sa directrice, ses prix... (lien Métro)

Pour ses 25 ans, le salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil mise sur la "festa" avec l'Italie comme invité d'honneur. Rencontre avec sa directrice Sylvie Vassallo (photo DR - Métro)
Quelles sont les particularités de cette édition ?
Cette année, le salon fête ses 25 ans. Livre, presse, bande dessinée jeunesse, documentaire… l'ensemble des éditeurs francophones est représenté bien sûr mais ce salon est aussi un festival littéraire avec plus de 600 rencontres organisées et 2 800 auteurs présents. Et puis comme cette année, la fête est à l'honneur, 25 illustrateurs ont été invités à imaginer une fête à laquelle ils inviteraient leur héros d'enfance… On en retrouvera donc 400 dans notre exposition "Jubilo !". Le public pourra aussi découvrir l'espace "sens dessus-dessous", un espace à destination des plus petits pour faire la fête à la lecture, avec une sélection de 70 titres de livres "pop up", livres à trous, à toucher ou en accordéon. [Lire l'article sur Métro]
Publié dans DES LIENS | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
23 novembre 2009
Itw de Jonathan Stroud
[Jusqu'au 30 novembre, le blog de Citrouille publie des articles en rapport avec son numéro 54 (couverture : Davide Cali), disponible sur le stand de l'ALSJ du salon de Montreuil (C 02, 1er étage)]
Début de l'interview de Jonathan Stroud, dont vous pourrez lire la suite dans le n°54 de Citrouille (par Céline Dezet, le Dragon savant, et Laurence Tutello, Le Chat Pitre)
CÉLINE DEZET, LAURENCE TUTELLO: Il y avait déjà longtemps qu'on n'avait rien eu de nouveau de vous sur nos étagères... Qu'avez-vous donc fait pendant ce temps?!
JONATHAN STROUD: J'ai beaucoup travaillé ces dernières années sur ce nouveau roman, Les Héros de la vallée. Après avoir fini la trilogie de Bartimeus, j'étais très fatigué [en français dans le texte] et je n'ai rien fait pendant un an environ, je n'ai rien écrit. Puis je me suis mis à ce
nouveau livre. Ça m'a pris longtemps pour comprendre comment il fonctionnerait: je voulais écrire quelque chose quasiment à l'opposé de Bartimeus. Bien que différent, l'environnement de l'histoire reste familier. Des montagnes, des histoires de monstres... On a tous déjà lu ça... Mais je crois qu'au final, les lecteurs seront surpris. C'est en tout cas l'objectif que j'avais en tête. On verra bien! En tout cas je suis heureux que Les Héros de la vallée sorte en France, et d'y venir faire sa promotion après les États-Unis, l'Angleterre et l'Allemagne.
Vous adressez-vous spécifiquement à un jeune public quand vous écrivez? Malgré la présence de notes de bas de page, d'ironie fine et de second degré, j'ai été surprise par la jeunesse de certains des lecteurs de Bartimeus...
J'écris pour les jeunes... et j'ai envie que les adultes, eux aussi, lisent mes livres. C'est ce qui s'est finalement passé pour Bartimeus... J'ai rencontré des lecteurs de huit ans -c'est vraiment très jeune!- et d'autres de soixante ans! Mais surtout beaucoup d'adolescents et de jeunes adultes. Les Héros de la vallée est plus simple que le précédent. Pas de notes de bas de page! Mais il est plus calme aussi, moins débridé. Et son thème est plus sombre. Il me semble requérir une certaine maturité... Je crois qu'il s'adresse à mes lecteurs les plus âgés. Mon éditrice en France, Shaïne Cassim, pense au contraire qu'il est pour un public plus jeune! Nous ne sommes pas d'accord sur ce point... Les lecteurs trancheront!
Y aura-t-il une suite à ce nouveau roman?
Non, c'est un «one shot» comme on dit. Je ne veux pas être réduit à un auteur de trilogies ou de gros livres fantastiques. Je veux aussi écrire des romans ordinaires, plus simples -même si, comme celui-ci je pense, ils doivent se révéler moins commerciaux. […]
Publié dans PORTRAITS ET INTERVIEWS | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
20 novembre 2009
Marie-Louise Gay, princesse québécoise
[Jusqu'au 30 novembre, le blog de Citrouille publie des articles en rapport avec son numéro 54 (couverture : Davide Cali), disponible sur le stand de l'ALSJ du salon de Montreuil (C 02, 1er étage)]
Deuxième partie de l'interview de Marie-Louise Gay, dont vous pourrez lire le début dans le n°54 de Citrouille (par Alice Liénard, librairie Monet)
[…] La reconnaissance de soi, et de l'autre, passe par la différence, cela permet aussi de faire des liens.
Oui, et de pouvoir reconnaître des émotions comme la tristesse, la gêne, l'ignorance. Sacha parfois pose des questions et les enfants rient. Ils trouvent drôle qu'il pose de telles questions. Mais au même moment, reconnaissent qu'ils auraient parfois eu envie de poser les mêmes questions. Lorsque je leur lis les albums, je pose la question (de Sacha) et j'attends la réponse. Par exemple avec la question «d'où viennent les étoiles de mer?», un va me dire «bah, de la mer!», et là je continue «mais non, dit Stella, elles viennent du ciel, ce sont des étoiles qui sont tombées en amour avec la mer». Les enfants rigolent. Certains disent «impossible!» et encore d'autres restent silencieux, étonnés, rêveurs. Les enfants sont toujours dans le questionnement mais aussi dans l'ouverture vis-à-vis des réponses.
Vous parliez de la Chine, vous êtes traduite en Chinois. Qu'est-ce que cela vous fait?
Je suis traduite dans plus de vingt langues. Petit à petit, mes livres ont été traduits et au fil des ans j'ai rencontré des enfants qui parlent ces langues différentes. Cela me touche tellement de voir que ces livres parlent à tous ces enfants de langues, de cultures, de traditions différentes. C'est un cadeau incroyable! J'ai lu mes livres en Chine avec une interprète devant une centaine d'enfants de sept/huit ans. L'interprète a suivi mon intonation, mon rythme et lorsque je lisais, les enfants ne la regardaient pas, ils me regardaient car je donnais le ton et je m'adressais à eux. C'était fabuleux, ils riaient, ils étaient étonnés et éberlués. Tout comme les enfants de Rimouski, Thunder Bay ou Vancouver. Il semble qu'il y ait quelque chose d'universel dans mes livres qui les touche. Je reviens toujours au même mot: l'émotion. L'enfant s'identifie avec les préoccupations, les questionnements, les hésitations, les joies et la détresse des protagonistes de l'histoire quelle que soit la langue qu'ils parlent.
Publié dans CHRONIQUES D'ALICE LIÉNARD, COMPLÉMENTS DE LA REVUE, PORTRAITS ET INTERVIEWS | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
18 novembre 2009
Le livre de la semaine de Livralire

Journal secret du Petit Poucet
Philippe LECHERMEIER
illustré par Rebecca DAUTREMER
Gautier-Languereau
novembre 2009, 20 euros
texte illustré
primaire grand et collège
Lire la présentation de ce livre
sur le site de Livralire
Publié dans LIVRALIRE | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Davide Cali
[Jusqu'au 30 novembre, le blog de Citrouille publie des articles en rapport avec son numéro 54 (couverture : Davide Cali), disponible sur le stand de l'ALSJ du salon de Montreuil (C 02, 1er étage)]
Présentation de Davide Cali, en introduction de son interview que vous pourrez lire dans le n°54 de Citrouille (par Silvia Galli, librairie Chat Perché)
Davide Cali est un jeune artiste italien dont la créativité s’exprime dans des domaines variés. Auteur de Bandes dessinées, il publie ses illustrations dans des revues et des journaux en Italie, notamment dans Linus. Il écrit des pièces de théâtre et des scenarii, des contes très brefs, il organise des expos virtuelles, des séances de lecture à partir du matériel accumulé pour la création de ses albums. Il est aussi passionné de musique rock, comme en témoigne la petite collection de guitares posées sur le sol de sa pièce atelier - il cherche à former un groupe. Son travail en littérature jeunesse est connu en France par ses albums parus chez Sarbacane, où il publie en tant qu’auteur depuis 2004. En 2005 il a reçu le prix Baobab pour Moi, j’attends, illustré par Serge Bloch. Ses histoires s’adressent aux enfants de manière tendre et drôle, faisant appel à leur imaginaire ancré dans la vie
quotidienne: un univers où prennent vie, tour à tour, mamans robots, amis éléphants, chiens rêveurs et aubergines transformistes. Il sait aussi parler de sujets graves, comme la guerre (L'Ennemi). Il sait émouvoir, avec poésie et humour les lecteurs de tout âge en parlant de la vie qui passe (Moi, j’attends) et des pépites de joie qu’elle réserve (J’aime t'embrasser). Pour Bayard, il publie des bandes dessinés dans «Mes premiers j’aime lire». Sous le pseudonyme de Taro Miyazawa, il vient de faire paraître en septembre 2009 aux éditions Illustrissimo Le premier jour de classe, illustré par Nodar (Arnaud Boutin). Enfin, depuis 2009 il écrit sous le nom de Daikon, dans L’Echo des savanes, les textes des vignettes Adam (et Eve), dessinés par Bob (Yannick Robert).
Sollicité par courrier, il a répondu à quelques questions sur son travail et confié à Citrouille des extraits des journaux de voyage qu’il rédige lors de ses séjours en France. Ces échanges par écrit ont vite suscité l’envie de découvrir cet artiste dans son milieu, chez lui, en Italie. Ce qui advint en août dernier: une rencontre très riche, dans la pièce atelier de son nouvel appartement, dans les environs de Gênes. Malgré la chaleur estivale, la discussion se poursuit longtemps, à bâton rompu, en feuilletant les originaux de ses albums et des petits livres inédits dont il se sert pour ses animations avec les enfants. Des photos défilent sur l’écran de l’ordinateur, tandis qu’on évoque les relations avec d’autres auteurs et illustrateurs, plus faciles et spontanées en France qu’en Italie, où la crainte de se faire voler des idées ou de dévoiler les termes des contrats avec les éditeurs poussent à un certains formalisme. L’admiration pour la France transparaît également à travers l’appréciation de l’ensemble du paysage éditorial italien, que Cali juge vieillot, conformiste, peu enclin à prendre des risques. Elle s’affiche, enfin, dans l’admiration pour des auteurs français qu'il considère importants dans sa formation: Strondheim et Sfar, pour la bande dessinée, Ungerer pour les albums jeunesse.
Publié dans Dossier Italie, PORTRAITS ET INTERVIEWS | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
17 novembre 2009
UN REGARD À LA FRONTIÈRE DES LIVRES JEUNESSE EN ITALIE, par Donatella Trotta
[Jusqu'au 30 novembre, le blog de Citrouille publie des articles en rapport avec son numéro 54 (couverture : Davide Cali), disponible sur le stand de l'ALS du salon de Montreuil (C 02, 1er étage)]
Donatella Trotta est journaliste au « Mattino » de Naples, fondatrice et vice-présidente de l’Association culturelle pour l’enfance Kolibri
En Italie, la littérature qui s’adresse explicitement à l’enfance et à l’adolescence jouit, aujourd’hui, d’un statut qui balance – et ce n’est pas un hasard – entre des définitions diverses : ex « grande exclue » (Francesca Butler), ou Cendrillon de la littérature dite « haute » ; zone de réserve (Giuliano Vigini), ou mieux, « à la frontière » (Pino Boero) ; « petit jardin secret » - entouré, pendant longtemps, de clôtures à l’épreuve de l’invasion de thèmes inconvenants -
jusqu’à devenir, dans les années récentes, une « nouvelle province littéraire » (Giuseppe Petronio), avec une heureuse et autonome capacité de production, après des saisons d’importations massives (c’est-à-dire de traductions) d’auteurs étrangers. Oui, car, bien que le Bel Paese ait produit dans le passé des classiques indémodables, comme Pinocchio, de Carlo Lorenzini, de son nom d’artiste Collodi – le livre le plus lu au monde après la Bible – et le controversé Cuore de Edmondo De Amicis – source de disputes pédagogiques et littéraires sans fin – ou, des siècles auparavant, cet extraordinaire inspirateur d’histoires qu’est Lo cunto de li Cunti overo lo tratteniemento de’ peccerille (Histoire de toutes les histoires ou la manière de distraire les petits) de Giovan Battista Basile – père de la fable en Europe – il faut attendre 1987 pour parler, comme le rappelle Antonio Faeti dans son livre I diamanti in cantina (les diamants dans la cave, Bompiani), d’un véritable « tournant radical » et novateur, dans le panorama des livres contemporains pour enfants et adolescents en Italie. Des précieux albums illustrés pour les tout petits lecteurs, en passant par les publications de fictions, poésie, art, histoire, divulgation scientifique, c’est une floraison de propositions et de titres souvent de haute ou très haute qualité. Il s’agit d’un tournant qui, à travers plus de 20 ans de transformations dans l’édition et d’évolutions d’auteurs, illustrateurs, genres, thèmes, lecteurs, mène à la situation actuelle : une situation positive – comme nous le verrons – du point de vue de la variété et de la qualité des propositions et du marché ; problématique (en clair-obscur) du point de vue de la divulgation et de la facilité d’accès à ce secteur.
L'article intégral en français (traduction Silvia Galli, librairie Le Chat Pitre, Paris) : donatellat_FR.pdf
L'article en italien : donatellat_IT.pdf
Publié dans Dossier Italie | Lien permanent | Commentaires (1) |
|
16 novembre 2009
Nous avons beaucoup d’albums pour les enfants chez moi, mais aucun ne traite de la chute du mur (Léna, 20 ans, Allemande)
Jusqu'au 30 novembre, le blog de Citrouille publie des articles en rapport avec son numéro 54 (couverture : Davide Cali), disponible sur le stand de l'ALS du salon de Montreuil (C 02, 1er étage)
Complément de l'article et de la biblio MUR DE BERLIN, p.49 et 50 de Citrouille 54, et sur le blog de Comptines.
Léna est allemande, elle aura vingt ans en décembre prochain. Elle est née quelques semaines après la chute du mur de Berlin. Elle est de cette génération, toute neuve, qui n’a jamais connu la RDA, la partition de l’Allemagne et de Berlin, les grandes heures du communisme d’Etat...
- Léna que représente pour toi le mur de Berlin, et sa chute dont nous célébrons cette année le vingtième anniversaire ?
- C’est bien sûr la séparation des familles, des couples, des amis, des vies bouleversées et devenues totalement différentes. J’ai l’impression que le mur c’est un petit peu comme une revanche, imposée par l’URSS à l’Allemagne, pour la seconde guerre mondiale. J’habite loin de Berlin et je suis née après la chute du mur alors je crois que je ne peux pas du tout m’imaginer la peur des gens qui voulaient s’enfuir et la peur de la STASI. Ils n’avaient pas la liberté de penser et devaient se méfier de ce qu’ils disaient. Le mur, c’est un symbole de la différence entre l’Est et l’autre partie de l’Allemagne, entre deux systèmes. Je dois avouer que je ne sais presque rien de la RDA. On nous parle de la seconde guerre mondiale mais très peu des années qui ont suivies. On ne parle de la RDA que quelques heures en fin d’année. J’ai interrogé mon frère qui a 27 ans et qui habite à Berlin et il ma dit que lui aussi on lui a très peu parlé de la RDA. Il y a beaucoup de films sur la RDA mais toujours avec beaucoup de clichés et avec une certaine nostalgie. Il y a peu de films, comme La vie des autres, qui parlent de l’absence de libertés en RDA et de la peur.
- Est-ce qu’on parle de cette période de l’histoire allemande et de la division de l’Allemagne, dans les livres que tu as lu quand tu étais enfant ?
- Non (franc et massif). J’ai une petite soeur qui a sept ans, et nous avons beaucoup d’albums pour les enfants chez moi, mais aucun ne traite de la chute du mur. Peut-être est-ce que c’est différent dans les régions de l’ancienne Allemagne de l’est. Il y a vraiment beaucoup de livres qui traitent de la seconde guerre mondiale et qui essaient d’expliquer aux jeunes comment le nazisme a été possible et comment une population peu être entraînée dans le fascisme. Il y a un livre pour les adolescents qui s’appelle Die Welle (La vague) qui a eu beaucoup de succès, qui raconte l’expérience menée par un professeur pour démontrer comment un groupe, d’abord composé de ses élèves, puis au-delà, peut suivre la voie du fascisme. C’est toujours autour de la seconde guerre mondiale et pas sur les deux Allemagnes. Alors, je suis étonnée de voir les livres qui existent en France sur ce sujet.
Propos recueillis par Ariane Tapinos
Publié dans COMPLÉMENTS DE LA REVUE | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Citrouille n°54

Citrouille n°54 sera bientôt en librairie... et sur le Salon de Montreuil. A compter d'ajourd'hui et jusqu'au dernier jour du salon, le blog de Citrouille publiera des articles en rapport avec ce numéro (amorces, compléments…). Couverture : Davide Cali.
Publié dans ANNONCES DES LIBRAIRIES | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
14 novembre 2009
Deux livres du Prix Ados retirés puis remis

Je suis ta nuit de Loïc Le Borgne et Les orphelins de Naja de Nathalie Le Gendre étaient écartés mardi. Après protestations, ils ont été réintégrés. Une mise en garde sera envoyée aux collèges. Trois fois sélectionnée, primée en 2007 avec Automates, la romancière rennaise a eu du mal à avaler la nouvelle. Nathalie Le Gendre apprenait mardi que son livre de science-fiction Les orphelins de Naja (Mango) ne ferait finalement pas partie de la sélection finale soumise dans les collèges, et bibliothèques du département. Pourtant son livre paru en janvier 2008, qui aborde la pédophilie, avait été choisi par les collégiens parmi une centaine de livres. « C'est piétiner le pouvoir accordé aux ados, en leur disant vos choix ne sont pas sains ! regrette l'auteur. Je m'attendais à quelques réactions, mais pas à une censure. » (lire la suite de cet article de Ouest France sur maville.com)
Publié dans DOSSIER ADOS, LIVRES EN DÉBAT | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
12 novembre 2009
Liber 2009 - Madrid
De retour de Liber 2009, Elena Quintana nous a confié ses impressions. Nous la remercions.
La foire du livre de Madrid s'est achevée vendredi 9 octobre, sous le signe de la baisse du volume des affaires et les interrogations sur les évolutions futures des professions du livre avec l'avènement de la digitalisation et le développement des réseaux sociaux sur internet.
Une assistance en hausse aux évènements, rencontres et tables rondes au programme de la manifestation, malgré une impression de couloirs presque vides du pavillon 12 du parc des expositions Juan Carlos I de Madrid, lieu de l'exposition.
Sur le chemin de la foire je prends le métro et suis agréablement surprise de constater que, sous terre, les madrilènes lisent : le journal, un roman sur papier, un mystère sur e-book (eh oui : encore une conséquence de l'uniformisation de ce support qui nous attire mais nous dérange: JE NE PEUX PAS IDENTIFIER CE QUE LIT MON VOISIN ! J'enrage...)
Mon regard s'arrête sur une page plastifiée et collée sur l'une des parois de la rame, un recto format A4 reproduisant un extrait d'une œuvre de Mariano José de Larra, écrivain représentatif du romantisme littéraire du XIXème espagnol. En pied de page, une sentence : « ça y est, tu as fait le plus dur : te lancer dans la lecture. Tu n'as plus qu'à continuer ». Toute invitation à la lecture est louable. L'initiative vient de la Municipalité de Madrid, associée à Metro de Madrid.
Publié dans ARTICLES DIVERS | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Le livre de la semaine de Livralire

Je suis le chapeau
Alex COUSSEAU
Rouergue, doAdo
novembre 2009, 12,50 euros
roman
collège ado et lycée
Lire la présentation de ce livre
sur le site de Livralire
Publié dans LIVRALIRE | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
C'est une littérature de l'urgence équivalente aux écrits de résistants contre la barbarie
«- Qu'observez-vous à propos de la qualité de la langue, de la tonalité des récits ?»
- Nous recevons de l'étranger des textes étonnants, écrits dans une langue classique, celle du XVIIIe siècle. Certains textes en provenance d'Afrique ou de Madagascar sont sublimes. La langue employée par ces auteurs est celle de leurs études, de leurs écrivains préférés. Les jeunes Français, eux, s'expriment dans une langue irriguée par le vocabulaire de la rue, influencée par le slam et la littérature jeunesse de la France du début du XXIe siècle. La tonalité de leurs histoires est généralement très sombre. Écrire semble jouer le rôle d'une sorte de catharsis où les plus jeunes expriment la peur d'un amour déçu, d'une société sans idéalisme, d'un avenir gris. Les Africains parlent plutôt de la peur de la misère, du sida, de l'exil. C'est une littérature de l'urgence équivalente aux écrits de résistants contre la barbarie. »
Extrait d'un article de Ladepeche.fr Ecrire pour s'évader du quotidien, à propos du 25e Prix du jeune écrivain
Publié dans DES LIENS | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
11 novembre 2009
Je me battrai avec du sable et de l’eau (Nadia Roman au SILA 09 -9/9)
Au moment où un sms lui apprend que son album illustré par Jean-Pierre Blanpain paraîtra bientôt, Nadia Roman rentre du Salon International du Livre d'Alger. Nous la remercions pour ses chroniques et lui disons à l'année prochaine, puisqu'elle y reviendra...

Bonjour,
Suite et fin de mon séjour à Alger, très algérois, même pas un petit raid à Tipaza, comme quoi au plus on a du temps au moins on en prend. Mais tout ceci me va fort bien.
Ce matin j’ai rendez-vous pour une interview avec Canal Algérie International en compagnie d’un représentant des éditions Dalimen. On parle jeunesse, évolution et avenir du livre pour enfant, aide aux éditeurs, et aussi de ce qu’on met dans un livre… enfin des choses qui me font parler de projection, d’identification et pas obligatoirement d’un « message » éducatif ! Je pense à « il faut désobéir » de Didier Daenincks et Pef chez Rue du monde, mais je ne l’évoque pas, allons-y mollo ! Après cette heure d’échange, je fais un tour sur le stand du Petit lecteur pour retrouver Rachid et acheter des contes du Maghreb et un spécial ogres et ogresses. En attendant que les livres arrivent, rupture de stocks, Jorus conteur qui a fait plusieurs animations à Oran, devant la passivité dans les allées, se met à faire la harangue en ventant un album sur Oran. Les gens s’arrêtent, s’attroupent, et il démarre les échanges. Il a une technique super, écoutant l’un parlant à l’autre, nous on se marre à le voir si plein d’énergie. Il reste finalement des gens intéressés par les activités du Petit lecteur, avec qui il continue plus sérieusement, même si avant il était sérieux aussi !
Publié dans CHRONIQUES ALGÉROISES DE NADIA ROMAN, DOSSIER FRANCE-ALGERIE | Lien permanent | Commentaires (4) |
|
10 novembre 2009
On lit à ma place ! (Nadia Roman au SILA 09 - 8/9)
Nadia Roman est de retour au Salon du Livre d'Alger… Comme les années passées, elle nous offre ses chroniques, et nous l'en remercions.

Bonjour - Il va me falloir commencer à penser comment rentrer tant de gros livres dans une si petite valise ! Boucle d'or a trouvé une solution, moi aussi, j'ai acheté un sac de voyage ! Dès lors je me sens l'esprit tranquille et ne pense plus au retour... ne pas gâcher le temps, il y a encore une conférence à laquelle je veux assister sur la Palestine, des lectures aussi et si possible parler quelques minutes avec l'attaché culturel, histoire de lui rendre compte de mon séjour, c'est la moindre des choses, on dira bilan et perspectives !
La matinée est consacrée à l'Imagier, travail sur les images qui sont scannées ici et seront photocomposées à Nice, une vrai coproduction. La moitié des originaux est arrivée et quelques pages de gauche, la page qui portera les mots. L'illustratrice vit en Belgique, nous travaillons par mail. Il faut donc tout noter et se mettre d'accord, mais sans trop de problème. La difficulté est la longueur de la réalisation qui nous demande parfois de nous y remettre, en ayant bien sûr déjà un peu la tête ailleurs, côté mots. Mais j'ai mes tableaux en ordre, on y revient, tout va bien. Le bureau de Lazhari est une petite maison à part dans le jardin, au calme, trois murs remplis par sa bibliothèque, qu'il connaît même en y tournant le dos. Les ouvrages arabes et français, son premier livre, livre de poche acheté à Laghouat, des bouquins d'art de politique poésie, romans un peu moins peut-être. Quelques tableaux, originaux de peintres et amis dont Areski Larbi bien sûr. Je n'ai pas vu sa Cuillère, la vraie, celle qui est l'héroïne de la nouvelle titre de son petit « passe poche » (nom de la collection) que j'aime tant ; il faudra que je revienne. Je ne me souviens plus du titre de son premier bouquin de poche, je l'ai pourtant vu, il faudra que je revienne !
Publié dans CHRONIQUES ALGÉROISES DE NADIA ROMAN, DOSSIER FRANCE-ALGERIE | Lien permanent | Commentaires (0) |
|














