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19 décembre 2009

Chen Jiang Hong, interview sonore

ChenJiangHong.jpg
interview sonore de la DW-world.de : cliquez ici

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18 décembre 2009

Maurice Sendak, interview video

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16 décembre 2009

Interview vidéo Benoît Jacques

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02 décembre 2009

Iwamura mon Amour

Iwamura Kazuo400.jpgLes albums de Kazuo Iwamura n’ont l’air de rien, comme ça. Une famille de petites souris au milieu des bois, une vie sans grandes aventures. La phrase en exergue semble donner le ton: «Grand-père, Grand-Mère, Papa, Maman, et nous, les dix enfants, nous formons une famille de quatorze souris. Moi, Benjamin, je suis le plus petit.» Oui, un côté gentillet, bons sentiments. Mais il y a ensuite cette qualité de dessin, qui n’en met pas plein les yeux et qui s’impose tranquillement, ce trait botanique, entomologique, cette attention au réel… alors on lit Iwamura, on regarde Iwamura, et parfois, on ne s’arrête plus, comme moi!

La famille souris, ce sont trois générations sous un même toit, une petite famille japonaise traditionnelle, qui vit dans un tronc d’arbre. De livre en livre, c’est leur quotidien qui nous est donné à lire et voir. Les albums d’Iwamura se présentent comme des fenêtres ouvertes sur la nature, le temps, le rythme des jours et des saisons, et diffusent leur douceur de vivre, leur sérénité, finalement bien loin de toute mièvrerie. Le texte est réduit au minimum, une ligne en bas de page. Il ne décrit pas l’image, mais oriente le regard, invite le lecteur à observer, à prêter attention aux détails qui se cachent dans chaque illustrations, c’est là, sous les fougères, une petite grenouille, ou là, plus haut, sur le tronc du châtaignier, un scarabée! Le regard du lecteur rejoint l’attention et la curiosité spontanées de l’enfant devant les éléments naturels.

Ce qui se passe entre les membres de la famille déborde du texte: au lecteur de lire Iwamura - Letraindessouris.jpgl’image; en cela, les différents albums d’Iwamura pourraient presque ressembler à des albums sans texte. Presque, car même si l’auteur se place délibérément dans l’économie de mots, il les choisit méticuleusement. La première phrase installe souvent une unité de lieu, de temps, de saison: «Après de longues journées de pluie, le soleil illumine la forêt. Les cigales commencent à chanter: c’est l’été», «Les ombres s’allongent au soleil couchant. “La lessive est sèche”, annonce grand-mère». Ces entrées s’inscrivent dans la tradition littéraire japonaise, rappelant les contraintes du Haïku, celle du kigo, par exemple, la référence aux saisons sous forme d’évocation, de symbole. Les albums de la famille souris arrivent à nous plonger dans la culture japonaise, naturellement, sans chercher à forcer le trait «japonisant»; album après album on s’imbibe de traditions et d’art de vivre nippons et cette aisance dans la découverte d’un ailleurs est un des grands plaisir que procure Iwamura.

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30 novembre 2009

Itw de Pascale Maret (Le Monde derrière la porte)

Capture d’écran 2009-11-16 à 15.46.37.jpg[Jusqu'au 30 novembre, le blog de Citrouille publie des articles en rapport avec son numéro 54  (couverture : Davide Cali), disponible sur le stand de l'ALSJ du salon de Montreuil (C 02, 1er étage)]

Début de l'interview de Pascale Maret (par SABRINA KHENFER, librairie Apostrophe).

Il y a quelques mois Pascale Maret publiait Le Monde attend derrière la porte, un ouvrage destiné aux adolescents, traitant du délicat sujet des sectes. Pour Citrouille elle revient sur ses motivations, son travaille d'enquête, le message qu'elle souhaite faire passer aux jeunes... à travers ce roman inspiré d'une véritable communauté sectaire installée en France.

SABRINA KHENFER: Comment vous est venue l'idée de ce livre?

mondeporte.jpgPASCALE MARET: Je suis originaire du village de Chambon-sur-Lignon, où je passe régulièrement des vacances. Là-bas, il y a cette communauté installée depuis fort longtemps et dérivée du protestantisme, les Frères de Plymouth n°4. On les reconnaît facilement à leur tenue vestimentaire. Je les côtoie donc dans le village depuis toujours. Pourtant on ne sait rien d'eux, ils sont très secrets. J'ai donc eu envie d'en savoir un peu plus. J'ai aussi beaucoup pensé à un couple d'amis avec lequel j'étais très proche quand nous étions étudiants. Ils étaient très bohèmes, très ouverts. Puis ils se sont convertis au judaïsme et ont rejoint les Loubavitchs. Je les ai vu totalement basculer dans quelque chose qui était aux antipodes de ce qu'ils étaient. Depuis ils élèvent leurs enfants, aujourd'hui adolescents, avec un certain degré de fermeture.

Ça ne doit pas être très simple d'enquêter sur une communauté aussi fermée sur elle-même...

En ce qui concerne les Frères de Plymouth n°4, j'ai hésité à aller assister à un culte, mais je suis pratiquement sûre qu'ils n'auraient pas accepté. On naît dans ce groupe, on n'y rentre pas. Alors j'ai fait pas mal de recherches sur internet et notamment sur leur propre site, ce qui est étonnant parce qu'ils sont plutôt fermés à internet. J'ai également consulté des sites anglo-saxons avec des témoignages de personnes qui s'en sont sorties et je me suis basée sur une interview donnée par le président d'une association de victimes à la MIVILUDES*. Et puis bien sûr j'ai beaucoup travaillé avec ce que je pouvais voir d'eux dans le village. [lire la suite dans le n°54 de Citrouille]

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23 novembre 2009

Itw de Jonathan Stroud

 

Capture d’écran 2009-11-16 à 15.46.37.jpg[Jusqu'au 30 novembre, le blog de Citrouille publie des articles en rapport avec son numéro 54  (couverture : Davide Cali), disponible sur le stand de l'ALSJ du salon de Montreuil (C 02, 1er étage)]

Début de l'interview de Jonathan Stroud, dont vous pourrez lire la suite dans le n°54 de Citrouille (par Céline Dezet, le Dragon savant, et Laurence Tutello, Le Chat Pitre)

CÉLINE DEZET, LAURENCE TUTELLO: Il y avait déjà longtemps qu'on n'avait rien eu de nouveau de vous sur nos étagères... Qu'avez-vous donc fait pendant ce temps?!

JONATHAN STROUD: J'ai beaucoup travaillé ces dernières années sur ce nouveau roman, Les Héros de la vallée. Après avoir fini la trilogie de Bartimeus, j'étais très fatigué [en français dans le texte] et je n'ai rien fait pendant un an environ, je n'ai rien écrit. Puis je me suis mis à ce Stroud - copie.jpgnouveau livre. Ça m'a pris longtemps pour comprendre comment il fonctionnerait: je voulais écrire quelque chose quasiment à l'opposé de Bartimeus. Bien que différent, l'environnement de l'histoire reste familier. Des montagnes, des histoires de monstres... On a tous déjà lu ça... Mais je crois qu'au final, les lecteurs seront surpris. C'est en tout cas l'objectif que j'avais en tête. On verra bien! En tout cas je suis heureux que Les Héros de la vallée sorte en France, et d'y venir faire sa promotion après les États-Unis, l'Angleterre et l'Allemagne.

Vous adressez-vous spécifiquement à un jeune public quand vous écrivez? Malgré la présence de notes de bas de page, d'ironie fine et de second degré, j'ai été surprise par la jeunesse de certains  des lecteurs de Bartimeus...

J'écris pour les jeunes... et j'ai envie que les adultes, eux aussi, lisent mes livres. C'est ce qui s'est finalement passé  pour Bartimeus... J'ai rencontré des lecteurs de huit ans -c'est vraiment très jeune!- et d'autres de soixante ans! Mais surtout beaucoup d'adolescents et de jeunes adultes. Les Héros de la vallée est plus simple que le précédent. Pas de notes de bas de page! Mais il est plus calme aussi, moins débridé. Et son thème est plus sombre. Il me semble requérir une certaine maturité... Je crois qu'il s'adresse à mes lecteurs les plus âgés. Mon éditrice en France, Shaïne Cassim, pense au contraire qu'il est pour un public plus jeune! Nous ne sommes pas d'accord sur ce point... Les lecteurs trancheront!

Y aura-t-il une suite à ce nouveau roman?

Non, c'est un «one shot» comme on dit. Je ne veux pas être réduit à un auteur de trilogies ou de gros livres fantastiques. Je veux aussi écrire des romans ordinaires, plus simples -même si, comme celui-ci je pense, ils doivent se révéler moins commerciaux. […]

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20 novembre 2009

Marie-Louise Gay, princesse québécoise

Capture d’écran 2009-11-16 à 15.46.37.jpg[Jusqu'au 30 novembre, le blog de Citrouille publie des articles en rapport avec son numéro 54  (couverture : Davide Cali), disponible sur le stand de l'ALSJ du salon de Montreuil (C 02, 1er étage)]

Deuxième partie de l'interview de Marie-Louise Gay, dont vous pourrez lire le début dans le n°54 de Citrouille (par Alice Liénard, librairie Monet)

[…] La reconnaissance de soi, et de l'autre, passe par la différence, cela permet aussi de faire des liens.
Oui, et de pouvoir reconnaître des émotions comme la tristesse, la gêne, l'ignorance. Sacha parfois pose des questions et les enfants rient. Ils trouvent drôle qu'il pose de telles questions. Mais au même moment, reconnaissent qu'ils auraient parfois eu envie de poser les mêmes questions. Lorsque je leur lis les albums, je pose la question (de Sacha) et j'attends la réponse. Par exemple avec la question «d'où viennent les étoiles de mer?», un va me dire «bah, de la mer!», et là je continue «mais non, dit Stella, elles viennent du ciel, ce sont des étoiles qui sont tombées en amour avec la mer». Les enfants rigolent. Certains disent «impossible!» et encore d'autres restent silencieux, étonnés, rêveurs. Les enfants sont toujours dans le questionnement mais aussi dans l'ouverture vis-à-vis des réponses.

12.jpgVous parliez de la Chine, vous êtes traduite en Chinois. Qu'est-ce que cela vous fait?
Je suis traduite dans plus de vingt langues. Petit à petit, mes livres ont été traduits et au fil des ans j'ai rencontré des enfants qui parlent ces langues différentes. Cela me touche tellement de voir que ces livres parlent à tous ces enfants de langues, de cultures, de traditions différentes. C'est un cadeau incroyable! J'ai lu mes livres en Chine avec une interprète devant une centaine d'enfants de sept/huit ans. L'interprète a suivi mon intonation, mon rythme et lorsque je lisais, les enfants ne la regardaient pas, ils me regardaient car je donnais le ton et je m'adressais à eux. C'était fabuleux, ils riaient, ils étaient étonnés et éberlués. Tout comme les enfants de Rimouski, Thunder Bay ou Vancouver. Il semble qu'il y ait quelque chose d'universel dans mes livres qui les touche. Je reviens toujours au même mot: l'émotion. L'enfant s'identifie avec les préoccupations, les questionnements, les hésitations, les joies et la détresse des protagonistes de l'histoire quelle que soit la langue qu'ils parlent.

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18 novembre 2009

Davide Cali

Capture d’écran 2009-11-16 à 15.46.37.jpg[Jusqu'au 30 novembre, le blog de Citrouille publie des articles en rapport avec son numéro 54  (couverture : Davide Cali), disponible sur le stand de l'ALSJ du salon de Montreuil (C 02, 1er étage)]

Présentation de Davide Cali, en introduction de son interview que vous pourrez lire dans le n°54 de Citrouille (par Silvia Galli, librairie Chat Perché)

Davide Cali est un jeune artiste italien dont la créativité s’exprime dans des domaines variés. Auteur de Bandes dessinées, il publie ses illustrations dans des revues et des journaux en Italie, notamment dans Linus. Il écrit des pièces de théâtre et des scenarii, des contes très brefs, il organise des expos virtuelles, des séances de lecture à partir du matériel accumulé pour la création de ses albums. Il est aussi passionné de musique rock, comme en témoigne la petite collection de guitares posées sur le sol de sa pièce atelier - il cherche à former un groupe. Son travail en littérature jeunesse est connu en France par ses albums parus chez Sarbacane, où il publie en tant qu’auteur depuis 2004. En 2005 il a reçu le prix Baobab pour Moi, j’attends, illustré par Serge Bloch. Ses histoires s’adressent aux enfants de manière tendre et drôle, faisant appel à leur imaginaire ancré dans la vie pringtemps_2009.jpgquotidienne: un univers où prennent vie, tour à tour, mamans robots, amis éléphants, chiens rêveurs et aubergines transformistes. Il sait aussi parler de sujets graves, comme la guerre (L'Ennemi). Il sait émouvoir, avec poésie et humour les lecteurs de tout âge en parlant de la vie qui passe (Moi, j’attends) et des pépites de joie qu’elle réserve (J’aime t'embrasser). Pour Bayard, il publie des bandes dessinés dans «Mes premiers j’aime lire». Sous le pseudonyme de Taro Miyazawa, il vient de faire paraître en septembre 2009 aux éditions Illustrissimo Le premier jour de classe, illustré par Nodar (Arnaud Boutin). Enfin, depuis 2009 il écrit sous le nom de Daikon, dans L’Echo des savanes, les textes des vignettes Adam (et Eve), dessinés par Bob (Yannick Robert).

Sollicité par courrier, il a répondu à quelques questions sur son travail et confié à Citrouille des extraits des journaux de voyage qu’il rédige lors de ses séjours en France. Ces échanges par écrit ont vite suscité l’envie de découvrir cet artiste dans son milieu, chez lui, en Italie. Ce qui advint en août dernier: une rencontre très riche, dans la pièce atelier de son nouvel appartement, dans les environs de Gênes. Malgré la chaleur estivale, la discussion se poursuit longtemps, à bâton rompu, en feuilletant les originaux de ses albums et des petits livres inédits dont il se sert pour ses animations avec les enfants. Des photos défilent sur l’écran de l’ordinateur, tandis qu’on évoque les relations avec d’autres auteurs et illustrateurs, plus faciles et spontanées en France qu’en Italie, où la crainte de se faire voler des idées ou de dévoiler les termes des contrats avec les éditeurs poussent à un certains formalisme. L’admiration pour la France transparaît également à travers l’appréciation de l’ensemble du paysage éditorial italien, que Cali juge vieillot, conformiste, peu enclin à prendre des risques. Elle s’affiche, enfin, dans l’admiration pour des auteurs français qu'il considère importants dans sa formation: Strondheim et Sfar, pour la bande dessinée, Ungerer pour les albums jeunesse.

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21 octobre 2009

Frédéric Clément, collectionneur d'images

interview3.jpg

A l'occasion de la sortie de son dernier ouvrage «Bashô le fou de poésie» aux éditions Albin Michel, Frédéric Clément a été convié par les libraires de l'Oiseau Lire pour une séance de dédicaces.
Matsuo Bashô n'aime ni les batailles, ni les sabres, ni l'uniforme, ni le sang. Il aime la paix, le silence, la lune, les pinceaux bien lissés... Matsuo Bashô ne sera pas samouraï. Il sera poète. C'est sur les pas de son disciple que le lecteur va découvrir la vie du grand auteur de courts poèmes, les haïkus. Ses voyages, ses rencontres et l'ouverture d'une école de poésie pour tous dans un Japon du XVIIème siècle.
Un texte sur la vie du poète japonais Matsuo Bashô, raconté par Françoise Kérisel et mis en valeur par l'art de Frédéric Clément. Les papiers, les supports, les matériaux, les couleurs, l'omniprésence des végétaux, la finesse, l'élégance... rien n'est choisi au hasard pour transporter le lecteur au fil des quatre saisons de la vie du poète dans une ambiance japonisante. [lire la suite sur le blog de la librairie L'Oiseau-Lire]

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14 octobre 2009

Jaime Alfonso Sandoval, Pierre Clavilier, Frédéric Lepage, ITW


Interviews au Salon du Livre de Paris - Auteurs jeunesse 1
envoyé par LesHistoiresSansFin. - Regardez les dernières vidéos d'actu.

Premier petit reportage au Salon du Livre de Paris pour le site Les Histoires Sans Fin.
Trois auteurs jeunesse :
- Jaime Alfonso Sandoval, auteur mexicain, "Oasis dans le Pacifique" - Thierry Magnier
- Pierre Clavilier, auteur, "Frida Kahlo : les ailes froissées"- Éditions du Jasmin
- Frédéric Lepage, auteur, "La Malédiction de Mara" - Éditions MsK, itw

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