(LES DIX DERNIERS ARTICLES DANS CETTE RUBRIQUE)

16 novembre 2009

Nous avons beaucoup d’albums pour les enfants chez moi, mais aucun ne traite de la chute du mur (Léna, 20 ans, Allemande)

Capture d’écran 2009-11-16 à 15.46.37.jpgJusqu'au 30 novembre, le blog de Citrouille publie des articles en rapport avec son numéro 54  (couverture : Davide Cali), disponible sur le stand de l'ALS du salon de Montreuil (C 02, 1er étage)

Complément de l'article et de la biblio MUR DE BERLIN, p.49 et 50 de Citrouille 54, et sur le blog de Comptines.

Léna est allemande, elle aura vingt ans en décembre prochain. Elle est née quelques semaines après la chute du mur de Berlin. Elle est de cette génération, toute neuve, qui n’a jamais connu la RDA, la partition de l’Allemagne et de Berlin, les grandes heures du communisme d’Etat...

DSCN2156.JPG- Léna que représente pour toi le mur de Berlin, et sa chute dont nous célébrons cette année le vingtième anniversaire ?

- C’est bien sûr la séparation des familles, des couples, des amis, des vies bouleversées et devenues totalement différentes. J’ai l’impression que le mur c’est un petit peu comme une revanche, imposée par l’URSS à l’Allemagne, pour la seconde guerre mondiale. J’habite loin de Berlin et je suis née après la chute du mur alors je crois que je ne peux pas du tout m’imaginer la peur des gens qui voulaient s’enfuir et la peur de la STASI. Ils n’avaient pas la liberté de penser et devaient se méfier de ce qu’ils disaient. Le mur, c’est un symbole de la différence entre l’Est et l’autre partie de l’Allemagne, entre deux systèmes. Je dois avouer que je ne sais presque rien de la RDA. On nous parle de la seconde guerre mondiale mais très peu des années qui ont suivies. On ne parle de la RDA que quelques heures en fin d’année. J’ai interrogé mon frère qui a 27 ans et qui habite à Berlin et il ma dit que lui aussi on lui a très peu parlé de la RDA. Il y a beaucoup de films sur la RDA mais toujours avec beaucoup de clichés et avec une certaine nostalgie. Il y a peu de films,  comme La vie des autres, qui parlent de l’absence de libertés en RDA et de la peur.

- Est-ce qu’on parle de cette période de l’histoire allemande et de la division de l’Allemagne, dans les livres que tu as lu quand tu étais enfant ?

- Non (franc et massif). J’ai une petite soeur qui a sept ans, et nous avons beaucoup d’albums pour les enfants chez moi, mais aucun ne traite de la chute du mur. Peut-être est-ce que c’est différent dans les régions de l’ancienne Allemagne de l’est. Il y a vraiment beaucoup de livres qui traitent de la seconde guerre mondiale et qui essaient d’expliquer aux jeunes comment le nazisme a été possible et comment une population peu être entraînée dans le fascisme. Il y a un livre pour les adolescents qui s’appelle Die Welle (La vague) qui a eu beaucoup de succès, qui raconte l’expérience menée par un professeur pour démontrer comment un groupe, d’abord composé de ses élèves, puis au-delà, peut suivre la voie du fascisme. C’est toujours autour de la seconde guerre mondiale et pas sur les deux Allemagnes. Alors, je suis étonnée de voir les livres qui existent en France sur ce sujet.

Propos recueillis par Ariane Tapinos

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17 juin 2009

Dossier EXILS : complément bibliographique

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Le dossier du numéro 53 de la revue Citrouille est consacré au thème des EXILS. Pour celles et ceux qui voudraient approfondir la question, ou trouver simplement de bonnes idées de lectures, voici une bibliographie – subjective et partielle, forcément! – qui propose un parcours de la planète des exils en 90 titres.

• Bibliographie et critiques d'ALBUMS : c'est ici

• Bibliographie et critiques de ROMANS : c'est ici

• Bibliographie et critiques de DOCUMENTAIRES, POÉSIE, BD… : c'est ici

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27 mars 2009

Making of complet de Lizbeth (Citrouille n°52, p. 53)

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04 décembre 2008

Le piano rouge, croquis de Barroux (voir Citrouille 51, p. 26)

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Photo : Simon Roguet

26 novembre 2008

Dans le carnet de croquis de Nathalie Novi

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(photo : Simon Roguet)

Voir page 27 du n°51 de Citrouille

Dans le carnet d'esquisses de Frédéric Stehr

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(photo : Simon Roguet)

Voir page 20 du n°51 de Citrouille

 

Dans l'atelier de Tosca


(Photos : Lorraine Pellegrini)

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(photo : Simon Roguet)

Voir page 30 du n°51 de CITROUILLE

Dossier expo PETIT CARREAU : tosca_expo.pdf
Tarif de l'expo : Tarif.pdf

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Intégralité de l'interview d'Anne Percin paru dans le n°51

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Dans Point de côté, premier roman d’Anne Percin, la musique joue un rôle essentiel en contribuant à sauver le personnage de Pierre, qui renonce peu à peu à son projet suicidaire. Enfant, il a subi des cours de piano. Adolescent, il est saisi par la musique symphonique qu’il découvre. De son propre chef, il va entreprendre l’apprentissage du violon. Pour la première fois, il s’inscrit à un cours au lieu d’y être inscrit : probablement sans le savoir encore, il a déjà commencé à reprendre sa vie en main. La rencontre de Raphaël Malher, pianiste amateur mais doué, photographe professionnel, lui donne bientôt une nouvelle raison de vivre. Pierre s’éprend de Raphaël et à la fin du roman part le rejoindre à Paris, laissant derrière lui un foyer familial mortifère.

Thomas Savary (librairie Voyelles) : Anne Percin, sur votre blog, vous présentez la « B. O. » de Point de côté : The Smiths, The Durutti Column, Tindersticks, Herman Dune, Interpol, The Prodigy, The Smashing Pumpkins, Depeche Mode, Satie… Hormis les Smiths, aucun de ces noms n’apparaît pourtant dans le roman qui mentionne quant à lui les musiques dites « de jeunes » (Skyrock-NRJ), les musiques tziganes, les compositeurs tchèques, les concertos andalous, les romantiques allemands (Beethoven, Mendelssohn) et Gustav Mahler, dans une belle évocation de la symphonie n°5. J’en déduis que la liste du blog correspond à des musiques qui vous ont accompagnée au cours du travail sur votre roman. Quelle place occupe chez vous la musique durant le processus d’écriture ?

Anne Percin : J’ai besoin de musique à chaque fois que j’écris. Elle est présente, tantôt pendant l’écriture elle-même, tantôt au tout début, lorsque je n’en suis qu’à une vague idée (que parfois la musique elle-même a fait naître : une chanson + un voyage en train, et hop ! j’ai un roman en tête). Pour me souvenir de ce que je veux exprimer dans un roman (au-delà de l’histoire, qu’on peut résumer en deux lignes), il me suffit de ré-entendre cette musique. D’où la playlist, que je réécoute pour me remettre dans l’ambiance, pour avoir le ton juste. Pour écrire, je mets un « fond sonore » sur mon ordinateur, qui correspond au livre que je suis en train d’écrire (je n’écris pas à la main, sauf les dialogues et quelques notes). J’écoute cette playlist au début, quand je reprends le travail, et puis j’arrête au bout de quelques paragraphes, parce que je risque d’être trop influencée par la musique. Ou bien, j’écoute cette B.O. pendant un moment difficile, où j’ai besoin de soutien – parce que je sens que l’écriture flanche, que ce n’est pas « juste », que le sentiment est en train de se diluer, de se perdre. La musique me remet dans les rails, me rappelle ce que je me suis promis avant de commencer le roman. Elle m’oblige à être fidèle à mes intentions, à mes sentiments.

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18 juin 2008

L'âge de mes lecteurs ? Je m'en fous.

[Intégralité de l'article paru en extrait dans le n°50 de la revue]

979719226.jpgRarement la rédaction d’un article pour Citrouille m’aura autant épuisée. L’idée de départ était simplement de revenir un peu plus longuement sur quelques collections de livres pour adolescents. En mai 2007 paraissait sur le blog de Citrouille un article qui présentait quelques-unes de ces nouvelles collections : Babel J et D’Une seule voix (Actes Sud), Exprim’(Sarbacane), doAdo Noir et doAdo Monde (Le Rouergue), PhotoRoman et Nouvelles (Thierry Magnier). Un an plus tard, un article du Monde des Livres du vendredi 30 novembre ("Un âge vraiment pas tendre - Mal-être, suicide, maladie, viol... Pourquoi les livres destinés aux adolescents sont-ils si noirs ?) est passé par là, et a énervé un certain nombre d’auteurs, d’éditeurs, de lecteurs, de monsieur tout le monde, et de libraires. Beaucoup de choses ont été échangées à ce moment-là, sur lesquelles je ne reviendrai pas. J’avais juste envie (au départ, donc !), un an après l’arrivée de ces nouvelles collections, de dire à nouveau l’importance de certains textes, et surtout, de donner la parole à quatre voix d’auteurs que j’aime, quatre voix qui me touchent : celles de Sébastien Joanniez, Jean-Paul Nozière, Catherine Leblanc et Fabrice Vigne.  Sauf… Sauf que les entretiens que m’ont alors accordés ces auteurs commençaient par la même colère, ou la même amertume. Marre d’entendre que la littérature pour ados est trop noire. Marre de dire que ces livres ne sont pas pour les ados.

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21 mars 2008

L'Idée Bleue (ex Dé Bleu)

[Complément du dossier Musique-Poésie, Citrouille n°49]

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1974. Chaillé-sous-les-Ormeaux, Vendée.

Machine à écrire, duplicateur à encre, sérigraphie. Des opuscules pas chers, format enveloppe. L’aventure éditoriale du Dé bleu commence, proposant des poèmes d’auteurs complètement inconnus alors. (Louis Dubost aime à rappeler qu’il a été, en 1978, le premier éditeur de Charles Juliet).

Parmi les "voix nouvelles" avec lesquelles Louis Dubost constitue son catalogue, Jean-Damien Chéné avait écrit des comptines pour ses enfants. Ce sera Le facteur déménage, premier recueil "pour enfants" né au Dé bleu. Viendra La petite feuille aux yeux bleus de Luce Guilbaud, puis, chaque année un petit livre d’auteurs amis, sur des papiers de couleur…

1994. Chaillé-sous-les-Ormeaux. Vendée.

Unité de format, de prix, de papier, illustrations en quadrichromie : Le Dé bleu crée Le Farfadet bleu, une collection « pour enfants à partir de 5 ans et jusqu’à plus que centenaires » puisque, comme le dit Louis Dubost  « la poésie existe ou n’existe pas. Si elle existe, elle s’adresse à tous : son approche et sa compréhension sont affaire de niveau lexical ».

C’est pourquoi vous ne fréquenterez ici que des poètes « inventeurs de langue », -loin de ceux qui fabriquent des textes pour un public ciblé-, des illustrateurs dont l’encre et les couleurs jouent avec les thèmes, ponctuent et répondent aux textes, sans jamais rien imposer.

En 2007 est paru Tu me libellules, une petite anthologie de fragments de textes qui évoquent cet insecte, accompagnés des illustrations toute en finesse d’Olivier Mazoué.

La collection compte aujourd’hui 45 titres auxquels viendra s’ajouter dans l’année Mange-matin de Valérie Rouzeau.

Sans hésiter, laissez aller votre curiosité

Brigitte Prouteau, pour la librairie Voyelle

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