Accueil - 09 mai 2008

Editions Chan-ok (Perle du ciel)

Il y a quelques années, alors étudiant, Simon Roguet (librairie M'Lire, à Laval) a rencontré Hélène Chan-ok Charbonnier sur les bancs de l'IUT. A l'occasion de cette interview, il l'a retrouvée éditrice… [Un article paru dans le dossier D'UNE LANGUE À L'AUTRE, Citrouille n°48]

930428489.jpg- Amélie [Amélie Raud, librairie La Courte Échelle, à Rennes, NDLR], toi et moi étions dans la même classe à l'IUT. Amélie et moi sommes devenus libraires, toi éditrice… C'est avec grand plaisir que je te retrouve pour cette interview. Tout d'abord, pourquoi as-tu choisi une partie de ton prénom comme nom de ta maison d'édition ?

- En coréen, Chan-ok signifie Perle du ciel ou Perle de jade. C'est mon prénom de naissance. Mais j’ignore qui me l'a donné et pourquoi… J’ai été adoptée à l’âge d’un an. J’ai grandi avec bonheur en Aveyron. Mais aujourd'hui, à 30 ans, je me questionne toujours à propos de mes origines. C'est inéluctable. Cela vient à soi comme une nécessité. Mieux connaître son pays d’origine contribue à l’épanouissement de son schéma intime et corporel. J'ai très tôt commencé à suivre l'évolution de la Corée, sous tous les angles, économique, politique, social ou culturel. C'est comme cela que j'ai remarqué que, depuis une dizaine d’années, il y avait une dynamique créative chez la jeune génération d’illustrateurs sud-coréens, une dynamique singulière et vraiment enthousiasmante. La précision esthétique et la fraîcheur de leurs œuvres m’ont convaincue qu'elles méritaient une audience francophone. Il m'a semblé important de les faire voyager jusqu’à nous, en les envisageant comme des œuvres valorisant le patrimoine culturel coréen…

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Accueil - 05 mai 2008

En français dans le texte

Philippe Couderc traduit le suédois en français, Alice Marchand  est la principale traductrice de Peter Sís en France. Ils ont bien voulu répondre aux questions de Laurence Tutello, librairie Le Chat Pitre, à Paris. [Un article paru dans le dossier D'UNE LANGUE À L'AUTRE, Citrouille n°48]  - Illustration de Peter Sís extraite de Le Mur.

260952527.jpgTraduire, c'est interpréter le sens d’un texte pour en produire un nouveau, ayant un sens identique et un effet équivalent sur le lecteur, dans une langue et une culture différentes. Etablir cette balance entre le texte de la langue d’origine et celui de la langue "d’arrivée" tout en tenant compte d’un certain nombre de contraintes (contexte, grammaire, faux-amis…), rendre compréhensible, restituer au plus près le texte original tout en se donnant assez de liberté pour mieux le servir : voilà bien toute la difficulté du travail du traducteur. C’est en cela qu'il est un auteur à part entière, et qu'il doit-être reconnu comme tel. Nous avons, au sujet de leur métier, posé les mêmes questions à deux d'entre eux. Philippe Couder est bibliothécaire jeunesse en Suède; il traduit  en français albums et romans. De langue maternelle française, Alice Marchand vit, elle, à Dublin. En jeunesse, elle est la traductrice de la quasi-totalité des ouvrages de Peter Sís parus en France, dont le dernier cet automne, Le mur. Nous vous proposons leurs réponses croisées.

- Comment  avez-vous rencontré l'œuvre que vous avez traduite ?

 Philippe Couder : Dans le cadre de ma profession. Je suis tous les jours en contact avec la littérature pour les jeunes. Une grande partie de mon travail conSíste à gérer le fonds, c’est à dire sélectionner, adapter et mettre en valeur les collections. Je recommande chaque jour aux usagers des ouvrages, tant pour les tout-petits que les adolescents, des histoires comme des documentaires. Je suis particulièrement attaché à la pratique de la ronde des livres, animation très répandue dans les bibliothèques municipales suédoises, et qui conSíste à régulièrement présenter aux classes qui visitent la bibliothèque une sélection de livres supposés les intéresser, entre autres des nouveautés. Cela implique qu’il faut lire un grand nombre de livres, mais aussi essayer de se tenir le mieux possible au courant de la production de plus en plus abondante. Heureusement, la Suède étant un petit pays, les maisons d’édition jeunesse sont en nombre réduit ! En ce qui concerne les commandes de livres en bibliothèque, il existe depuis longtemps un principal fournisseur spécialisé qui envoie tous les quinze jours un catalogue des nouveautés à paraître, accompagnées de critiques. Journaux, revues spécialisées, sites internet permettent également de suivre l’actualité éditoriale. Les grands quotidiens ont aussi une rubrique où sont, chaque semaine, publiées des critiques littéraires d’œuvres pour la jeunesse. La situation est plus défavorable lorsqu’il s’agit des librairies, notamment des librairies spécialisées jeunesse, de moins en moins nombreuses en Suède. A l’heure des livres qu’on achète sur internet (tendance très forte en Suède), il est rare de trouver des rayons attrayants et un service compétent dans les grosses chaînes de librairies et autres grandes surfaces.

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Accueil - 21 avril 2008

Gualtiero Schiaffino : Pour que l'ami soit encore un peu parmi nous

La revue italienne Andersen perd son fondateur, La Bouquinette repart pour trente ans… Un témoignage à la mémoire de Gualtiero Schiaffino, éditeur italien de la revue Andersen, organisateur d'expositions. Par Jean-Luc Burger, librairie La Bouquinette, Strasbourg

schiaffino01.jpgC’était au moment du salon du livre de Frankfort, Gualtiero Schiaffino a fait étape à Strasbourg pour retrouver ses amis et il est naturellement passé à la librairie, curieux, prenant des albums dans les rayons, découvrant un illustrateur qu’il ne connaissait pas, demandant s’il pouvait emporter Citrouille contre un dernier numéro de la revue Andersen qu'il nous avait apporté. Gualtiero avait créé sa maison d’édition en 1982. Il nous offrit le portfolio de caricatures sur le thème du vin qu’il venait de publier et dans lequel il avait signé une planche, Capucetto Rosso racontata da Skiaffino ; toujours le rapport avec la littérature jeunesse, les contes traditionnels  -  et beaucoup d’humour, toujours.
Gualtiero nous a quittés ce Noël et nous garderons de lui l’image d’un passionné de littérature jeunesse, d’un artiste qui a toujours mis en avant les illustrateurs de son pays, le souvenir d’un personnage avec qui il était agréable et enrichissant de passer de longs moments autour d’une bonne table. Lors de ce qui a été notre dernière rencontre nous avions parlé des trente ans de La Bouquinette, de toutes les animations que l’on allait organiser : les dédicaces d’illustrateurs de l’école de Claude Lapointe, qui serait le premier sur le planning; la soirée du six décembre, la Saint Nicolas, qui marquerait l’apogée des festivités. Nous nous sommes raconté nos souvenirs de la librairie, et surtout rêvé de son avenir.

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Accueil - 20 avril 2008

Françoise Henry : La vie intérieure de la petite fille d'ailleurs

[A l'occasion de leur passage dans sa librairie (Apostrophes, à Chaumont), Maïté Hugueny propose aux auteurs de littérature adulte de se souvenir de leurs lectures d'enfance, ou de parler de littérature jeunesse.]

Comédienne et auteur de pièces radiophoniques, Françoise Henri est née en 1959. Elle a publié Eclatements (poésies), Journée d'anniversaire (Calmann-Lévy, 1998), Le Postier (Calmann-Lévy, 1999), Un Amour malheureux (Pauvert, 2000), Mémoires d'un oiseauLa Lampe (Gallimard, 2003), Le rêve de Martin (Grasset, 2007)

1893026969.jpg- Le livre était-il présent dans votre environnement immédiat lorsque vous étiez enfant ? 

FRANÇOISE HENRY :  Très présent ! J'ai eu la chance d'avoir des parents qui lisaient beaucoup, sensibles autant à la poésie qu'au roman, aux livres de voyage... La bibliothèque tenait (et tient toujours !)  tout un pan de mur du salon. Également ma marraine, grande lectrice (et présente dans un de mes prochains livres) me "nourrissait" en me donnant souvent une petite pièce, « pour t'acheter un livre » précisait-elle. Je lisais aussi tous les livres conservés dans son grenier par ma grand-mère, livres d'une autre époque fleurant bon le vieux papier, bibliothèque rose aux lettres dorées et grands livres d'images tels que les Bécassines...  Je lisais énormément, l'été à la campagne j'allais au bout du champ avec un siège pliant, pour ne pas être dérangée car j'étais assez solitaire, et je lisais.

- De quelles lectures vous souvenez-vous plus particulièrement ? 

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Accueil - 11 avril 2008

Vente de droits

Célia Vila est agent free-lance et représente à l'étranger les droits des catalogues des éditions de l'Atelier du Poisson Soluble et de Quiquandquoi. Anne Helman (librairie Chat Perché, au Puy-en-Velay) l'a rencontrée. [Un article paru dans le dossier D'UNE LANGUE À L'AUTRE, Citrouille n°48].

1893026969.jpg- Bonjour Célia. Pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste votre activité ?

- Je suis prestataire de service chargée de mettre en relation les deux parties qui souhaitent "faire affaire". Il faut être au bon endroit au bon moment et proposer le juste prix…  C'est une tractation financière où les acheteurs, éditeurs et groupes éditoriaux paient d'une part un tarif à la page et d'autre part le prix du CD du livre où figure la maquette. On voit appliquer un tarif de 15€ par page, bien qu'il n'y ait aucune règle dans ce domaine. A cela s'ajoutera un pourcentage de 7% environ de droits sur les ventes escomptées par l'éditeur étranger, dont une partie sera reversée par l'éditeur français à l'auteur. Si le livre est réimprimé, le pourcentage des droits reversé augmente lors du second tirage... Ce qui me prend le plus de temps, c'est l'aspect commercial. Il peut se passer un an pour concrétiser le projet de vente…

- La Foire de Bologne, "Bologna Children's Book Fair", se tient chaque année au mois d'avril. Peut-on parler de "plaque tournante" de la vente de droits pour la littérature de jeunesse ?

- C'est bien à Bologne que l'on fait le plus de rencontres… et que l'on obtient le plus d'attention ! La foire de Francfort, qui a lieu en octobre, n'est pas spécialisée jeunesse.  Sans parler du fait que sur place la vie y est bien plus chère ! Bologne est incontournable. Quatre jours et demi à cinq jours non-stop…  Au préalable, chaque agent indépendant, ou chaque vendeur de droits attaché à une grosse structure (et possédant un gros carnet d'adresses !) contactent tous les éditeurs qui lui semblent proches des lignes éditoriales de ses clients. Il faut vraiment rameuter son carnet d'adresses ! Le mien s'est constitué au fur et à mesure de mes expériences. On envoie des fiches en anglais sur les nouveautés, et des dossiers de presse sur les publications.  L'agenda se remplit peu à peu… Sur place, les rendez-vous durent une demi-heure et s'enchaînent tout au long des journées. Je me garde toutefois une demi-journée pour pouvoir fouiller et fouiner sur les autres stands... C'est indispensable. Lors de la rencontre j'offre les catalogues en anglais à l'acheteur potentiel. Puis je lui  présente les nouveautés, comme un représentant le fait en librairie - et comme lui, en amont, j'ai travaillé mon argumentaire ! Après la Foire, quand je lui ai remis mon compte-rendu, mon client envoie alors à l'éditeur étranger les livres qu'il a sélectionnés. Un peu plus tard, je relance mes contacts et m'informe de la suite qu'ils donnent ou pas au dossier. Si un éditeur se décide à acheter les droits, on entre alors dans la phase de négociation. Le contrat prêt, concocté par mes soins, nous procédons enfin à l'envoi du CD contre transfert d'argent. L'éditeur acheteur a alors la plupart du temps un délai d'un an pour publier le livre.

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Accueil - 01 avril 2008

Les Hérens héroïnes d'un livre

753811_normal.jpgLe livre est sobrement titré «Reine». Il vient de sortir de presse et ses planches originales seront présentées au Salon du livre de la jeunesse à Saint-Maurice du 4 au 6 avril prochains en présence de son auteure, la Française Jacqueline Delaunay. Native de Chamonix et vivant actuellement dans une vieille ferme du Jura français, elle dessine la montagne et les animaux depuis toute petite. «J'écris des livres pour enfants depuis l'âge de 12 ans.» Un entretien à lire sur www.lenouvelliste.ch

Accueil - 19 mars 2008

Drôles d'oiseaux (intégralité de l'interview publié en extrait dans Citrouile n°49)

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Photo : Simon Roguet

En 2006, nous avions eu le grand plaisir de découvrir cet étonnant album Drôles d'oiseaux, aux pages pleines de poètes, de poèmes, de mélodies subtiles, de voix claires d’enfants, de dessins colorés. C'est grâce à l’immense talent de Thibault Maillé et de ses petits interprètes que les poèmes s’envolent et deviennent musique. Les textes de Pessoa, Queneau, de Desnos, de leurs consœurs et confrères deviennent chansons, mais sans que jamais la musique ne fasse d’ombre à leurs mots. Il n’y a, dans ces poèmes à chanter, aucun irrespect pour leurs prestigieux créateurs, mais un magnifique hommage : leur poésie ainsi portée semble s’échapper des pages pour rencontrer les auditeurs soudain attentifs. Autre merveilleuse surprise, les 19 poèmes à lire qui complètent subtilement les 17 poèmes à chanter et qui ouvrent le lecteur à des auteurs contemporains souvent absents des publications destinées à la jeunesse.  Ce numéro de Citrouille nous a donné le plaisir de replonger dans ce beau livre, d'en feuilleter à nouveau les pages superbement illustrées par Martin Jarrie et de réécouter la musique de Thibault et ces voix d'enfants qui, se mêlant aux textes donnent à rêver et à penser. A cette occasion, nous avons soumis Alain Boudet et Thibault Maillé aux questions de la néophyte enthousiaste. C'est avec beaucoup de gentillesse et de sérieux qu'ils se sont prêtés tous deux au jeu de l'entretien. 

- La première question qui s'impose est celle de la genèse. D'où vous est venue l'idée d'un tel album ? Aviez-vous travaillé ensemble avant ? C'est la question classique de l'œuf et la poule... 

- Alain Boudet : C'est Michèle Moreau qui a pris contact avec moi. Elle avait entendu parler de mon travail de médiation de la poésie en direction de publics divers, scolaires notamment, par Jean-Pierre Siméon. Par goût (j'écris depuis quarante ans), passion (je n'écris pas tous les jours mais je peux dire qu'il y a peu de jours où je ne lis pas de poésie), fonction (je suis enseignant de lettres de formation, documentaliste depuis 25 ans, coordonnateur académique en poésie, lecture, écriture dans l'académie de Nantes depuis six ans) je m'intéresse à la manière dont les poèmes peuvent rencontrer leurs publics. En 1981, j'ai écrit une œuvre poétique qui a été mise en musique par le compositeur Etienne Daniel. Cette œuvre a fait le tour du monde. C'est là que j'ai commencé à considérer avec intérêt la complémentarité des univers de la poésie et de la musique. J'ai depuis écrit d'autres œuvres du même type. L'idée de travailler avec Thibault Maillé, connaissant sa démarche et le défi que constitue l'accompagnement musical de la poésie, m'a séduit. 

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Accueil - 13 mars 2008

« Laissons pousser les oreilles ! » - entretien avec Bernard Lubat

[ Un entretien mené à la Maison de la Mémoire en Marche par Ariane Tapinos & Corinne Chiaradia (librairie Comptines), dans le cadre du dossier MUSIQUE ET POÉSIE, du n°49 ]

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Photo : uzest.org 

Malpoly-instrumentiste (piano, batterie, accordéon, vibraphone, casseroles…), musicien blanc pas clair, à soixante ans et des poussières, Bernard Lubat est l’un des jazzmen français les plus conséquents et le seul ou peu s’en faut, à scatter en jazzcon (il pratique le néologisme musical et poétique comme d’autres respirent). D’Uzeste (1945) à… Uzeste (aujourd’hui et demain), difficile de résumer en quelques lignes son parcours musical et poïélitique.  À cinq ans, il joue dans l’orchestre de bal de son père, un autodidacte qui veut pour son fils une formation "savante ". Au conservatoire, donc (Bordeaux puis Paris, Premier prix de percussion en 1963). Mais c’est le batteur noir américain Kenny Clarke qui l’initie au jazz au Blue Note à Paris, et lui apprend aussi à ne pas avoir honte de ses racines gasconnes et rurales. Engagé à dix-neuf ans dans l’orchestre de Jef Gilson, il enregistre avec le groupe mythique des Double six, rencontre Portal, Texier, Chautemps, Jenny-Clark, Drouet et le free jazz. Parallèlement, il s’implique dans la création contemporaine, joue Varèse, Bartok, Xenakis, participe à la création de Chemin2  de Luciano Berio à la Scala de Milan et à l’enregistrement de Laborintus. Batteur hors pair (avec Stan Getz et Nougaro), il a aussi été longtemps un "requin de studio" enregistrant tout et n’importe quoi. Activité hautement lucrative mais qui confine à l’overdose standardisée. En 1975, il crée la compagnie Lubat et inaugure toutes provocations dehors le théâtre Mouffetard en un « désordre volontariste indescriptible », cassant les esthétiques musicales, perceuses et marteaux sur scène : de son propre aveu il était « exécrable… mais après quelques années j’ai réalisé que je ne devais pas être poseur de bombes mais plutôt résolument poseur de problèmes ». Il invente en 1978 le festival d’Uzeste musical et balance le free jazz à la campagne… « Synthèse vivante de Lacan et Coluche » (dixit Francis Marmande), musicien à plein et à contretemps, Lubat est tombé tout petit dans le chaudron du rondeau et du jazz et n’a cessé depuis de pratiquer la mixité sur scène (blanc-noir, jeunes-vieux, traditionnel-contemporain, rythmique-atonal et tutti quanti). Il nous semblait un bon interlocuteur pour parler de transmission et de pratique musicale pour ou avec des enfants, lui qui les fait monter sur scène régulièrement et affirme sans rire dans ses spectacles : « Moi aussi, quand je serai grand, je serai un enfant ». Pour commencer, nous lui montrons quelques exemplaires de Citrouille. Il remarque celui sur le sport…

Bernard Lubat : C’est magnifique ça… Petit, j’étais fou de foot, j’ai beaucoup plus travaillé le foot que la musique !

Corinne Chiaradia : Alors mon fils deviendra peut-être musicien ?

BL : Ça a un rapport, c’est le jeu, le jeu avec un objet qu’on envoie et qu’on reçoit et que l’on manipule. Là c’est une balle, la musique c’est du son, on reçoit, on envoie, on manipule …

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Accueil - 11 mars 2008

Mariétou Kissaitou

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Marie-Félicité EBOKEA - Clémentine SOURDAIS -éd. Le Sorbier


L'illustratrice, Clémentine Sourdais, dédicacera l'album au Salon du Livre de Paris, sur le stand T8 (librairie du Club Jeunesse) mercredi 19, de 11h à 12h30. En attendant, quelques photos de l'auteure, Marie-Félicité Ebokea, à Genève, lors de sa participation à la Bataille du Livre  - ici avec Kitty Crowther, Emmanuel Trédez et David Scali ;-)
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Accueil - 08 mars 2008

Hooligans

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Stéphane Daniel est né en 1961 en Bretagne. Son premier texte, Un tag pour Lisa, est publié chez Casterman en 1993. A ce jour, il a signé une trentaine de livres chez Casterman, Magnard, Bayard, Thierry Magnier ou Rageot, où a été publié son dernier roman, Gaspard in Love. Carton noir (Magnard), lui,  décrit l’univers impitoyable des hooligans avec un réalisme étonnant.  [Une interview menée par Madeline Roth (librairie L'Eau Vive) et parue dans le dossier DU SPORT DANS LES LIVRES, Citrouille n°47]

L'histoire commence avec Olivier qui voulait simplement assister à un match de foot… Mais dans la tribune, c’est le corps d’un homme qui tombe à ses pieds. Et dans la main de l’homme, c’est un as de pique qui brûle. Olivier va alors être entraîné des semaines durant dans un univers dont il ne contrôle plus rien, au milieu de supporters pour lesquels le sport ne signifie pas grand chose. Rencontre avec l'auteur de ce policier au rythme essoufflant… 

- Avant tout, considérez-vous que votre roman est un livre "sur le sport" ? 

-Non ! En général, ce que je dis aux personnes qui souhaitent le lire, c’est que c’est un roman qui se situe dans l’environnement du sport. Ce qui m’intéressait c’était la périphérie du foot. Mais je ne parle pas du tout de ce qui se passe sur le terrain. Je parle des tribunes, des supporters, mais pas du jeu.

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