03 décembre 2009
Une BD anonyme de Davide Cali
1 .- Ecrire… Tu écris toujours ?
- Pfft, écrire ? Tu te souviens de mon roman ? Trop long ! Personne en voulait …
2.- Beh, tu pouvais l’abréger …
- C’est ce que j’ai fait. Tu sais ce qu’ils m’ont dit ? Vous n’auriez rien de minimaliste ?
3. –Ah oui. Maintenant c’est la mode.
- Alors j’ai écrit 300 nouvelles de 10 lignes.
4.- Et quand est-ce que tu les publies ?
- Jamais ! Parce que maintenant tout le monde écrit des nouvelles minimalistes ! Dorénavant j’écrirai seulement des lettres anonymes !
Texte et images de Davide Cali - paru dans le n°54 de Citrouille (traduction Silvia Galli)
20 novembre 2009
Marie-Louise Gay, princesse québécoise
[Jusqu'au 30 novembre, le blog de Citrouille publie des articles en rapport avec son numéro 54 (couverture : Davide Cali), disponible sur le stand de l'ALSJ du salon de Montreuil (C 02, 1er étage)]
Deuxième partie de l'interview de Marie-Louise Gay, dont vous pourrez lire le début dans le n°54 de Citrouille (par Alice Liénard, librairie Monet)
[…] La reconnaissance de soi, et de l'autre, passe par la différence, cela permet aussi de faire des liens.
Oui, et de pouvoir reconnaître des émotions comme la tristesse, la gêne, l'ignorance. Sacha parfois pose des questions et les enfants rient. Ils trouvent drôle qu'il pose de telles questions. Mais au même moment, reconnaissent qu'ils auraient parfois eu envie de poser les mêmes questions. Lorsque je leur lis les albums, je pose la question (de Sacha) et j'attends la réponse. Par exemple avec la question «d'où viennent les étoiles de mer?», un va me dire «bah, de la mer!», et là je continue «mais non, dit Stella, elles viennent du ciel, ce sont des étoiles qui sont tombées en amour avec la mer». Les enfants rigolent. Certains disent «impossible!» et encore d'autres restent silencieux, étonnés, rêveurs. Les enfants sont toujours dans le questionnement mais aussi dans l'ouverture vis-à-vis des réponses.
Vous parliez de la Chine, vous êtes traduite en Chinois. Qu'est-ce que cela vous fait?
Je suis traduite dans plus de vingt langues. Petit à petit, mes livres ont été traduits et au fil des ans j'ai rencontré des enfants qui parlent ces langues différentes. Cela me touche tellement de voir que ces livres parlent à tous ces enfants de langues, de cultures, de traditions différentes. C'est un cadeau incroyable! J'ai lu mes livres en Chine avec une interprète devant une centaine d'enfants de sept/huit ans. L'interprète a suivi mon intonation, mon rythme et lorsque je lisais, les enfants ne la regardaient pas, ils me regardaient car je donnais le ton et je m'adressais à eux. C'était fabuleux, ils riaient, ils étaient étonnés et éberlués. Tout comme les enfants de Rimouski, Thunder Bay ou Vancouver. Il semble qu'il y ait quelque chose d'universel dans mes livres qui les touche. Je reviens toujours au même mot: l'émotion. L'enfant s'identifie avec les préoccupations, les questionnements, les hésitations, les joies et la détresse des protagonistes de l'histoire quelle que soit la langue qu'ils parlent.
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16 novembre 2009
Nous avons beaucoup d’albums pour les enfants chez moi, mais aucun ne traite de la chute du mur (Léna, 20 ans, Allemande)
Jusqu'au 30 novembre, le blog de Citrouille publie des articles en rapport avec son numéro 54 (couverture : Davide Cali), disponible sur le stand de l'ALS du salon de Montreuil (C 02, 1er étage)
Complément de l'article et de la biblio MUR DE BERLIN, p.49 et 50 de Citrouille 54, et sur le blog de Comptines.
Léna est allemande, elle aura vingt ans en décembre prochain. Elle est née quelques semaines après la chute du mur de Berlin. Elle est de cette génération, toute neuve, qui n’a jamais connu la RDA, la partition de l’Allemagne et de Berlin, les grandes heures du communisme d’Etat...
- Léna que représente pour toi le mur de Berlin, et sa chute dont nous célébrons cette année le vingtième anniversaire ?
- C’est bien sûr la séparation des familles, des couples, des amis, des vies bouleversées et devenues totalement différentes. J’ai l’impression que le mur c’est un petit peu comme une revanche, imposée par l’URSS à l’Allemagne, pour la seconde guerre mondiale. J’habite loin de Berlin et je suis née après la chute du mur alors je crois que je ne peux pas du tout m’imaginer la peur des gens qui voulaient s’enfuir et la peur de la STASI. Ils n’avaient pas la liberté de penser et devaient se méfier de ce qu’ils disaient. Le mur, c’est un symbole de la différence entre l’Est et l’autre partie de l’Allemagne, entre deux systèmes. Je dois avouer que je ne sais presque rien de la RDA. On nous parle de la seconde guerre mondiale mais très peu des années qui ont suivies. On ne parle de la RDA que quelques heures en fin d’année. J’ai interrogé mon frère qui a 27 ans et qui habite à Berlin et il ma dit que lui aussi on lui a très peu parlé de la RDA. Il y a beaucoup de films sur la RDA mais toujours avec beaucoup de clichés et avec une certaine nostalgie. Il y a peu de films, comme La vie des autres, qui parlent de l’absence de libertés en RDA et de la peur.
- Est-ce qu’on parle de cette période de l’histoire allemande et de la division de l’Allemagne, dans les livres que tu as lu quand tu étais enfant ?
- Non (franc et massif). J’ai une petite soeur qui a sept ans, et nous avons beaucoup d’albums pour les enfants chez moi, mais aucun ne traite de la chute du mur. Peut-être est-ce que c’est différent dans les régions de l’ancienne Allemagne de l’est. Il y a vraiment beaucoup de livres qui traitent de la seconde guerre mondiale et qui essaient d’expliquer aux jeunes comment le nazisme a été possible et comment une population peu être entraînée dans le fascisme. Il y a un livre pour les adolescents qui s’appelle Die Welle (La vague) qui a eu beaucoup de succès, qui raconte l’expérience menée par un professeur pour démontrer comment un groupe, d’abord composé de ses élèves, puis au-delà, peut suivre la voie du fascisme. C’est toujours autour de la seconde guerre mondiale et pas sur les deux Allemagnes. Alors, je suis étonnée de voir les livres qui existent en France sur ce sujet.
Propos recueillis par Ariane Tapinos
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17 juin 2009
Dossier EXILS : complément bibliographique
Le dossier du numéro 53 de la revue Citrouille est consacré au thème des EXILS. Pour celles et ceux qui voudraient approfondir la question, ou trouver simplement de bonnes idées de lectures, voici une bibliographie – subjective et partielle, forcément! – qui propose un parcours de la planète des exils en 90 titres.
• Bibliographie et critiques d'ALBUMS : c'est ici
• Bibliographie et critiques de ROMANS : c'est ici
• Bibliographie et critiques de DOCUMENTAIRES, POÉSIE, BD… : c'est ici
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27 mars 2009
Making of complet de Lizbeth (Citrouille n°52, p. 53)
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04 décembre 2008
Le piano rouge, croquis de Barroux (voir Citrouille 51, p. 26)
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26 novembre 2008
Dans le carnet de croquis de Nathalie Novi

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Dans le carnet d'esquisses de Frédéric Stehr

(photo : Simon Roguet)
Voir page 20 du n°51 de Citrouille
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Dans l'atelier de Tosca
(Photos : Lorraine Pellegrini)

(photo : Simon Roguet)
Voir page 30 du n°51 de CITROUILLE
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Intégralité de l'interview d'Anne Percin paru dans le n°51

Dans Point de côté, premier roman d’Anne Percin, la musique joue un rôle essentiel en contribuant à sauver le personnage de Pierre, qui renonce peu à peu à son projet suicidaire. Enfant, il a subi des cours de piano. Adolescent, il est saisi par la musique symphonique qu’il découvre. De son propre chef, il va entreprendre l’apprentissage du violon. Pour la première fois, il s’inscrit à un cours au lieu d’y être inscrit : probablement sans le savoir encore, il a déjà commencé à reprendre sa vie en main. La rencontre de Raphaël Malher, pianiste amateur mais doué, photographe professionnel, lui donne bientôt une nouvelle raison de vivre. Pierre s’éprend de Raphaël et à la fin du roman part le rejoindre à Paris, laissant derrière lui un foyer familial mortifère.
Thomas Savary (librairie Voyelles) : Anne Percin, sur votre blog, vous présentez la « B. O. » de Point de côté : The Smiths, The Durutti Column, Tindersticks, Herman Dune, Interpol, The Prodigy, The Smashing Pumpkins, Depeche Mode, Satie… Hormis les Smiths, aucun de ces noms n’apparaît pourtant dans le roman qui mentionne quant à lui les musiques dites « de jeunes » (Skyrock-NRJ), les musiques tziganes, les compositeurs tchèques, les concertos andalous, les romantiques allemands (Beethoven, Mendelssohn) et Gustav Mahler, dans une belle évocation de la symphonie n°5. J’en déduis que la liste du blog correspond à des musiques qui vous ont accompagnée au cours du travail sur votre roman. Quelle place occupe chez vous la musique durant le processus d’écriture ?
Anne Percin : J’ai besoin de musique à chaque fois que j’écris. Elle est présente, tantôt pendant l’écriture elle-même, tantôt au tout début, lorsque je n’en suis qu’à une vague idée (que parfois la musique elle-même a fait naître : une chanson + un voyage en train, et hop ! j’ai un roman en tête). Pour me souvenir de ce que je veux exprimer dans un roman (au-delà de l’histoire, qu’on peut résumer en deux lignes), il me suffit de ré-entendre cette musique. D’où la playlist, que je réécoute pour me remettre dans l’ambiance, pour avoir le ton juste. Pour écrire, je mets un « fond sonore » sur mon ordinateur, qui correspond au livre que je suis en train d’écrire (je n’écris pas à la main, sauf les dialogues et quelques notes). J’écoute cette playlist au début, quand je reprends le travail, et puis j’arrête au bout de quelques paragraphes, parce que je risque d’être trop influencée par la musique. Ou bien, j’écoute cette B.O. pendant un moment difficile, où j’ai besoin de soutien – parce que je sens que l’écriture flanche, que ce n’est pas « juste », que le sentiment est en train de se diluer, de se perdre. La musique me remet dans les rails, me rappelle ce que je me suis promis avant de commencer le roman. Elle m’oblige à être fidèle à mes intentions, à mes sentiments.
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