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02 juin 2009

René Frégni

[une interview parue dans Citrouillee en 2001]

salon.jpgCitrouille : Écrire pour la jeunesse est-il un travail périlleux ?
René Frégni : Je me suis retrouvé, un jour, accroché à une falaise, j'avais douze ans. Je ne pouvais ni grimper, ni redescendre, la terreur envahissait mon corps, tous mes muscles tremblaient. Dix mètres au-dessus, autant au-dessous... J'étais seul, suspendu au-dessus de ma mort. Là, c'était périlleux ! Ecrire pour la jeunesse est une responsabilité et un immense plaisir. Quand mon stylo me fait peur, je le cache et je descends boire un café.

-Aujourd'hui, après le succès de tes livres pour adultes, as-tu de nouveau envie d'écrire pour la jeunesse ? Des messages à faire passer ?
-Que j'écrive pour des adultes, des ados ou des petits, cela ne change rien. Je m'assois, j'ouvre un cahier et j'attends que mon ventre ou mon cœur se mettent à parler, ça se passe par là. Au bout d'un petit moment, j'entends une petite voix. Si elle n'est pas sincère, je le sens tout de suite, si elle l'est, je commence à écrire. Écrire n'est que cela, écouter cette petite voix qui monte des régions les plus sincères de nous-mêmes. Une forêt si lointaine qu'on ne le soupçonnait même pas. Le seul succès c'est de continuer à entendre cette petite voix qui sort de nulle part. J'aime bien cette phrase de Pessoa : Je ne suis rien. JE ne serai jamais rien. Je ne veux rien vouloir être. À part ça je porte en moi tous les rêves du monde.

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08 mai 2009

Citrouille n°10 à 13 (octobre 1995 - juin 1996)

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30 avril 2009

Couvertures Citrouille n°6, 7, 8 et 9 (mai 1994-juin 1995)

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(En plus grand dans l'album…)

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29 avril 2009

Golem, un livre en débat sur le blog de Citrouille en 2002

GO-GOLEM_COUV01.jpgLa lettre de Christiane et Georges W. - […] Nous nous tournons aujourd’hui vers vous, rédacteur en chef de Citrouille, pour vous exprimer notre incompréhension et notre déception devant l’introduction du Golem des Murail dans le dernier numéro de votre revue. […]

La réponse de la librairie Comptines - […] On peut sans doute leur reprocher les poncifs, les effets "mode", et surtout d'aborder des sujets graves avec une certaine légèreté mais je ne suis absolument pas d'accord pour les accuser d'être manipulateurs, racistes ou nocifs ! […]

La réponse de la librairie L'Oiseau-Lire - […] Moi, ce qui me choque encore plus, c'est une critique qui assassine un roman (ou une série) qui ne mérite aucunement d'être injustement affligé de délits graves qui reposent sur une interprétation totalement eronnée. […]

La réponse de Lorris Murail - Je ne suis pas complètement surpris par cette lettre, sinon par l’étendue du spectre des arguments, dont il semble résulter qu’il nous serait interdit de parler de quoi que ce soit en quelques termes que ce soit. […]

La réponse de Marie-Aude Murail - J’estime naturel qu’on se projette dans mes livres mais il est des limites à la liberté d’interprétation que je reconnais à mon lecteur. En clair, il m’est impossible de me laisser diffamer. […]

La réponse d’Elvire Murail - J’ai déjà été interdite de séjour à Orange avec mon livre La marque du Diable. Il est vrai que j’avais eu l’outrecuidance d’y montrer un imam, un curé et un médecin juif se relayant pour lire des passages de l’Ancien Testament au chevet d’un malade. […]

La réponse de Béatrice, internaute - […] Ca me fait penser à mon année de philo : la mode à l'époque était de prouver à chacun qu'il était raciste malgré lui... Conclusion: bonjour le niveau du débat ! Personne n'en sort grandi...

(Intégalité des contributions en cliquant sur "suite")

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27 avril 2009

Citrouille n°4-5 (numéro double), décembre 1993

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Illustration : Elzbiéta

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26 avril 2009

Citrouille n° 3, mars 1993

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25 avril 2009

Viva Zorro el Zapato !

Avril 2003, vingt-quatre enfants de Mantes La Jolie, emmenés par la Compagnie Tamerentong !, jouent leur comédie musicale Zorro el Zapato, consacrée à la lutte des Indiens du Chiapas, devant… les Indiens du Chiapas. Hermann Bellinghausen relate l'aventure dans un article paru dans le journal mexicain La Jornada le 12 avril 2003, traduction Tessa Brisac, et dont Citrouille n° 40 a reproduit des extraits.

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Oventic, Chiapas, 11 avril. Rarement la magie du théâtre a été plus puissante que faœ à un public à ce point "vierge" de tout artifice. C’est plus de deux mille Indiens tzotziles des Hauts du Chiapas qui ont venus commémorer l'anni- versairc de la mort d’Emilio Zapata et sont devenus eux-mêmes le centre de la célébration, grâce à la pièce Zorro el Zapato (...) Aujourd'hui, le rideau, c'est le brouillard qui l'offre. La magie, ce sera l'oeuvre des 24 enfants de Tamèrantong! (...) qui vont donner leur comédie zapatiste face aux vrais zapatistes, qui, pour leur part, prêtent une attention absolue, presque rituelle, à ce qui parvient aujourd'hui à leurs yeux et à leurs oreilles. (…) Quelque chose est sur le point de se produire. Il faut savoir qu’hier un Norte, avec froid et averses diluviennes, est passé par ici. Ce qui devait être une représentation à l'air libre ne l'est plus exactement : le brouillard limite la visibilité à 40 mètres et recrée les murs et les plafond d'un vrai théâtre, Des centaines d'enfants, assis par terre, s'entassent au pied de la scène. Derrière, debout, les adultes, hommes et femmes, de San Andrés, Chamula, Magdalenas, Chenalho, Pantelho, Zinacantan et San Juan de la Libertad. (…)

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21 avril 2009

Couverture n°2 de Citrouille, novembre 1992, par Jean-Michel Pétrissans

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17 avril 2009

Couverture n°1 de Citrouille, avril 1992, par Mireille Vautier

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24 janvier 2009

Cox, Paul

Pasted Graphic.jpgUn libraire, passionné par la démarche artistique d’un créateur de livres de jeunesse, se retrouve dans son atelier parisien… (un article paru en 2004)

Parlons de votre rencontre avec le livre jeunesse et de la place que vous lui accordez entre art et art appliqué.
Cette rencontre ne répondait ni à une sollicitation ni à une vocation – il s’agissait simplement de gagner ma vie. Après une tentative d’enseignement abandonnée rapidement, l’édition pour enfants m’avait semblé une autre possibilité d’assurer l’ordinaire dans laquelle je me suis lancé assez naïvement, sans aucune connaissance réelle du monde de l’édition jeunesse de l’époque. Je savais remplir des carnets avec des dessins, j’avais dans la tête mes lectures d’enfance (Babar par exemple) et mes premiers livres étaient un mélange de tout cela. Disons que je partage (ais) mon existence d’artiste entre trois voies : un travail en atelier de recherche fondamentale dont je pense qu’il a tout à gagner à se protéger d’être une marchandise ; des arts appliqués, affiches, travaux de presse, pub, décors… où la création est issue d’une commande et qui correspondent à une fonction alimentaire ; les livres, en particulier pour la jeunesse, qui remplissent aussi cette fonction mais sans qu’il y ait commande. Il y a dans ce dernier cas une certaine somme de contraintes, à cause du public auquel on s’adresse, qui font que même si on les transgresse, on n’est pas aussi libre que l’artiste seul dans son atelier devant son œuvre. Prenons les exemples de Cependant et de Ces nains portent quoi ??????? Ce n’étaient pas des commandes mais des sollicitations, contraignantes parce que ces projets étaient destinés à des publics d’âge donné (le premier destiné à être offert à tous les nouveau-nés du Val de Marne en 2003 et le second à l’intention d’écoles maternelles), mais où j’avais carte blanche complète pour proposer aux sollicitateurs un projet – projet que j’ai présenté sous une forme déjà très travaillée : tant qu’elle n’a pas atteint un certain développement dans sa mise en forme, l’idée de départ me semble difficilement appréciable, et donc proposable.

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