(LES DIX DERNIERS ARTICLES DANS CETTE RUBRIQUE)

06 novembre 2009

Les Librairies Sorcières ont lu…

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04 novembre 2009

Les Librairies Sorcières ont aimé…

Cliquez sur les couvertures pour lire les critiques.

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1964635394.jpgLa_princesse_et_l_assassin_roman_jeunesse_.bmp

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23 octobre 2009

Plus vivant que toutes les pornstars réunies

livre_pavel_episode_12.jpg[…] Je profite de l'occasion de cette vague d'éblouissement pour revenir sur la série Pavel, également publiée à La courte échelle. Encore une fois, toute l'équipe est ravie, car le premier tome de la série, Plus vivant que toutes les pornstars réunies, fait partie des finalistes du prix du Gouverneur Général du Canada 2009. Sur un ton plus officiel, je félicite Matthieu Simard et La courte échelle pour cette prestigieuse nomination de la part de toute l'équipe de la librairie. À mon avis, Pavel de Matthieu Simard a sans conteste marqué le paysage de la littérature québécoise pour adolescents. L'écriture de l'auteur se caractérise par une forte littérarité et un ton tout à fait juste pour le public adolescent. Disons que Simard ose avec talent ! Or, certains adultes demeurent sceptiques à la lecture des titres percutants des épisodes de Pavel. Le titre Plus vivant que toutes les pornstars réunies m'a valu quelques regards étonnés. « Est-ce que ça parle de pornographie? » disent certains envahis par une peur frileuse. Heureusement, la plupart se laisse convaincre grâce à des arguments bien sentis. Je leur dis qu'il faut voir plus loin, car avec Simard rien n'est laissé au hasard. Le titre est réinvesti dans l'œuvre d'une manière plus que signifiante et recherchée. Si vous avez une réserve sur cette série ou si vous en êtes un adepte, allez-vite lire le billet de Martin Desgagnés sur le blog de La courte échelle (ma collègue Alice m’a fait remarquer qu’il porte le même prénom que le narrateur de Pavel !). Cet autre Martin, donc, est un enseignant qui témoigne de l’effet Pavel dans sa classe de 6e année. C’est carrément jubilatoire! Il a su profiter de la passion dévorante de ses élèves pour cette série afin de créer un incroyable projet pédagogique. Nous lui disons « Bravo Monsieur pour votre audace! » […] Intégralité de l'article sur le blog de la librairie Monet

13 octobre 2009

Contes de la banlieue lointaine

Contes de la banlieue lointainte - Shaun Tan

  • Shaun Tan
  • Traduction Anne Krief
  • Gallimard jeunesse - 18 €

Il existe une banlieue lointaine où les greniers cachent de merveilleux jardins, où l’on va trouver le buffle d’eau pour un renseignement, où les chiens vengent leurs semblables maltraités, où l’on peut croiser un homme revêtu d’un scaphandrier au coin de sa rue… Shaun Tan prend la plume et les pinceaux pour nous offrir quinze contes urbains, autant de pépites qui mêlent l’absurde à la nostalgie, la poésie à l’humour. Où se situe la frontière entre souvenir et mythologie enfantine ?

Ces textes célèbrent la magie du quotidien et les souvenirs précieux de l’enfance. Quant aux illustrations, elles sont en symbiose avec le récit. Aussi, dans le conte intitulé Eric, le narrateur évoque l’étudiant étranger venu passer une année chez lui : « J’avais projeté de faire quelques visites avec lui, car j’étais décidé à montrer à notre invité les plus beaux sites de notre ville et ses environs. Je crois qu’Eric a apprécié ces petites promenades, une fois encore je n’en suis absolument pas certain. » Les illustrations confèrent au récit une délicate cocasserie et l’émotion du dénouement. Et dans Notre expédition, le reflet du coucher de soleil final sur la falaise clôt le long débat de deux frères, enfin réconciliés. Partis en expédition à travers la ville, ils cherchaient à découvrir ce qui se cachait au-delà du plan 268 de leur guide. Mais c’est déjà trop de révélations ; là encore, les images sont à savourer. Tout au long de l’album, les illustrations soulignent le côté décalé de cet univers et de son auteur. Shaun Tan joue avec ses couleurs aux pastels, les grisés, le passé et le présent, la diversité des supports, le détournement aussi : le sommaire est une enveloppe timbrée, certains contes s’affichent sur des coupures de journaux, se composent de collages de petits papiers, etc...

Shaun Tan avait placé la barre très haut avec Là où vont nos pères, récompensé à Angoulême en 2008. Cette époustouflante bande dessinée sans texte traitait avec beaucoup de finesse et d’émotion, et par la seule force de ces sépias, de l’exil et du déracinement, puis enfin du bonheur retrouvé. De nouveau, Shaun Tan livre un superbe album à nos âmes d’enfants… ébahies, pour le coup.

Marion Herman, Lucioles

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08 octobre 2009

La soupe de diamants

La soupe de diamants - Norma Huidobro

  • Norma Huidobro
  • Traduction S. Aslanides M. Amfreville
  • Neuf, Ecole des Loisirs - 9,50 €

Plongez dans cette délicieuse soupe de diamants !

Malena adore partir en vacances chez son grand-père à Capilla del Monte. Suite à la découverte d’un collier égaré dans le quartier où une infirmière a été assassinée et persuadée de l’innocence de Pépino, l’assassin présumé, Maléna mène son enquête. Or l’affaire semble avoir un lien avec une maison abandonnée dans la quartier par un anglais et un vol de diamants, dérobés dans les années trente en Angleterre, « l’un des grands vols du XXème siècle ».

Humour et suspense garantis à la lecture de ce très bon roman.

A signaler la parution en janvier 2009 d’un premier roman de Norma Huidobro chez Liana Lévi « Le lieu perdu ».

Sophie Coutelle, Les Sandales d'Empédocle


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03 octobre 2009

Le signe de la lune – Bonet & Munuera

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Je viens de m’offrir pour dessert une saveur à la fois ancestrale et envoutante !… Chez Dargaud, aux couteaux : Jose Luis Munuera et aux épices Enrique Bonet ! Ils nous offre sur 136 pages, une bande dessinée mariant aventure et légende… Un merveilleux conte fantastique ! (et oui ! à la soupe il y a aussi de la bande dessinée…) [Lire la suite sur le blog de La Soupe de l'espace]

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17 septembre 2009

Dernières lectures (septembre - part-4)

9782211094146.jpgComme mon père me l’a appris
Rascal
Pastel, L'École des Loisirs, 10 €

Un enfant Inuit suit en tout point les enseignements de son père. Il raconte sa journée de chasse au phoque, depuis un rêve annonciateur jusqu’à sa conclusion sur la glace. À chaque étape, l’enfant s’applique à tout faire «comme son père [lui] a appris»: se lever tôt, partager son déjeuner, choisir ses armes avec soin, atteler les chiens, hâter la course de la meute, trouver le trou de respiration, préparer ligne et harpon, enfin patienter… Mais à l’instant fatal, quand le phoque pointe son museau, le jeune Inuit ne peut se résoudre à le tuer. Un échec, une trahison du père? Non, car cet homme très sage a aussi appris à son fils que «nous sommes tantôt faibles, tantôt forts»… Il se dégage de l’album, de ses phrases simples, courtes, répétitives, et de ses illustrations au style primitif (peinture sur bois où dominent des nuances de blancs venteux traversés de quelques couleurs) un sentiment de sérénité qui le rend vraiment précieux. La confiance mutuelle entre père et fils dont il témoigne, jusque dans l’acceptation de l’échec et des faiblesses, est magnifique. Du grand Rascal.
Corinne Chiaradia, Comptines

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16 septembre 2009

Dernières lectures (septembre - part-3)

9782844207517.jpgLe Monde attend derrière la porte
Pascale Maret
Éditions Thierry Magnier, 8,50 €

Le monde attend derrière la porte. Pour Sarah, quinze ans, membre de la communauté Rigoriste d’une petite ville de France, le monde c’est vous, c’est moi, ce sont les cinémas, le sport, les amis, la musique, le collège, les sucreries… bref, toutes les bonnes choses qui font la vie d’une adolescente. Le hic c’est que, d’après les enseignements des Saintes Écritures qui l’ont bercée depuis l’enfance, l’enfer, c’est le monde, justement. Et pas qu’un peu! Alors pour éviter aux jeunes brebis «rigoureuses» de tomber dans les travers de cette jeunesse dépravée, on les cache sous des voiles et des jupes trop longues, on les emmène à confesse, on les claquemure dans une école pleine d’autres rigoristes dévots et surtout tellement vide de livres. Mais l’isolement physique et psychologique imposé par le Ministre de Dieu (rien que ça…) et mis en œuvre par un Tuteur et des parents au comble du zèle, n’empêche pas Sarah de jeter un œil par le trou de la serrure. Juste une œillade pour commencer, puis une observation plus longue, à la fois étonnante et effrayante, du monde. Le monde qui l’attend juste derrière cette porte d’intolérance et d’interdits, dressée par sa communauté. Et comme Sarah aimerait la pousser; la faire exploser même. Mais elle le sait: franchir le pas c’est aussi tirer un trait sur sa famille. Sur ce père, cette mère et cette fratrie qui refusent de mélanger les torchons impies du monde, et les serviettes élues de Dieu, comme eux. Et peu importent les liens de parenté. C’est le dilemme de toute une vie qui s’ouvre devant Sarah… En se basant sur la véritable secte des Frères de Plymouth n°4, les durs des durs des communautés protestantes, présente dans plusieurs départements français, Pascale Maret nous plonge dans l’univers obtus et rigide de ces élus de Dieu auto-proclamés. À travers son héroïne elle trouve les mots et les arguments pour parler aux adolescents d’un sujet généralement classé adulte: les sectes. Et c’est réussi. Car, plus que de mettre le doigt sur l’une des plaies de notre société, l’auteur explique à ses jeunes lecteurs une chose fondamentale: quel que soit leur âge, leur milieu, leur quotidien ou leur religion, leur vie leur appartient. Et bien que le chemin de l’indépendance soit parfois semé de doutes et de choix douloureux, il vaut parfois la peine d’être emprunté, au nom d’une chose essentielle: la liberté. La liberté, si ce n’est de mouvement, au moins de pensée.
Sabrina Khenfer, Apostrophe

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15 septembre 2009

Dernières lectures (septembre - part-2)

9782092518670.jpg?w=195&h=258Mademoiselle Zazie a trop d’amoureux
Thierry Lenain
Delphine Durand
Nathan poche, Nathan, 4,70 €

On le sait Max est un grand inquiet et ce matin, dans la cour de l’école, l’air que prend Zazie n’a rien pour le rassurer. Quand elle lui explique que s’il n’avait pas déménagé ici, il ne serait pas son amoureux et que, alors, son amoureux «ça serait un autre», le voilà plongé dans les affres du doute et de la jalousie inquiète. Zazie regarde tendrement Karim... Max propose à ce dernier de lui donner «une carte ultra rare» en échange de la promesse de ne jamais être l’amoureux de Zazie. Le problème, c’est que Zazie observe ainsi tous les garçons de sa classe et que Max se retrouve lié à eux par plein d’engagements compliqués (faire exprès de rater des buts au foot pour permettre à l’équipe de Thomas de gagner, faire les punitions et les exercices de maths de Chu-Jung...). Les enchères montent. Max doit se séparer de sa casquette de l’OM, de ses billes... Le pauvre ne sait plus où donner de la tête et, après avoir fait signer des promesses de ne jamais être l’amoureux de Zazie à vingt-huit garçons de son école, il prend conscience avec effroi, que  «des garçons qui n’ont pas encore signé: IL Y EN A PLEIN PARTOUT»! Heureusement, le lendemain, Zazie met fin au cauchemar de Max en lui expliquant: «j’ai réfléchi cette nuit. Je sais ce que j’aurais fait si tu n’avais pas déménagé. (...) Je t’aurais attendu». Zazie est décidément une petite fille libre et sa liberté donne quelques sueurs froides à Max qui doit apprendre à faire avec. Ce faisant, Max découvre aussi que c’est encore meilleur d’être choisi comme amoureux mais qu’en la matière rien n’est jamais acquis. On retrouve toujours avec plaisir les histoires de Zazie et Max qui permettent une entrée dans la lecture sans niaiseries ni clichés. Les personnages de Thierry Lenain et Delphine Durand ont la rondeur et le piquant de l’enfance et bien des lecteurs continuent de lire, et relire, leurs aventures alors même qu’ils ont grandi et sont passés, aussi, à d’autres lectures. (A voir : le site consacré à Zazie et Max à l'occasion de cette parution.)

Ariane Tapinos, Comptines

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14 septembre 2009

Dernières lectures (septembre - part-1)

ON A PRIS UN PEU DE RETARD DANS LA PUBLICATION DE NOS DERNIÈRES LECTURES... ALORS VOICI, EN QUATRE JOURS, DE QUOI NOUS RATTRAPER... BONNE LECTURES !

9782211094450.jpgOn ne joue pas avec la nourriture
Ludovic Flamant
Pastel, L'École des Loisirs, 6 €

Un petit bonhomme fait de ses premiers pas culinaires une suite de joyeuses trouvailles. Mais «On ne joue pas avec la nourriture!» «Alors, si c’est comme ça, moi je ne mange pas». Plein de ressources, le papa se lance dans une fameuse ritournelle: «Vrr, attention, l’avion va partir. Ouvre ta bouche, il va atterrir!» Alors, jouera ou jouera pas? Une scène du quotidien traitée avec la sobriété de quelques traits bien placés, rehaussés par de simples aplats de couleurs. Un propos qui met en lumière les contradictions dans l’éducation, en deux coups de cuillères à pot.
Nadjejda Meignan, Jean-Jacques Rousseau

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