Accueil - 18 novembre 2007

- Vous connaissez Lazhari depuis longtemps ? - Oui, depuis deux heures.

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Quelques extraits de courriels reçus par Nadia Roman après ses chroniques algéroises publiées sur le blog de Citrouille…  dont un message de sa fille, Clémence.  

 >De: Rabéa djellouli
 >A: Nadia Roman
 >Sujet: comment ça va ?
 >Date: Mon, 12 Nov 2007 16:55:04 +0100

Chère Nadia
Si je ne réponds qu’aujourd’hui c’est que nos week end respectifs se sont croisés.
Bref, je suis heureuse que tu aies gardé une belle image d’Alger (j’ai parcouru tes mails sur le blog citrouille) et sache qu’Alger (moi ! et pas seulement moi) a aussi gardé une belle image de toi. C’est bizarre mais j’ai l’impression que je te connais depuis longtemps (il est vrai que la forte la ressemblance avec une de mes belles sœurs n’y est pas étrangère).
J’ai reçu le courrier de Marguerite et lui ai répondu aujourd’hui ; par contre j’ai un petit souci avec l’éditeur Rouge safran. Son téléphone est (souvent) sur messagerie et j’ai besoin de conclure rapidement. Je ne sais pas si tu es en contact avec lui (peut être pourras tu lui remettre mes coordonnées email ou me transmettre les siennes très très rapidement). Merci d’avance de ce que tu pourras faire.
On reste en contact pour le projet de « l’imagier ». Tu m’en diras davantage sur le projet.
J’ai été ravie de te connaître
Je t’embrasse
Rabéa

(Commentaire de Nadia Roman :
Rabéa est la directrice de collection jeunesse de Sédia Editions.
Il m'arrive aussi d'avoir l'impression de connaitre les gens depuis longtemps, alors que ça fait 2 heures ! Ce fut le cas avec Lazhari. ses amis pensaient qu'il m'avait connue en France lors de son année de journaliste mise entre parenthèses en France dans les années 90.. Mais non, on s'est connu suite à un rendez-vous professionnel au Sila en 2005 !
"Vous  connaissez Lazhari depuis longtemps ? ; "oui depuis deux heures"… C'est vrai que j'ai dit ça ! )

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Accueil - 14 novembre 2007

La langue de Leïla Sebbar

[Une interview menée par Nelly Bourgeois et publiée en mars 2003 dans Citrouille]

e7a32ece2ec867ae763d2e951aab8bcb.jpegQue Leïla Sebbar interroge l’Histoire ou son histoire, elle revient toujours à ces rencontre entremêlées : celle de son père et de sa mère, celle de l’Algérie et de la France.

Leïla Sebbar est née en Algérie pendant la colonisation, de père algérien et de mère française, tous deux instituteurs. Adolescente, et citoyenne française par sa mère, elle quitte l’Algérie indépendante pour la France. Aujourd’hui, quand on lui demande comment elle se situe en tant qu’écrivain, Leïla Sebbar a bien du mal à répondre. Elle n’est ni écrivain algérienne, ni écrivain maghrébine de langue française, puisque le français est sa langue maternelle, ni écrivain «beur», puisqu’elle n’a pas vécu l’immigration. Alors elle répond écrivain français. Mais la réalité est plus complexe. Et ses textes ne cessent d’ausculter les liens entre Algérie et France, les relations passionnantes et difficile entre ces deux cultures, entre ces deux langues, entre les enfants d’immigrés et les autres. Et puis il y a la guerre, celle d’avant la Libération qu’elle a connue et celle de maintenant qu’elle veut comprendre. Et puis il y a l’exil, tous les exils… Que Leïla Sebbar interroge l’Histoire ou son histoire, elle revient toujours à cette rencontre, celle de son père et de sa mère, celle de l’Algérie et de la France.
Leïla Sebbar n’est pas une romancière pour la jeunesse, dans le sens où nous l’entendons généralement. Mais la lecture de ses récits, romans et nouvelles, peut trouver des résonances dans un large public. Car à travers ce travail de mémoire et de réflexion, elle parle souvent de l’enfance, de ce moment fondateur qui construit ou détruit l’adulte à venir. Son écriture s’adresse ainsi à tout lecteur, dès l’adolescence, qui saura être sensible à ces histoire à la fois singulières et universelles.

-Je viens de relire La jeune fille au balcon et La Seine était rouge, et de découvrir votre dernier roman Je ne parle pas la langue de mon père. Trois récits où j’ai cru percevoir une autre voix sous la narration, derrière les dialogues ; trois récits que lie la parole – ou le manque de parole…


-Déjà dans mes textes plus anciens, et dès le titre, il est question de la parole – souvent de manière négative. Si je ne parle pas la langue de mon père, dans un recueil collectif qui avait pour titre Voix de filles, voix de pères… Et puis Si je parle la langue de ma mère publié dix ans avant. Et un roman, Parle, mon fils, parle à ta mère… Jusqu’à ce dernier livre, Je ne parle pas la langue de mon père. En réalité, le sujet de chacun de ces textes, c’est le silence. Le silence de la langue du père, l’arabe, le silence du fils qui ne parle pas à sa mère… Un silence lié à l’exil, à une amnésie, à la fois historique, politique et linguistique. Ce que vous vous entendez quand vous me lisez, cette parole qui m’échappe derrière la narration, je crois que ça tient à ça. Sans que je le veuille, et sans que je le sache, une autre parole est là, sans pour autant parasiter le récit. Mon écriture est un travail de mémoire à partir de ces silences et de ces amnésies. C’est l’histoire d’une vie…

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Accueil - 07 novembre 2007

Chroniques algéroises (4) - Nadia Roman

Du 12e Salon International d'Alger où elle se trouvait, l'auteure jeunesse Nadia Roman a pris le temps de nous envoyer quelques courriels. Nous l'en remercions.
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Le salon va se terminer pour moi demain. Il finira à la fin de la semaine. Long salon !
Aujourd’hui un temps printanier nous a permis de nous échapper quelques heures pour aller à Tipaza, via le Tombeau de la Chrétienne. Quel choc !
Je rêve de ce lieu depuis que j’ai 15 ans avec mes premières lectures de Camus, Noces
Je n’ignorais pas que c’était un peu comme chez moi, les alentours de Cannes à l’époque, comme « chez moi en plus ». Et voila qu’un de mes rêves se réalise, et que je n’ai pas encore bien mesuré la lumière, les parfums (il a plu pendant trois jours très fort là bas et l’eau est redevenue claire aujourd’hui, nous a dit un garde qui a dû nous trouver sympas, car il nous a suivis et a beaucoup parlé avec nous, histoire, botanique…), les pierres, le calme.

“Nous”, aujourd’hui, c’était Djilali Beskri, vidéaste qui travaille en ce moment à la reconstitution, en partie réelle en partie virtuelle, de la Nymphée de Tipaza, Lazhari Labter dont je vous ai déjà parlé, Rina Sherman dont je vais vous parler, et moi (dont il n’y a pas grand-chose à dire, sauf que j’ai vécu une semaine intense et que je reviendrai pour de nouvelles aventures littéraires et humaines).

Quand Djilali a demandé ce que je faisais, Lazhari lui a dit que j’écrivais des livres pour enfants ; il y a eu, comme d’hab, un blanc, pas désagréable non, mais un moment où la personne se demande ce que c’est que ce truc ! Ensuite les questions pleuvent…

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Accueil - 05 novembre 2007

Chroniques algéroises (3) - Nadia Roman

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Aujourd’hui dimanche c’est mardi !
Le soleil se décidera-t-il à revenir ?
Idir chante dans mon ordi « pourquoi cette pluie… »
Il y a un monde fou.

Nos bouquins, malgré les réductions consenties par les éditeurs restent chers, surtout la jeunesse qui n’est pas encore vraiment considérée « d’utilité publique » ! La demande reste assez pédagogique - demande des parents qui cherchent ce qui sera utile pour l’enfant et la sempiternelle, non l’universelle question « c’est pour quel âge ? ». Et là j’ai toujours du mal à répondre…

On rencontre aussi des gens formidables, curieux, très informés, dans une demande pointue, avec un regard toujours aussi enthousiaste sur la culture française ; il m’arrive de penser « les pauvres, s’ils savaient », mais je n’en dis rien !

Depuis cette année, les stands sont donc mélangés, éditeurs arabophones et internationaux dans deux pavillons. Ici une certaine catégorie de livres est emballée dans des cartons de cigarettes. Des montagnes de bouquins à but prosélyte sont écoulées en face de nous ; des amis algériens s’inquiètent, d’autres trouvent qu’il vaut mieux des livres que des actes.

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Accueil - 03 novembre 2007

Chroniques algéroises (2) - Nadia Roman

5d457f9deec74b89aa554cb6298da208.jpgIl ne plut plus et on peut manger des sardines grillées parfumées au cumin juste à côté du pavillon d'exposition.
Yasmina Khadra fait toujours le plein, chaleureusement comme il est ! Anouar Benmalek m'enchante par sa finesse, son humour, son analyse pointue et si réelle sur son pays, le nôtre... Je reviens avec ses livres, en particulier sa poésie.
En jeunesse, je fais toujours ma représentante, je lis des histoires aux enfants et tchatche avec les parents, grands-parents encore plus souvent intéressés par notre orientation littéraire vers les enfants.
"Raconter des histoires" c'est vraiment pas plus compliqué que ça... !
Et puis il y a les maisons qui se lancent en jeunesse, Sédia, qui est en lien avec Hachette, et qui fait de parascolaire, édite (avec courage) ici des romans d'Algériens édités en France et démarre en jeunesse; des femmes actives, vives et motivées avec lesquelles j'apprends aussi le dessous des livres, les droits et %, les traductions ; on avait dit "congé formation" pour cette année que je me suis octroyée : voila le mot juste !
Thierry, de chez Agone, est parmi nous depuis deux jours, c'est un vrai plaisir de passer du temps avec lui. Culture et rire.
Que dire d'autre, je me régale, le vin est bon, des Rencontres comme j'aime, et j'espère un peu de moi parfois qui passe vers le public,  les interlocuteurs pro et les amis.
À dès que je peux pour le blog de Citrouille !
Des bises
Nadia

Photo : site de Yasmina Khadra 

Accueil - 01 novembre 2007

Chroniques algéroises (1) - Nadia Roman

Du 31 octobre au 9 novembre se tient le 12e Salon International d'Alger. L'auteure jeunesse Nadia Roman s'y trouve, et a bien voulu prendre le temps de nous envoyer quelques messages… Nous l'en remercions.

d210d2feff9a0308774c71d3e7071222.jpgOui, j'y suis!
Il pleut, alors au début j'ai eu des doutes !
Mais l'accueil, les amis retrouvés, le poisson grillé et les embouteillages... Y a pas de doute, je suis à Alger et je suis super contente !
Hier, fin de l'installation au SILA; les exposants sont mélangés cette année : franco et arabophones dans deux pavillons mais ensemble.
Notre stand Editeurs Sans Frontières a hissé les couleurs de la Provence, rouge et jaune, avec des livres aussi ! Littérature, beaux livres et jeunesse.
Les jeunes Algériens qui travaillent sur le stand, deux garçons deux filles, nous mettent l'ambiance et pour l'instant nous avons fait surtout beaucoup de musculation (les livres c'est lourd !) et un peu de déco.
Le président est venu inaugurer le salon hier, tout bouclé, pluie battante ; il est lecteur.
Hier soir j'ai mangé avec des amis, entre Anouar Benmalek et Monsieur (!) Yasmina Khadra. Et oui, c'était pas de la jeunesse…  Et quand on me présente, l'insolite, l'exotique, c'est moi !  «Des livres pour les enfants ?! Ce doit être difficile  à écrire!».
Je dis «oui» parce que je le pense ; je pense aussi que leur travail, je l'admire, alors je leur adresse un peu d'humour en manière de reconnaissance.
Des photos viendront plus tard ; je me suis connectée chez un ami éditeur, directeur littéraire chez Alpha éditions, Lazahri Labter, éditeur lui même depuis peu, qui va bientôt sortir "mon" Réveil en arabe.
L'accueil est toujours aussi émouvant, tu as le sentiment que tu reviens sur des lieux connus, d'enfance, enfin c'est assez fort tout ça.
Donc pas facile de brancher mon ordi à la volée, pas de wifi qui traine!
Aujourd'hui ouverture au public et visite des stands des éditeurs jeunesse.
Il pleut toujours. Dès qu'il fait beau, on va manger les sardines grillées sous les pins de la Safex, pôle économique où se trouve le palais des expo. C'est un lieu où tout le monde se parle.
Convivialité et travail, j'adore !…

Nadia

Accueil - 29 octobre 2007

Salon International du Livre d'Alger

21cdb998280d62bf5ff3c4a63d1d3db6.jpg«La douzième édition du Salon international du livre d’Alger (SILA) s’ouvre cette année sous les meilleurs auspices. Jugeons-en ! D’abord, la production éditoriale a connu au cours de cette année 2007 un tirage  record, et ce, à la faveur notamment de  l’opération «1001 livres» initiée dans le cadre de la manifestation «Alger, capitale de la culture arabe». Quelque huit cents livres ont été édités à ce jour, représentant plus d’un million et demi d’exemplaires.(…)» Lire l'article du quotidien algérien La Nouvelle République. Et si tout se passe comme prévu, RDV d'ici peu sur ce blog, pour lire les courriels envoyés par notre correspondante spéciale, l'écrivain jeunesse Nadia Roman…

Accueil - 14 juillet 2007

Ferrandez, peintre romancier

[Chaque jour de juillet, le blog de Citrouille remonte une archive du fin fond de ses entrailles. Ci-dessous, un article initialement mis en ligne en mars 2003] 

51606eeb2d5c4e890da6047e5d2724f8.jpgEn 1987, Casterman publiait le premier tome des Carnets d’Orient de Jacques Ferrandez. Personne ne se doutait alors, pas même l'auteur, qu’une aventure littéraire et humaine de plus de quinze ans était sur le point de naître… Sept ans après Le cimetière des princesses, voici le tome 6. Par Patrick Geffard, pour la librairie Comptines

Cette série en bandes dessinées comporte actuellement six volumes que l’on peut partager en deux parties. La première commence avec l’album Djemilah et se poursuit jusqu’à celui qui a pour titre Le centenaire. On y lit une histoire de l’Algérie coloniale, depuis les derniers temps de la conquête, en 1836, jusqu’à la célébration du centenaire de l’Algérie française en 1930. La seconde débute en mai 1954 et ne comporte pour l’instant que deux tomes, Le cimetière des princesses et La guerre fantôme mais elle devrait se poursuivre jusqu’à la proclamation de l’indépendance en 1962. Si, dès l’ouverture des albums, croquis et aquarelles montrent un artiste au plein sens du terme, à leur lecture Jacques Ferrandez apparaît rapidement aussi comme un conteur exceptionnel. Un conteur au sens étymologique du terme. «Conter», qui a pris le sens de «raconter» à partir de celui «d’énumérer», vient d’un verbe latin signifiant au départ «émonder les arbres» et «apurer un compte» puis «juger» et «penser»… C’est donc bien le vocable qui convient pour évoquer les Carnets d’Orient – en précisant qu’il n’y est surtout pas question de «régler des comptes» et que le travail de pensée l’emporte toujours sur le désir de jugement.

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Accueil - 10 juillet 2007

Farid Boudjellal : «Je ne suis pas là pour faire plaisir au lecteur.»

[Chaque jour de juillet, le blog de Citrouille remonte une archive du fin fond de ses entrailles…]

82bc6e967588db9d88c4af443b554ef1.jpgRencontre avec un auteur de BD qui ne supporte pas qu'on lui demande pourquoi il y a tant d'Arabes dans ses livres…  Propos recueillis par Emmanuelle Fumet pour Citrouille n°25, en 2000

Citrouille : Farid Boudjellal, nous éviterons la question "d'où venez-vous" pour vous demander : qui êtes-vous ?
FB : Je suis né à Toulon en 1953. J'y ai passé mon enfance, au moment de la guerre d'Algérie… J'en garde des souvenirs qu'on peut lire dans Petit Polio. Mon père, lui, est né en Turquie, de père algérien et de mère arménienne ; j'ai mieux connu ma grand-mère arménienne qui vivait avec nous à Toulon que ma famille algérienne que je voyais épisodiquement. Ma grand-mère était chrétienne. J'ai donc vécu comme cela, entre l'islam et le catholicisme. J'ai aussi un oncle irakien. Ma grand-mère maternelle est kabyle. Mais mon nom est un nom arabe. Les Boudjellal sont plutôt des Berbères, des Chaouis. Et tout ça donne un bon petit Français !

C : Dans vos albums, on retrouve aussi le quartier de Belleville, celui que vous habitez…
FB : Je suis venu à Paris, à Belleville où j’avais des copains, pour faire de la bande dessinée… et j’aime dessiner ce que je vois de ma fenêtre, ce que je vois dans la rue, ce que je connais, mon environnement immédiat.

C : Vos racines familiales, vous les revendiquez toutes ?
FB : Oui, j'en ai besoin, et je veux les nourrir toutes pour qu'il n'y en ait pas une qui meure.

C : C'est le sens de votre album Jambon-Beur...
FB : Les racines c'est très important. C'est comme si on avait plusieurs coffres au trésor. On va de l'un à l'autre, c'est très agréable !

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Accueil - 22 novembre 2005

» Terres et racines (article paru dans le n°41 de Citrouille, juin 2005)

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medium_taeib.jpgAprès la répression de l’insurrection algérienne de 1871, de nombreux Kabyles furent déportés en Nouvelle-Calédonie, où ils rejoignirent les Communards auxquels on avait réservé le même sort. Leur douloureux destin de bagnards ne les empêcha cependant pas, pour la plupart des uns comme des autres, de participer aux côtés de leurs geoliers à la répression d’une autre insurrection, celle des Kanak en 1878… C’est pourquoi est d’autant plus forte la portée du texte de Taiëb Aïfa, l’ancien maire de Bourail, ville où l’on retrouve beaucoup de descendants de ces résistants exilés. Ce texte est lisible dans son intégralité dans Kabyles du Pacifique, qui raconte l’histoire de ces algériens déportés (de Mehdi Lallaoui, éd. Au Nom de la Mémoire, www.aunomdelamémoire.fr). En voici un extrait :

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