Accueil - 27 juillet 2007

Littératures d’émergence et mondialisation

[Chaque jour de juillet, le blog de Citrouille remonte une archive du fin fond de ses entrailles. Ci-dessous, des extraits initialement mis en ligne en avril 2004]

0d365af362cb3d391e68bf8bcf2ced73.jpgLittératures d’émergence et mondialisation sous la direction de Sonia Faessel et Michel Pérez, ouvrage bilingue anglais-français, Édition IN PRESS - La notion de littérature d’émergence s’est constituée il y a une trentaine d’années à propos des littératures du Tiers-Monde. Ces littératures se sont imposées dans une distanciation par rapport aux littératures européennes : celles des anciennes puissances colonisatrices, perspective aujourd’hui datée. Cet ouvrage, actes du colloque Convention littératures du Pacifique Sud (Nouméa, 19-24 octobre 03) présente une série d’analyses de la littérature émergente de la zone Pacifique Sud (Fidji, Nouvelle-Zélande, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Australie, Tahiti et Nouvelle-Calédonie). Il étudie le rapport de cette littérature [y compris sa composante «jeunesse» avec une contribution de Jean Perrot - ndlr] avec ses antécédents littéraires ou avec d’autres littératures, la manière dont une culture évalue ses propres pratiques littéraires, entretient et transforme les mémoires culturelles dans le cadre nouveau de la mondialisation. Les questions soulevées sont nombreuses: quel est le contenu de la littérature d’émergence ? Quels sont ses apports ? Quel est son rapport avec l’identité culturelle ? Son rayonnement peut-il dépasser le plan local ? Ce livre aborde ces problèmes à travers diverses approches théoriques ainsi que du point de vue comparatiste et réunit des chercheurs venus de plusieurs continents. Ci-dessous, un extraits de deux des contributions proposées par cet ouvrage.

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Accueil - 22 novembre 2005

» Terres et racines (article paru dans le n°41 de Citrouille, juin 2005)

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medium_taeib.jpgAprès la répression de l’insurrection algérienne de 1871, de nombreux Kabyles furent déportés en Nouvelle-Calédonie, où ils rejoignirent les Communards auxquels on avait réservé le même sort. Leur douloureux destin de bagnards ne les empêcha cependant pas, pour la plupart des uns comme des autres, de participer aux côtés de leurs geoliers à la répression d’une autre insurrection, celle des Kanak en 1878… C’est pourquoi est d’autant plus forte la portée du texte de Taiëb Aïfa, l’ancien maire de Bourail, ville où l’on retrouve beaucoup de descendants de ces résistants exilés. Ce texte est lisible dans son intégralité dans Kabyles du Pacifique, qui raconte l’histoire de ces algériens déportés (de Mehdi Lallaoui, éd. Au Nom de la Mémoire, www.aunomdelamémoire.fr). En voici un extrait :

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Accueil - 30 août 2005

» Prix Livre mon ami 2005

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medium_lma.jpgLa lauréate 2005 du prix de littérature jeunesse "Livre, mon ami" est : Marie Ange Guillaume pour son ouvrage "Sacré Raoul". Voici le classement général:
1- Sacré Raoul - MA Guillaume
2- Demain, la révolution - V Zenatti
3- Le garçon qui voulait courir vite - P Bottero
4- Coup de foudre - L Gillot
5- Opération Mamouth - M Lamigeon
6- La ballade de Cornebique - JC Moulevat
7- Urgence- C Grenier
8 - Les Chasse-Marée - A Grousset
9 - Le roi fait sa valise- C Oster
10- l'Esprit des glaces - JF Chabas

(LIVRE MON AMI)

Accueil - 08 juillet 2005

» Nouvelle-Calédonie

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medium_lma.jpgNouvelle-Calédonie, 2003. Dans une interview qu’il nous accordait, Denis Pourawa nous expliquait : «Pour beaucoup de Kanak aujourd’hui encore, le livre, c’est la Bible. C’était le seul livre auquel avaient accès les enfants dans les tribus. Dans mon cas, enfant, je voyais la Bible partout, et il n’y avait pas d’autre bouquin ! […] À un moment donné, tout ça a provoqué chez moi un rejet du livre. Le livre était quelque chose venu pour nous perdre !». Denis Pourawa nous expliquait cela au moment même où paraissait son premier album pour enfants, Téa Kanaké, l’homme aux cinq vies. C’est qu’entre la naissance de Denis Pourawa et celle de son livre se sont écoulés du temps, des actions, des événements, des prises de conscience, d’autres actions, du travail de terrain. Celui d’institutions, de bibliothèques, d’associations, de militants, de politiques, de créateurs, de médiateurs… Dans les tribus kanak, des bébés découvrent ainsi aujourd’hui des livres patiemment traduits pour eux; dans les écoles, du sud au nord du Territoire, et depuis plusieurs années, de nombreux enfants rencontrent les livres et leurs auteurs; plus récemment, des adultes ont pu se sensibiliser et se former à l’écriture et à l’illustration; et des livres jeunesse paraissent maintenant, qui véhiculent une culture kanak qui ne se transmettait autrefois qu’oralement. À travers des témoignages des acteurs de cette évolution, à travers des regards portés par ceux qu’on a invités à la rencontrer ou y participer d’une manière ou d’une autre, nous vous proposons de vous ouvrir à une littérature jeunesse émergente. Elle balbutie. Elle oblige à ce que chacun s’interroge – notamment pour qu’elle ne devienne pas perverse évangélisation culturelle… Mais elle est surtout porteuse d’espoir. Pour les enfants de là-bas, mais pas seulement : en rejoignant les littératures existantes, sur place mais aussi ici et ailleurs, elle nous interroge sur nos propres mots, sur propres pensées, nos propres cultures, nos propres aliénations et libertés. Elle est donc aussi porteuse d’espoir pour nous tous. - TL - (Illustration : visuel Livre Mon Ami 2005, Yvette Bouquet)

Voici les liens des articles se rapportant au dossier Nouvelle-Calédonie qui se trouvait sur l'ancien site :

(30/06/05) - L'avenir est ouvert, par Jean Perrot
(02/07/05) - L'album est une passerelle, interview de Liliane Tauru
(05/07/05) - Le poids des mots, par Patrice Favaro
(06/07/05) - Bébékili, par Juliette Maes
(12/07/05) - Flammes d'écriture : Réséda Ponga et Jocelyne Maléta Houmbouy
(16/07/05) - Littératures d'émergence et mondialisation : extraits
(20/07/05) - Livre Mon Ami : Isabelle Revol et Claire Mazard
(25/07/05) - La marque de l'histoire, par Didier Daeninckx (lien) - Une grande partie de cet article a été reprise dans le n°41 de Citrouille, sous le titre La République avait perdu la tête. Merci à Didier Daeninckx pour son autorisation.