05 septembre 2011
Des rencontres qui nous éclairent
«Le temps vide, c'est le monde moderne. Mais ce qu'on a appelé le loisir, c'est-à-dire un temps qui doit être rempli par ce qui amuse, est exactement ce qu'il faut pour ne rien comprendre aux problèmes qui se posent à nous. Bien entendu, il convient que les gens s'amusent, et bien entendu que l'on joue ici même ce qui peut amuser tout le monde, nous en serons tous ravis. Mais le problème que notre civilisation nous pose n'est pas du tout celui de l'amusement, c'est que jusqu'alors, la signification de la vie était donnée par les grandes religions, et plus tard, par l'espoir que la science remplacerait les grandes religions, alors qu'aujourd'hui il n'y a plus de signification de l'homme et il n'y a plus de signification du monde, et si le mot culture a un sens, il est ce qui répond au visage qu'a dans la glace un être humain quand il y regarde ce qui sera son visage de mort. La culture, c'est ce qui répond à l'homme quand il se demande ce qu'il fait sur la terre. Et pour le reste, mieux vaut n'en parler qu'à d'autres moments: il y a aussi les entractes.»
Ces propos sont extraits du discours prononcé par André Malraux à l'occasion de l'inauguration de la Maison de la Culture d'Amiens le 19 mars 1966. Près de cinquante ans plus tard ils me semblent toujours d'actualité. Peut-être est-ce bien pour cela que je suis libraire: répondre au besoin de loisirs, à celui du temps du plaisir; mais aussi, par la lecture, proposer d’essayer de comprendre le monde. Peut-être que c'est pour cela, aussi, qu’au Bateau Livre nous avons décidé d'organiser un grand nombre de rencontres, et d'être partenaire à 100% des organismes qui organisent des salons avec présence d'auteurs.
Bien sûr, parfois la lassitude nous gagne. Mais souvent, comme ce mercredi 9 février où nous avons accueilli Bernard Noël au Musée des Beaux Arts avant de le recevoir à la librairie, nous sommes certains de partager avec nos clients de réels moments de plaisir et d'intelligence. Ces moments magiques, où se conjuguent la présence de l’auteur, et son texte porté par sa voix, le libraire que je suis les vit auprès des autres lecteurs comme si je sentais le tumulte d'une pensée et d'un cœur. À chaque fois nous avons l'envie de nous rapprocher, un peu comme les enfants qui écoutent les histoires lues par leurs parents avant d'aller se coucher – précieuse intimité que celle permise par ces rencontres! Malraux disait que «la culture est le plus court chemin de l'homme à l'homme». Les rencontres que nous organisons régulièrement correspondent à cette vision. Elles contribuent à l'émerveillement, au renouvellement de la foi que nous avons dans l'écrit. Même si «la vérité d'un homme, c'est d'abord ce qu'il cache», nous pensons que la rencontre de l’auteur et de son œuvre ainsi réunis nous aide à mieux comprendre ce que nous sommes.
Aujourd'hui, plus qu’hier encore du fait d’un environnement fortement concurrentiel, le libraire doit plus que jamais sortir de sa librairie, aller à la rencontre de tous les publics, être aussi un médiateur qui fait l'interface entre auteurs, éditeurs et lecteurs. C’est là notre vision – pour le plus grand plaisir, je l'espère, de nos clients, de nos partenaires et des invités de la librairie.
Gonzague Steenkiste, librairie Le Bateau Livre (Lille)
Publié dans ARTICLES DIVERS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
Facebook
29 juillet 2011
Mexique : une explosion créative (dans le rétroviseur de Citrouille, #17, été 2011)
Première publication : 2009 Un panorama de la littérature jeunesse mexicaine, par les éditrices d'Artes de Mexico. Un article écrit à l'initiative de - et traduit par - Patricia Matsakis, librairie Le Bateau Livre (Montauban)
Au Mexique, la littérature jeunesse a une histoire de plus de 20 ans, et ces dernières années elle a bénéficié d'un renouveau créatif. Beaucoup de maisons d’éditions indépendantes l'ont pris en compte et de nouveaux éditeurs ont développé des collections pour initier la jeunesse au plaisir de lire. Parmi elles : El Naranjo qui mêle des auteurs contemporains à un fonds plus classique d’écrivains reconnus et superbement illustrés, faisant honneur au slogan de l’éditeur, « la lecture, c'est un plaisir». La maison d’édition Pétra de Guadalajara, elle, met plus particulièrement l’accent sur les auteurs mexicains, l’art, la photographie, et le théâtre pour les enfants et les jeunes, cherchant à allier lecture intelligente et appréciation lucide du discours visuel. Elle a rencontré de véritables réussites éditoriales qui invitent les enfants à s’approprier des langages aussi lointains que l’art préhistorique. De son côté, pour faire découvrir les pouvoirs de la parole, la maison d’édition Serpentina a développé une collection Palabrario (langage) qui privilégie le jeu. Les éditions Tecolote (Le Hibou, un animal traditionnellement associé au Mexique au savoir et à la sagesse) sont plus spécialisées dans les sciences sociales; elles collectent des sources historiques, les anciennes coutumes et lois mexicaines par exemple, et ont eu l’heureuse idée de rééditer des auteurs fondamentaux comme Pascuala Corona, une des premières auteures mexicaine pour la jeunesse. Cette maison a aussi fait un effort en direction des enfants handicapés. Leur splendide livre El libro négro de los colores a été traduit en France par les éditions Rue du Monde.
Publié dans ARTICLES DIVERS, RÉTROVISEUR | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
Facebook
06 juillet 2011
Marius et l'homoparentalité (dans le rétroviseur de Citrouille, #4, été 2011)
Première publication : 2005 David est né en 1931. En 1959, malgré une homosexualité déclarée, il épouse Ginette qui lui donne un fils en 1960, Fabien. Avant les trois ans du petit garçon, David et Ginette se séparent. C’est David qui a la garde de Fabien, qu’il élèvera avec son nouveau compagnon pendant de nombreuses années. Nous lui avons proposé de lire l'album Marius. (Article paru dans le n°42 de Citrouille - dossier homosexualité, homophobie et homoparentalité)
- À la lecture de l’album Marius, qui doit probablement te faire écho, peux-tu évoquer les différences ou les points communs entre ta propre expérience de père dans un couple homoparental au début des années 60 et celle du père de Marius qui se passe de nos jours ?
- Marius parle de la séparation de ses parents en ces termes dans l’album : « Ils se sont séparés et ça leur a donné beaucoup de chagrin. Ils ont pleuré. » Et bien, pour mon épouse et moi aussi, cette séparation a été une douleur terrible, avec ce petit garçon entre nous à peine âgé de trois ans. Pourtant, nous savions l’un comme l’autre que le divorce était inéluctable… On a même éclaté en sanglots devant le juge de conciliation, à qui bien sûr on a caché le fond de l’histoire, c’est-à-dire mon homosexualité… C’était il y a quarante ans… Et je voulais à tout prix la garde de mon fils… Alors mieux valait se taire.
Publié dans ARTICLES DIVERS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
Facebook
15 novembre 2010
Le jeu du libraire

De gauche à droite : Frédéric Pillot, Alexandre Roane et Thierry Chapeau.
Libraires, c'est aussi de nombreuses rencontres avec des éditeurs, auteurs et illustrateurs souvent sympas - parfois un peu «compliqués»… Nous avons ainsi fait la connaissance de l’un d’eux qui est aussi créateur de jeux, Thierry Chapeau. Un soir, après quelques verres et puisque nous sommes aussi éditeur, la question est posée: «Thierry… et si on créait un jeu autour du métier de libraire?». Et nous voilà à aussitôt parler cible, mécanique de jeu… S'agirait-il: d'acquérir une boutique, une deuxième, puis de créer une chaîne et d'écraser les concurrents?… De faire du chiffre, un minimum de titres, un maximum de profit, et le plus gros salaire gagne?… D'avoir le bon livre quand le client se présente pour ne pas laisser un concurrent le lui procurer?… De piquer tous les marchés «collectivité» de la région avec les plus petites remises en bluffant sur les capacités?… ou d'associer les bonnes cartes (auteur-illustrateur, libraire, éditeur) pour faire naître un livre dans le but de le vendre?… Cette dernière idée solution fut adoptée et affinée, la carte maudite (MANQUANT!) créée… et le parti pris que les livres en jeu ne seraient que des albums illustrés par les anciens élèves de l’école des arts déco de Strasbourg nous sembla aller de soi!
Les semaines et les mois qui ont suivi, nous avons beaucoup joué avec une maquette… et une règle qui ne cessait de changer! Libraires, illustrateurs, amis, enfants des amis, tous ont apporté leurs critiques. Jusqu'au jour où Thierry a dit «Stop! Au travail!». À l’illustration: Frédéric Pillot; à la couleur: Alexandre Roane; à la maquette: Michel Maitre. Les cartes sont nées avec beaucoup de clins d’œil. La librairie: dans la vitrine il y a Lulu Vroumette; l’éditeur, le Jean-Luc, il est content, avec en main le manuscrit du siècle; la libraire, Dominique, est presque assommée par le livre qu’elle tire du rayon, et au dos des cartes, derrière sa caisse enregistreuse, elle a un sourire satisfait quand le client part avec le sachet après avoir payé. Et les vingt-trois albums disponibles sont bien tous (sauf un) illustrés par des anciens élèves de Claude Lapointe!
Nous avons offert le jeu le jour de l’anniversaire de la librairie; maintenant nous le vendons car, ne l'oublions pas: un libraire est aussi un commerçant! Et nous continuons à jouer, à la librairie, dans des bibliothèques, aux salons du livre jeunesse: Colmar, Namur, Genève… Au salon de Montreuil nous avons organisé un concours avec des classes de CM…
– Thierry, et si tu nous imaginais le jeu de la bibliothécaire? Des livres à emprunter, qu’il faut commander, équiper, codifier, la carte maudite, le livre non rendu.
– Et pourquoi pas aussi le jeu de l’imprimeur? Le choisir, définir avec lui le papier, la reliure...
Jean-Luc Burger, librairie La Bouquinette
(Le jeu du libraire: un jeu de cartes de Thierry Chapeau, conçu pour les éditions Callicéphale)
Publié dans ARTICLES DIVERS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
Facebook
21 octobre 2010
Chauffe Marcel ! : conduite, camions et camionneurs dans quelques livres jeunesse

On se souvient de Didier le camion de pompiers (éd. Albin Michel, collection Moi, 1995), mais qu’il se prénomme Lulu, Max, Sam ou Léon le camion en toute simplicité, il s’affiche rutilant, chromes et couleurs vives en avant et très souvent anthropomorphe. Hé oui, la vedette des tout-petits c’est le camion, pas le camionneur (ni la camionneuse d’ailleurs). Lulu a deux gros yeux, un grand sourire et promène sa bonhomie dans un paysage sans fumée polluante. Lulu est l’ami des petits, plus le jouet de François qu’un outil de travail, son conducteur c’est l’apprenti lecteur pas un quelconque chauffeur routier sommé de surveiller sa vitesse et ses émissions de carbone… Dans Au travail, Sam le camion ! un livre-jeu paru chez Chantecler en 2003, on propose au lecteur d’accompagner Sam dans « son » travail : en fait c’est l’enfant qui pousse au fil des pages un petit camion en papier découpé, tout bleu et tout souriant, une bouche à la place de la calandre, des yeux en guise de phares. Ainsi aussi l’inusable Petit-Camion de Michel Gay (L’École des loisirs) : l’éditeur nous apprend que Petit-Camion « est pressé. Il travaille. Il transporte de très grosses pierres ou du sable, pour construire des maisons. Il file sur l'autoroute. Mais la montagne, c'est fatiguant et les virages donnent mal au cœur ! »… oui, enfin, au cœur du chauffeur. Plus près de nous, le bel album Léon le camion de Perrine Dorin renouvelle un peu l’esthétique du genre, son camion-caméléon qui change de couleurs et de cargaisons au gré des saisons a des traits plus fins et anguleux que ses prédécesseurs, mais l’anthropomorphisme demeure.
Publié dans ARTICLES DIVERS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
Facebook
16 septembre 2010
«Je suis une bonne chum de gars !»
(Photo Imacom, Maxime Picard) «L'auteure sherbrookoise Amélie Bibeau a écrit une nouvelle série jeunesse, étonnante de réalisme, qui plaira tout particulièrement aux adolescentes. Lili-la-Lune arrivera en librairie le 22 septembre prochain - Lire le portrait et l'interview par André Laroche sur Cyberpresse.
+ «Le sexe du dessin
Une partie grandissante de la production des dernières années en bande dessinée se veut taillée sur mesure pour un public féminin. À cet égard, la niche «humour pour femmes» semble particulièrement porteuse, pour ne pas dire lucrative. Et alors que les éditeurs l’investissent en masse, les libraires voient défiler toute une brassée de ces sosies graphiques de Soledad Bravi, Aude Picault ou Pénélope Bagieu, racontant toutes les mêmes gags d’épilation, de ronflements masculins ou de consœurs de bureau s’entrebitchant sur leur apparence. Déjà que le cliché rose recouvre outrageusement ces albums et que c’est tout juste si l’éditeur ne se sent pas obligé d’indiquer «pour les filles» en couverture, on constate que flotte une certaine confusion, alors que semblent souvent amalgamés sensibilité créative et public-cible. (lire la suite dur le blogue de la libraire Monet)
Publié dans ARTICLES DIVERS | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
|
Facebook
19 juillet 2010
Petit manuel de gayrilla à l’usage des jeunes
(Article paru dans le n°42 de Citrouille - dossier homosexualité, homophobie et homoparentalité - UN ARTICLE DE 2005 DANS LE RÉTROVISEUR DE L'ÉTÉ 2010 )
Petit manuel de gayrilla à l’usage des jeunes
Michel Dorais et Éric Verdier
H et O éditions Voici un ouvrage qui plaide avant tout pour la reconnaissance de la diversité sexuelle sous toutes ses formes… Même si son intention première semble être de monter à l’assaut de la citadelle impérialiste de « l’hétérodoxie hétérosexuelle » (la table des matières, dans toute sa sécheresse ressemble au vade-mecum du combattant LGBT !). Certains reprocheront peut-être aux auteurs le tableau noir qu’ils dressent du monde hétéro-sexuel, hétéro-conservateur, hétéro-intégriste, hétéro-sexiste, et religieusement homophobe, ou de ne pas le « resiginifier » plus positivement. Mais c’est oublier les « faits divers » qui défraient régulièrement la chronique (et ceux dont on ne parle pas) ; c’est oublier ces insidieuses et incessantes humiliations dont on ne s’aperçoit pas de la cruauté quand on n’en est pas victimes. Le but de Michel Dorais et Éric Verdier est d’aider ceux qui se cherchent et se découvrent « différents » à témoigner, assumer, affirmer, reconnaître leur préférence sexuelle pour trouver un équilibre satisfaisant dans leurs relations. Ceux-là puiseront dans cet ouvrage les raisons justes du respect d’eux-mêmes et de leur dignité. Mais c’est aussi un guide pour les hétéros de tous acabits, filles et garçons, qui ont trop souvent tendance à croire que leur orientation est la seule, unique et inéluctable. Or il est bon d’entendre ceux qui ne voient pas comme nous… Réfléchir sur ses propres préjugés permet de s’ouvrir au regard de l’autre – à sa vérité qui ne sera jamais la nôtre. On sera alors à même de se demander : « Quelle liberté suis-je capable de donner ? » Cet ouvrage à la conception et la réalisation claires et réussies peut nous y aider.
Jean-Claude Ponsgen, librairie le Liseron
Publié dans ARTICLES DIVERS | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
|
Facebook
01 juillet 2010
L'Inde de Kipling
Rudyard Kipling est né en Inde en 1865. Son père était conservateur du musée de Lahore. Il vécut là pendant 6 ans, parlant ourdou avec son ayah, nourri de chants et de légendes du pays, avant d'être envoyé comme beaucoup d'enfants des colonies dans une famille inconnue en Angleterre. L'expérience fut traumatisante. La maison de Southsea, baptisée par lui "maison de la désolation", fut probablement l'endroit où livré à lui-même il apprit à se débrouiller seul, loin de l'amour familial. Il ne retournera en Inde que onze ans plus tard comme apprenti- journaliste. L'Inde, pays du souvenir, du paradis perdu, hantera Kipling toute sa vie et son oeuvre témoignera de cette ambivalence entre l'amour de l'Inde et la fidélité au pouvoir impérial britannique. Cette Inde qui nourrit son imaginaire, il la fera vivre par son écriture dans des "histoires de mon pays et de son peuple", comme il les nomme lui- même dans son autobiographie Un peu de moi-même.
Publié dans ARTICLES DIVERS, DOSSIER INDE, RÉTROVISEUR | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
|
Facebook
27 février 2010
Et si le livre bilingue, plus qu'une curiosité calligraphique, était un outil d'intégration, de partage et d'ouverture ?
(Un article paru en 2002 sur le site de Citrouille - D'après le mémoire de Christine Barge, bibliothécaire - ill. : page d'accueil de la médiathèque jeunesse de l'Institut du Monde Arabe)
Il y a peu, je demandais à une bibliothécaire de Grenoble si elle possédait des ouvrages bilingues arabe-français, ou en langue arabe. Elle me répondit : “Il y en avait bien au début, mais qu’est-ce que c’est devenu ?…” Il s’agissait pourtant d’une bibliothèque implantée au cœur d’un quartier à forte sensibilité maghrébine. L’ensemble des bibliothèques de cette agglomération possède d’ailleurs fort peu d’ouvrages de ce type, mis à part quelques imagiers et contes, auxquels s’ajoutent quelques documents présentant l’écriture arabe et l’art de la calligraphie. Quelles sont les raisons de cette pauvreté ?
La production des éditeurs français d’ouvrages en langue arabe ou bilingue français-arabe est faible et mal connue. S’y intéresser suppose donc un long travail de recherche… D’autre part, les bibliothèques semblent encore peu sensibilisées aux enjeux de la présence de cette langue, ou d’autres langues “immigrées”, dans les lieux publics accessibles à tous et notamment aux enfants. Peut-être véhicule-t-on par ailleurs, d’une manière tout à fait inconsciente, une appréhension, une réticence, une sous-estimation vis-à-vis de la langue arabe, liées à une ignorance entretenue de longue date envers la culture de cette communauté. Il existe souvent une confusion, un manque de clarification entre toutes les notions suivantes : Islam, Arabe, Algérien, islamiste, Maghreb, immigré.
Publié dans ARTICLES DIVERS, RÉTROVISEUR | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
Facebook
12 novembre 2009
Liber 2009 - Madrid
De retour de Liber 2009, Elena Quintana nous a confié ses impressions. Nous la remercions.
La foire du livre de Madrid s'est achevée vendredi 9 octobre, sous le signe de la baisse du volume des affaires et les interrogations sur les évolutions futures des professions du livre avec l'avènement de la digitalisation et le développement des réseaux sociaux sur internet.
Une assistance en hausse aux évènements, rencontres et tables rondes au programme de la manifestation, malgré une impression de couloirs presque vides du pavillon 12 du parc des expositions Juan Carlos I de Madrid, lieu de l'exposition.
Sur le chemin de la foire je prends le métro et suis agréablement surprise de constater que, sous terre, les madrilènes lisent : le journal, un roman sur papier, un mystère sur e-book (eh oui : encore une conséquence de l'uniformisation de ce support qui nous attire mais nous dérange: JE NE PEUX PAS IDENTIFIER CE QUE LIT MON VOISIN ! J'enrage...)
Mon regard s'arrête sur une page plastifiée et collée sur l'une des parois de la rame, un recto format A4 reproduisant un extrait d'une œuvre de Mariano José de Larra, écrivain représentatif du romantisme littéraire du XIXème espagnol. En pied de page, une sentence : « ça y est, tu as fait le plus dur : te lancer dans la lecture. Tu n'as plus qu'à continuer ». Toute invitation à la lecture est louable. L'initiative vient de la Municipalité de Madrid, associée à Metro de Madrid.
Publié dans ARTICLES DIVERS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
Facebook
23 juillet 2009
France - Algérie (4) : Jean-Claude Ponsgen
(Rétroviseur été 2009 - un article paru en mars 2003)
Aujourd'hui libraire, Jean-Claude Ponsgen, qui a rencontré l’auteur d’Oran 62, la rupture, fut appelé en Algérie, de 1959 à 1961. Il nous fait part de sa réflexion.
Militaire et instituteur
Travailler à ce dossier de Citrouille a réveillé l’ALGÉRIE en moi. Celle où, militaire et instituteur, j’ai débarqué un jour de 1959. Dès le premier instant j’ai aimé ce soleil, ces paysages, cette végétation, ces gens. Dès le premier instant, je me suis senti en communion avec ce pays. Picard, où je me rendis, était un petit coin de paradis, à l’écart du tumulte. L’harmonie y régnait. Dans cette Algérie-là, j’ai pu faire ce que je voulais : scolariser les enfants arabes. Je voulais aider à préparer l’avenir de l’Algérie autonome ou indépendante. Rendre libre en attisant le feu de la connaissance : c’était dans la logique de mon métier d’enseignant.
Mais me pencher ainsi sur mes souvenirs, sur notre mémoire, a surtout réveillé l’autre ALGÉRIE.
L’Algérie de la douleur, de la souffrance, de la honte, des massacres (1) – ceux d’hier et ceux d’aujourd’hui. Est-ce la France, «mère des arts, des lettres et des lois…» (2) qui a amené ce foyer qui alimente la haine depuis 1830 dans ce pays ?
L’Algérie des villages détruits et des gens assassinés par les uns au nom de «l’ordre» républicain, et par les autres au nom de la liberté et de l’indépendance – celle des terroristes de tous bords.
L’Algérie de la ségrégation, des ghettos et du mépris raciste qui pollue encore notre pays.
L’Algérie du «ratage» de la République qui y a apporté sa culture pour quelques privilégiés, mais surtout ses canons et jamais ses valeurs universelles de liberté-égalité-fraternité pour tous. Ceux qui ont tenté de le faire ont été persécutés et abattus (3). L’Algérie du naufrage qui a ramené sur nos rivages froids et si peu hospitaliers, 800 000 pieds-noirs et 43 000 harkis, trompés, déboussolés, qui eurent à prendre racines souvent dans un terreau hostile.
Publié dans ARTICLES DIVERS, DOSSIER FRANCE-ALGERIE, RÉTROVISEUR | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
|
Facebook
16 juillet 2009
Les filles et le plaisir de lire
Comment savoir ce qui distingue les adolescentes d'aujourd'hui de celles d'hier, en particulier dans leur attitude de lectrices ? Quels sont leurs goûts en matière de livres ? Pourquoi lisent-elles davantage que les garçons, et lisent-elles les mêmes livres ? Quelle place occupe la lecture dans leur existence ? Autant de questions auxquelles nous avons cherché à répondre, à travers une enquête menée auprès d'une cinquantaine d'adolescents (beaucoup de filles, et quelques garçons) de 12 à 15 ans, désireux de partager leurs choix de lecteurs. Très volontiers enclins à défendre leurs goûts, aucun n'a cependant parlé de bandes dessinées, de poésie, de théâtre ou d'ouvrages documentaires, comme s'il était entendu que seul le genre romanesque méritait leur enthousiasme et leurs commentaires. Nous n'avons pas interrogé les lycéennes pour diverses raisons, la première étant que les années de collège semblent plus propices aux confidences spontanées, avant que le dialogue avec l'adulte ne s'avère plus difficile.
Les filles et le plaisir de lire
En 1971 déjà, les filles lisaient davantage que les garçons, qui avouaient préférer le sport. En 1998, une enquête de l'Insee confirme cette tendance, annonçant 53% de lectrices contre 35% de lecteurs. Ces chiffres renvoient à l'idée que la lecture est une activité plus féminine parce que plus introvertie, qui nécessite le calme et l'intimité de la maison, tandis que les garçons, plus " physiques ", ont besoin de se défouler, de sortir, d'avoir une activité corporelle intense. La vision est un peu réductrice. S'il est vrai que la lecture est présentée par les adolescentes comme un loisir à part parce que solitaire et difficilement communicable, on ne voit pas en quoi les garçons pourraient s'en juger exclus. Eux aussi avouent aimer le silence intérieur, précieux et magique, procuré par la lecture. La différence entre les deux sexes vient peut-être de la teneur de leurs lectures.
Publié dans ARTICLES DIVERS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
Facebook
10 juillet 2009
Palme d'or de l'appel téléphonique le plus "space" de l'année attribuée à...
(Rétroviseur été 2009 - un article publié en 2004)
- Librairie Voyelles, bonjour ! (ça c’est moi)
- Allo ? Je suis bien… à la librairie Voyelles ? (voix féminine assez mûre, inconnue, un peu hésitante)
- Oui madame, que puis-je pour vous ?
- Oh, vous allez sans doute… trouver ma demande un peu… bizarre…
- Je vous en prie, madame, soyez sans crainte. Qu’y a t-il pour votre service ?
- C’est que… il y a des gens, voyez-vous… enfin, des amis m’ont dit qu’il y a des gens qui… laissent des choses… chez moi.
- Euh…. que voulez-vous dire ?
- Ils laissent des… choses… chez moi… et c’est pour ça que je n’irais pas bien, vous comprenez ? J’ai déjà vu des magnétiseurs… mais ce ne sont que des… charlatans…
- Mmmhhh, je comprends madame, mais je regrette, nous n’avons pas de rayon ésotérisme, nous sommes surtout spécialisés en littérature jeunesse, sans livres sur…
- Ah non, pas de livres, j’en ai déjà plein, c’est inutile… pourquoi des livres ? En fait, on m’a conseillé…
- … oui ?
- … pour ces… choses… qu’on laisse chez moi, on m’a conseillé de mettre du… gros sel… dans ma maison
- Euuuuuuh… pardon ?!
- Oui… du gros sel… pour ces choses… dans ma maison. Est-ce que vous pensez que… ?
- Mais… je ne sais pas madame, euh… en tant que libraire, que puis-je pour vous si vous ne souhaitez pas de livre…
- C’est-à-dire… j’ai du gros sel… pour ces choses… dans ma maison, mais… vraiment… du gros sel ?
(…ad libitum ou presque…)
Olivier ANSELM, Librairie Voyelles, Les Sables d’Olonne
Publié dans ARTICLES DIVERS | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
|
Facebook
23 juin 2009
La petite Juju va au Festival Off d'Avignon


Création musicale : Rémi Auclair - Interprète : Angelina Galvani
Collection : Contes d’auteurs - Digipack 1CD - Durée : 52 mn
Théâtre des Corps Saints
du 8 au 31 juillet 2009 à 10h40
(et au Canada en 2010 ;-)
Retrouvez Angelina Galvani et Rémi Auclair les samedis 4, 11, 18 et 25 juillet 2009 à 17h / à la librairie L’Eau Vive - 15 rue du Vieux Sextier - Avignon
Publié dans ARTICLES DIVERS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
Facebook
19 juin 2009
Ho(m)me
Au moment où j'écris ces phrases, la question vient d'être lancée : « Faut-il, oui ou non, obliger les sans-abri à avoir recours à un hébergement de force en cas de grand froid...». Et au moment où vous lirez ces lignes, le débat restera certainement entier. Ne voyez ici qu'un simple point de vue sur un douloureux problème de société, à travers quelques exemples littéraires. Je ne cautionnerai pas telle ou telle solution miracle ni ne chercherai à expliquer les raisons d'un tel malheur pour notre société, même si cela ne m'empêche pas d'avoir un avis concret sur la question. Bon nombre de livres jeunesse approchent le problème de l'exclusion, chacun à sa manière, et chacun avec une sensibilité qui lui est propre. On a souvent tendance à en trop dire ou pas assez à ce sujet, et il est vrai que lorsqu'on ne cotoie pas l'exclusion de près, ou quand nous ne voulons pas ouvrir suffisamment les yeux pour la saisir dans toute sa complexité, les mots sont souvent rares ou maladroits. Mais il est quelques albums et romans qui m'ont vraiment touché, par leur approche, leurs mots, leur justesse...
Publié dans ARTICLES DIVERS | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
|
Facebook
09 juin 2009
Poem Express

Le Théâtre de Clermont l’Hérault et le Département de l’Hérault ont le plaisir de vous inviter à l'inauguration festive de l'exposition internationale
Poem Express
Le mercredi 10 juin à 16h
Maison départementale de l'environnement
Domaine départemental Nature et Environnement
Domaine de Restinclières à Prades-le-Lez
Exposition ouverte du 10 au 28 juin 2008 - Entrée libre
Accueil tout public : Lundi, mardi, jeudi et vendredi de 16h à 17h et mercredi et dimanche de 14h à 18h - Accueil des groupes sur réservation
Cette exposition propose une sélection des poèmes-affiches français et internationaux créés par des enfants de 6 à 14 ans. Cette année, en France les enfants ont travaillé sur le thème de "Résister ?"
Des centaines de livres à consulter et des jeux poétiques sont à la disposition des visiteurs, le magnifique parc du domaine est aussi un lieu idéal de promenade.
Une journée de rencontre poésie-jeunesse à destination des bibliothécaires, enseignants, documentalistes, animateurs–éducateurs, intervenants–artistes, conteurs est prévue le mercredi 24 juin sur le lieu de l'exposition - sur inscription (formation offerte - places limitées) animée par Dorien Heyn Papousek-responsable enfance-jeunesse au Théâtre de Clermont l'Hérault.
Allées Salengro 34800-Clermont l'Hérault - Tel 04 67 96 50 12 - com.theatredeclermont@wanadoo.
Publié dans ARTICLES DIVERS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
Facebook
15 avril 2009
Les maisons de Colette Vivier
C’est au médiéviste Michel Zink que je dois ma découverte de l’œuvre de Colette Vivier. Dans sa récente autobiographie Seuls les enfants savent lire, où il se peint à travers les souvenirs laissés en lui par ses lectures d’enfant, Zink fait un vibrant éloge d’Entrez dans la danse, un roman de Colette Vivier paru en 1943 dans la Bibliothèque rose illustrée (et qui n’a pas été réédité depuis des décennies). Ce qu’il en dit m’a donné l’envie de découvrir les rares œuvres encore disponibles de cet écrivain de jeunesse que les lecteurs d’aujourd’hui ont tendance à oublier, ou qu’ils connaissent mal, ou dont plus personne ne leur parle, trente ans après sa mort survenue en 1979.
Cette femme née en 1898, sur qui l’on sait fort peu de choses, sinon qu’elle a fait partie d’un réseau de résistants pendant la Seconde Guerre mondiale, est l’auteur d’une trentaine de livres, dont quelques-uns, au moins, sont des indémodables de la littérature de jeunesse. En dépit de plusieurs infidélités aux descriptions contenues dans le texte, les illustrations de Serge Bloch rendent justice, avec art et finesse, à la fraîcheur persistante des romans de Colette Vivier réédités par les éditions Casterman. Leur fraîcheur, leur jeunesse, ces romans les doivent à la manière inimitable qu’ils ont de peindre l’enfance et d’exprimer le romanesque de la formation des personnalités. Colette Vivier crée des enfants qui sont d’une vérité psychologique intense et propose à ses lecteurs des modèles identificatoires élaborés, distillant une morale généreuse qu’avec habileté elle se contente souvent de suggérer.
Publié dans ARTICLES DIVERS | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
|
Facebook
22 janvier 2009
Le kamishibaï : les histoires, les enfants, le conteur du théâtre d'images...
Une séance de théâtre d'images à la librairie jeunesse La Bouquinette, à Strasbourg. Lucas Bleger, comédien, raconte et conte trois histoires [ Il faudra - Sushi - Le tigre amoureux ] en y mettant toute son énergie et son talent pour jouer les personnages et les situations illustrés. Quelques bruitages, une musique d'accompagnement bien choisie et la magie du théâtre opère. Les enfants captivés réagissent à l'unisson aux grosses et petites voix du conteur...
Le kamishibaï ou théâtre d’images est une technique de contage japonaise, basée sur des images défilant dans un castelet, le butaï. Planches (format 37 x 27,5 cm) recto verso, une face pour l’illustration en couleurs et une face pour le texte.
Crédit photo : Michel Maître, pour La Bouquinette - Kamishibaïs présentés : © Callicéphale éditions - Vous avez des enfants ? Vous aurez des histoires... de belles histoires : http://www.callicephale.fr
Publié dans ANNONCES DES LIBRAIRIES, ARTICLES DIVERS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
Facebook
20 janvier 2009
Des Noirs aux États-Unis : bibliographie
« Devons-nous faire de la politique en nous fondant sur le cynisme ou bien sur l’espoir ? »
Barack Obama, 2004
Élu 44e président des États-Unis le 20 novembre dernier, Barack Obama prendra ses fonctions dans quelques jours. L’immense engouement médiatique – voire marketing – auquel nous assistons depuis quelques semaines, ne doit pas nous conduire à négliger la valeur EXTRAordinaire de cet événement. La plus grande (l’une des plus grandes) puissance mondiale sera, pour les quatre années à venir, gouvernée par un Américain noir, métis, né d’un père étranger noir et d’une mère américaine et blanche, familier de l’Islam, parlant Indonésien...
Cent quarante-quatre ans après l’abolition de l’esclavage (1) au terme d’une guerre fratricide (2) et seulement quarante-quatre (3) années après l’octroi du droit de vote, un Afro-américain accède à la présidence des États-Unis d’Amérique. Les enfants à qui nous proposons des livres aujourd’hui, à Comptines, grandiront avec l’image de ce président noir et cette image aura, pour eux, le goût de l’évidence. Alors, il nous a semblé utile de leur proposer des lectures, albums, romans et documentaires, qui leur permettraient de mettre en perspective cet événement. De leur raconter l’Histoire ancienne, celle de l’esclavage et récente, celle de la ségrégation des Noirs aux États-Unis, mais aussi de leur proposer, un portrait d’une Amérique multiraciale.
Dans son discours sur « la race en Amérique », prononcé à Philadelphie le 18 mars 2008, Barack Obama exhorte les pères, afro-américains, à lire des livres à leurs enfants, comme un moyen de prendre en main leur avenir et de rompre avec le désespoir et le cynisme. Cette recommandation, si inhabituelle dans la bouche d’un homme politique, est valable sans aucun doute pour tous les parents et tous les enfants d’ici et d’ailleurs. La lecture est une forme de liberté qui allie plaisir et savoir. C’est à cet exercice de liberté que nous vous convions maintenant... Librairie Comptines - [Consultez la bibliographie commentée Des Noirs aux États-Unis sur le blog de Comptines]
(1) 1865 abolition de l’esclavage
(2) 1861 - 1865 Guerre de Sécession
(3) Civil Rights Act 1964 & Voting Rights Act 1965
Illustration : portrait de Barack Obama par l'artiste Shepard Fairey
Publié dans ARTICLES DIVERS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
Facebook
18 janvier 2008
Mai du Livre d'Art

Publié dans ARTICLES DIVERS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
Facebook
18 décembre 2007
Recherche sur le blog via Google
(via Google)
Publié dans ARTICLES DIVERS | Lien permanent | Envoyer cette note
|
Facebook
16 décembre 2007
Bibliographie «estime de soi»
Bibliographie établie par Rébecca Ponsgen, librairie le Liseron (Colmar), décembre 2007.
SENTIMENT DE SECURITE
Ma maison bleue
Alain Serres et Edmée Cannard
Aux éditions Rue du Monde
Très bel album, avec de grandes pages à déplier, où l’enfant parle du ciel, de la terre, des hommes, des femmes, des enfants et des animaux qui l’entourent.
Parce que l’enfant fait parti d’un tout.
6-8 ans
La cité des oiseaux
Danièle Fossette et Sacha Poliakova
Aux éditions Gautier-Languereau
Dans une cité grise à l’extérieur, colorée et pleine de gens (famille, amis, voisins…) à l’intérieur, l’enfant trouve sa place dans tous ces/ses repères.
6-8 ans
Publié dans ARTICLES DIVERS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
Facebook
30 octobre 2007
Bibliographie : La naissance
Cette bibliographie a été réalisée par Marie-Georges Picard-Hocquet et Madeline Roth, dans le cadre de l’association Grain de Lire située dans le Vaucluse. Les bibliographies que l’association réalise servent de référence pour la constitution de malles thématiques qui voyagent ensuite dans les écoles.
L’attente
Alors ?
Kitty Crowther - Pastel, L’école des loisirs, 2005 – 9€
Au clair de la lune
Pascale Bougeault - Seuil, 1999 – 12€
Avant d’être un bébé
Hugues Paris, Charlotte Mollet - Editions du Rouergue, 2004 – 13€
Bébé
Fran Manushkin, Ronald Himler - L’école des loisirs, 1976 – 7,50€
Bébé d'amour
Antoine Guilloppé - Thierry Magnier, 2000 – 10,52 €
Bébé Jules qui ne voulait pas naître
Florence Noiville, Alice Charbin - Gallimard jeunesse, 2005 – 9€
Publié dans ARTICLES DIVERS | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
|
Facebook
10 septembre 2007
Paroles de lecteurs
Dans la rubrique Et vous qu'avez-vous lu ? (à laquelle nous vous invitons à participer !) :
Posté par Louis MENIA le 03/09/2007 à 14h03
Message : Bonjour à tous,
J’ai lu quatre livres, et voici ce que j’en ai pensé
1 : La voleuse de livres, de Marcus Zusak chez pocket jeunesse :
J’ai trouvé ça génial comme livre ! pratiquement rien d’incohérent et pas trop difficile à comprendre . ca m’a plu aussi parce que j’aime les histoires de l’époque contemporaine où les héros sont des enfants. Note : 9.5/10
2 :Uglies, de Scott Westterfeld chez pocket jeunesse :
Un manque de cohérence, des absurdités :par exemple : au début, le petit copain de l’héroïne au début de sa carrière de pretty est parfaitement normal alors qu’il avait une lésion au cerveau. L’héroïne très bien conçue.
J’espère qu’il y aura une suite ! Note :8.5 /10
3 : Pas à pas, de Louis Sachar chez medium :
très incohérent, trop de personnes à l’université pendant les vacances. Aussi on comprend mal ce qui se passe lors du concert ;qui est le père de Kaira Deleon, sa femme, son amante…La fin est bâclée : elle mérite une suite, mais mal réalisée, elle ne peut en avoir une.
Sujet intéressant Note :6/10
4 : La Vallée des Esprits, de François Sautereau chez rageot :
Captivant, sans incohérence grave, mais trop fantastique, pas assez réel et trop compliqué on s’emmêle rapidement les pinceaux ! Note : 7/10
Bonne lecture... Louis
Suite du débat autour de Le garçon au pyjama rayé :
Ecrit par : Yo | 10 septembre 2007
J'ai lu avec beaucoup d'intérêt vos diverses interventions sur le sujet. Mon fils de 14 ans ayant ce livre au programe de sa 3ème, j'ai eu la curiosité de le lire (sans savoir qu'il avait déjà fait couler autant d'encre), et j'en ai ressenti un malaise comparable à celui de nombreux d'entre vous. Du coup, j'ai décidé pour contrebalancer l'effet que je juge assez néfaste de ce livre (il est vrai qu'il sous-entend que personne n'était au courant, ce qui est parfaitement faux et correspond assez à l'idée d'"exterminer l'extermination" qu'implique un génocide), de donner "Si c'est un homme" de Primo Lévi à mon fils. Je suis assez contente de voir maintenant, en parcourant ce blog, que je ne suis pas la seule à avoir fait le lien entre les deux livres, avec évidemment une grande préférence pour P. Lévi.
Publié dans ARTICLES DIVERS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
Facebook
26 juillet 2007
Hommage à Pierre Marchand
Il était homme d'écoute et d'amitié.
Il était celui qui déchirait la nappe griffonnée pleine de projets rêvés ensemble, pour ne pas perdre les mots échangés.
Il était celui qui regardait les plus modestes, toujours attentifs à notre travail de libraire.
Il était celui qui vivait de passions et d'audaces, trouvant toujours le bon rocher pour bâtir l'utopie.
Il était celui qui s'emportait et dont la colère disparaissait à la marée descendante.
Il était celui qui voulait éblouir les enfants, tous les enfants, leur donner le meilleur, les rendre curieux et avides de découvertes.
Il était celui qui, avec ses livres, ouvrait les mondes, tous les mondes au-delà de de tous les horizons.
Il reste…
Carol et Denis Hooge, Librairie des enfants, Versailles
Pierre Marchand nous a laissés, il m'avait pourtant prévenu, et il va bien falloir que je finisse par l'admettre, il est parti, mais ça ne me convient pas. Je suis sûr qu'il est en train de faire l'éditeur derrière notre dos, et les livres qu'il fait seront une aventure à laquelle nous ne participerons pas, nous autres, qui sommes restés sur cette rive. Je suis persuadé qu'à l'endroit où il se trouve, il y a une fabrique à livres, et pas loin, un bistrot sympa. Déjà il y a plein monde qui va et vient avec des cartons à dessins sous le bras, parce que partout où Pierre s'installe, ça les attire les porteurs de cartons à dessins. Et je l'entends très bien enguirlander tout son monde, en ajoutant que cette collection étonnera l'univers ! Et il continue, demandant que l'on refasse ce qui avait été fait la veille, parce que ça serait mieux et plus fort ! Et puis en passant, il asticote les maquettistes à qui il demande toujours le mieux du mieux ! Et le papier qui ne lui convient pas ! Et cette couleur de fond, c'est celle-là qu'il veut ! Et de réclamer une photocopie de cette image, un exemplaire de ce livre qui est épatant ! Et de regarder ce que le porteur de carton à dessins en visite lui montre : "La voile de ton thonier, elle n'est pas bonne !" Mais le dessin suivant, il ne dit rien, son oeil frise et ses lèvres se pincent : là, ça doit lui plaire. Sa secrétaire lui rappelle un rendez-vous ! Tout est normal, il a plein de fers au feu de sa forge, et il y a déjà plein de gens qui ont envie successivement de l'étrangler puis de l'embrasser. Pierre est un mélange de bonté, de colère, d'énergie et d'enthousiasme. Pierre m'a fait dessiner pour de vrai dans les livres, il est devenu pour moi une sorte de point cardinal, qui me permettait de faire route, puis il est devenu mon ami, alors je préfère penser qu'il fait des livres ailleurs, ça m'arrange.
Maurice Pommier
Publié dans ARTICLES DIVERS, RÉTROVISEUR | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
|
Facebook
CLIQUEZ ICI POUR LA LISTE DE TOUS LES ARTICLES DE CETTE RUBRIQUE !









