(LES 25 DERNIERS ARTICLES DANS CETTE RUBRIQUE)

22 juillet 2010

Une interview de Thierry Dedieu dans Parole

UN ARTICLE DE 2007 DANS LE RÉTROVISEUR DE L'ÉTÉ 2010 - Lire aussi : Je meurs mais j'écris encore (par Thierry Dedieu)

[Une interview menée par Anne Damon, bibliothécaire aux Bibliothèques municipales de Genève, section jeunesse, et rédactrice pour As-tu lu ? - publiée dans le dernier n° de la revue d'AROLE - couverture de Thierry Dedieu]

65b2901f37cf36aa9289f07b8f187a86.jpgCe qui frappe d’entrée chez Thierry Dedieu, c’est la richesse et la diversité de son univers graphique. Ses albums audacieux sont représentatifs du renouveau de l’édition jeunesse qui se joue des frontières et propose volontiers des ouvrages aux multiples degrés de lecture. De passage ce printemps à Genève pour une table ronde organisée par les Bibliothèques municipales, cet autodidacte à l’humour certain et à l’accent fleurant bon le Sud s’est livré avec passion et générosité.

Anne Damon : Après des études scientifiques, vous avez travaillé dans la publicité. Comment êtes-vous arrivé à l’illustration jeunesse ?

Thierry Dedieu : J’ai travaillé dans la pub comme rédacteur. C’est donc par l’écriture que je suis entré dans les livres pour enfants. Un jour, on m’a demandé d’écrire un conte de Noël qui serait lu à la radio. Finalement le projet n’a pas abouti et je me suis retrouvé avec ce texte. J’ai pensé qu’on pourrait en faire un livre. J’ai donc demandé à des collègues de l’illustrer et je l’ai porté chez Albin Michel. Entre-temps, j’avais refait les illustrations qui ne me plaisaient pas. Quand l’éditeur m’a appelé, il a dit qu’il voulait bien le livre, mais pas les illustrations. Je suis donc passé le voir avec celles que j’avais faites et là, il a tout pris ; Petit soldat Noël est ainsi paru chez Albin Michel en1992.

Dans vos albums, vous parlez souvent de sujets graves ou complexes comme la maladie dans Clown d’urgence, la guerre dans Le pacificateur ou la différence dans Le mangeur de mots ou Marie-Louise. A qui s’adressent vos livres ?

Cela va peut-être choquer, car je l’ai déjà dit et ça a été mal perçu, mais je suis le premier lecteur. Donc il faut que l’histoire me plaise d’abord à moi. Il y a la place pour plusieurs littératures dans l’édition pour enfants. Depuis l’histoire du nounours qui va à la plage et perd son sceau jusqu’au témoignage sur la Shoah. Il est vrai que pour beaucoup de mes livres il faut un médiateur, parent, instituteur ou bibliothécaire, car ils sont souvent difficiles. Je ne crois pas aux étiquettes, aux sujets non adaptés, aux limites d’âges. Tout dépend de la façon de raconter, d’accompagner les enfants. Prenez Le Pacificateur, qui est plutôt pour les 7-10 ans, il a été lu dans une classe de CP (5-6 ans). L’institutrice avait fait un tel travail de préparation que j’en ai été bouleversé. Ils avaient compris tout le message, c’est une vraie récompense.

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02 juillet 2010

Rencontre avec Chen Jiang Hong

UN ARTICLE DE 2005 DANS LE RÉTROVISEUR DE L'ÉTÉ 2010

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Service Presse du Consulat général de France à San Francisco. L'artiste Chen Jiang Hong lors de l'un de ses cours à des étudiants de San Francisco (in France Amérique, lire ici)

medium_dragon.jpgChen Jiang Hong est né en 1963, en Chine, où il passe son enfance et son adolescence. Il s’est formé aux Beaux-Arts de Pékin avant de partir poursuivre ses études à Paris. Il vit et travaille dans la capitale française depuis 18 ans. Rencontre dans son atelier-galerie au 103, rue Quincampoix. Par Sylvie Neeman, AROLE (ici)

Chen Jiang Hon, qu’est-ce que cela signifie, être enfant en Chine pendant la Révolution culturelle ?

Chen Jiang Hong : C’était une période très douloureuse ; j’avais 3 ans, et cela a duré jusqu’à mes 13 ans. Mon père a été obligé de partir à la campagne, ma mère travaillait tout le temps et je vivais avec mes grands-parents. Cela signifie vivre sans aucun livre, aucune image – seuls les livres de propagande étaient autorisés, tous les autres étaient interdits ou brûlés.

De quand date alors votre intérêt pour le dessin, pour les images précisément ?

Dans ma chambre, il y avait un mur sale, délabré, qui n’avait pas été repeint depuis longtemps ; je passais des heures à imaginer des formes, des silhouettes, des visages à partir des taches et des aspérités de ce mur. Et puis ma sœur, de six ans mon aînée, m’apprenait à dessiner lorsqu’elle rentrait de l’école; nous dessinions par terre, parce que le papier était trop cher, et mon grand-père, qui disait qu’on peut tout savoir d’une personne lorsque celle-ci a 3 ans, eh bien mon grand-père affirmait en voyant mes dessins « mon petit-fils sera quelqu’un. »

Pourquoi Paris, précisément ?

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18 décembre 2009

La mort dans les livres pour enfants

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10 mai 2008

Livres d’artistes : place aux maestri !

857563313.jpgEn Italie, la rencontre entre l’art et la littérature de jeunesse prend un caractère particulier, explosif et joyeux. En déroulant le fil de son histoire, on y lit l’héritage des futuristes qui, au cœur d’une révolution totale, se tournent vers l’enfance pour l’intégrer dans leur pensée. Leur démarche ouvre la voie au travail des Munari, Veronesi, Mari et autres avant-gardistes, tout en résonnant dans les créations d’aujourd’hui. Grâce à une scène éditoriale dynamique qui archive, traduit et réédite, grâce aux artistes contemporains qui, à leur tour, choisissent le livre pour enfants comme moyen d’expression plastique. Par Cécile Desbois Un article de la revue PAROLE publié par Citrouille dans le cadre de la manifestation LE MAI DU LIVRE D'ART

Livres d’art, livres d’artistes ou objets d’artistes ? Difficile de définir ces œuvres propres à é(mer)veiller les enfants, de classer ces éclatantes productions qui interrogent à la fois le statut du livre et celui de l’art. Un album de coloriage peut-il transcender sa condition pour devenir une fresque aquarellée, comme le promet Pino Tovaglia ? Le jeu des fables d’Enzo Mari (Seuil Jeunesse) a-t-il sa place en bibliothèque ou en ludothèque ? Et ce Munari, à quoi son art tient-il ? A imaginer ces êtres pacifistes et non-productifs (Les machines de Munari, Céra), ou à soumettre son œuvre au regard des jeunes lecteurs ? En guise de réponse, se pose finalement la question de la légitimité du livre dans la transmission de l’art. Car, malgré un tirage limité et des mises en page stimulant les espaces-temps, le lissage inhérent aux techniques d’impression tronque souvent les couleurs et formats de l’original… Mais peut-être est-ce là, dans les digressions de la peinture, de la sculpture et du design vers un monde de papier, que se trouve l’essence de ces créations. Peut-être aussi se reconnaissent-elles par ce qu’elles ne sont pas : discursives, explicatives et didactiques. Loin de se considérer comme des donneurs de leçons, les livres d’artistes préfèrent montrer, expérimenter, faire toucher l’art du bout du doigt. Ce rapport émotionnel naît d’ailleurs souvent d’un retour au fondamental : formes, lignes et couleurs suffisent pour converser avec les enfants, pour évoquer avec eux le pouvoir de l’abstraction, de l’imagination, la beauté de la vie.

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25 avril 2008

L’enfance et l’art : L’art dans les albums

De quelle manière l’art entre-t-il dans les albums ? Laissant de côté les documentaires explicitement conçus pour être des introductions à l’histoire de l’art ou des biographies d’artistes, je présenterai ici quelques ouvrages pour la jeunesse où des peintures, des sculptures et des œuvres architecturales plus ou moins célèbres se mêlent à la narration. Parfois citations nonchalantes, parfois véritables clés de lecture, ces œuvres d’art s’introduisent dans l’imaginaire de l’enfant et, peut-être, si le terrain est fertile, y prennent racines. Par Barbara Bonardi Valentinotti - Un article de la revue PAROLE

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Tant dans le passé que dans le présent, les illustrateurs ont toujours trouvé dans l’histoire de l’art une source d’inspiration précieuse ; des modèles stylistiques, mais surtout un répertoire d’images dans lequel puiser. Certains albums entrent en résonance avec un supposé bagage culturel commun. Si les références se proposent aux adultes comme deuxième niveau de lecture, elles constituent pour l’enfant une première exposition à des citations visuelles récurrentes. Ces livres invitent à jouer avec les œuvres d’art, à établir des parallèles, pour se construire petit à petit une sorte de bibliothèque visuelle. Copies, pastiches, parodies, originaux, la littérature jeunesse fait preuve d’imagination et nous offre plusieurs exemples remarquables d’introduction à l’art par le biais de la fiction et non du documentaire. Panorama loin d’être exhaustif, cet article explore les différentes façons dont les auteurs, les illustrateurs et les éditeurs pour la jeunesse se servent de l’art pour véhiculer des messages à l’intention de lecteurs attentifs et surtout curieux.  

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31 mars 2007

Beatrice Alemagna

medium_couv.-Parole-1-07.jpgChaque livre de Beatrice Alemagna est une nouvelle rencontre, une nouvelle aventure ; cette jeune créatrice pose son regard sur notre monde, et aussitôt quelque chose naît de ce regard ; elle s’approprie les lieux, les visages, elle donne à voir avec infiniment de délicatesse, donne à penser, aussi, parce que ses histoires abordent très simplement des thèmes complexes : l’identité, le parcours d’une vie, la relation aux autres. Son dernier album, Un lion à Paris (Autrement Jeunesse), conjugue avec bonheur les facettes lumineuses de son talent. Une interview menée par Sylvie Neeman et parue dans le dernier numéro de PAROLE

Sylvie Neeman : Vous êtes née en Italie, à Bologne ; entre cette ville et le livre de jeunesse, il existe déjà une longue histoire d’amour…
Beatrice Alemagna : Oui, je me souviens que petite j’allais à la Fiera del libro per ragazzi de Bologne avec mes parents. Et très vite j’ai eu envie de faire des livres illustrés ; je disais que je voulais faire « des peintures sur les romans ».

Lire la suite : interviewalemagna.pdf

12 décembre 2006

AROLE rencontre Henri Galeron

medium_galeronombre.jpgUn article paru dans le dernier numéro de PAROLE, la revue d'AROLE : galeron.pdf

(site d'arole : http://www.jm-arole.ch

04 décembre 2006

Le langage dans tous ses états (rubrique d'AROLE)

medium_couverture-Parole-3-06-001.jpgDire sans mots - Dans les livres sans paroles, le langage est autre. Il est « images ». Et c’est en observant ces signes, en les interprétant, que le lecteur construit l’histoire. En cherchant les mots ailleurs que dans les pages. Un article de Cécile Desbois paru dans la revue PAROLE (conceptrice-rédactrice, Cécile Desbois intervient dans des projets éditoriaux à dimension pédagogique : rédaction d’articles destinés aux acteurs de l’éducation ou aux élèves, collaboration avec des maisons d’édition jeunesse, action d’éducation aux médias etc.) : diresansmots.pdf

03 juillet 2006

Rencontre de PAROLE : SARA

AROLE


medium_couverture_106.jpgQuatre lettres – et tout un univers ! Un rayonnement aussi, toujours grandissant, autour de ce prénom réinventé, autour de ces albums qui s’imposent comme des évidences. Artiste jusqu’au bout des ongles, ouverte et aimable, mais aussi réfléchie et secrète (le contraire m’aurait étonnée !), celle qui enfant aimait déjà regarder des revues d’art avec sa mère, nous parle ici de son parcours « d’autodidacte » professionnelle. De Paris, avec le collage magistral pour la couverture de Parole devant nous… Par Ulrike Blatter

Chère Sara, j’essaie d’imaginer quels sont les artistes ou les illustrateurs qui ont pu vous influencer, j’essaie de deviner vos éblouissements, vos précurseurs, que sais-je… Ce n’est pas facile, tant votre chemin me semble solitaire et votre démarche originale ! A part, peut-être, Bruno Munari et son livre In the darkness of the night ?

Non, enfant je ne connaissais pas Munari dont Le Seuil vient de rééditer l’œuvre, mais j’ai beaucoup regardé ; j’ai adoré par exemple les fresques de Michel-Ange et de Leonardo da Vinci, Matisse aussi, bien sûr… D’ailleurs je regarde et je lis toujours beaucoup et je ne fais pas de différence entre des livres pour enfants et ceux pour adultes ; pourvu que l’intelligence et le cœur soient touchés.

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03 avril 2006

» Le livre illustré en consultation

AROLE

medium_chapelle5.jpgFrançoise Swine est psychologue et thérapeute familiale dans le département Enfants et Familles au Service de Santé Mentale "Chapelle-aux-Champs", à Bruxelles (Université catholique de Louvain). Elle possède un Diplôme d’études supérieures en littérature de jeunesse et propose, lors de certaines consultations avec les familles, une approche originale de l'utilisation des albums de littérature pour enfants. Sa double formation fait d’elle une personne toute désignée pour répondre à nos nombreuses interrogations… Par Sylvie Neeman.

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» Livres d’images et thérapie familiale

AROLE

medium_moigpetit.jpg La bibliothérapie à l’aide de livres d’images repose sur un très vieux savoir : lire (ou regarder des illustrations) peut guérir. Le succès des formations qui ont été données au Centre d’Etudes de la Famille, site de Cery, à Lausanne, en 1967 et 1968 déjà, ou par exemple lors d’un workshop à Lugano en septembre 2005, montrent que tant les thérapeutes que les patients sont friands de ce genre de moyen transitionnel pour préciser et formuler la nature des tensions qui peuvent surgir dans un couple ou une famille. Par Brigitte de Werra (conseillère conjugale et thérapeute systémique et de famille)

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» Littérature pour la jeunesse et altérité

AROLE
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« Lire c’est aller à la rencontre d’une chose qui va exister », écrivait Italo Calvino. Lorsqu’il s’agit de rencontrer l’autre, compris comme l’étranger, la littérature pour la jeunesse propose des représentations qui diffèrent selon les époques. Pour porter un regard pertinent sur l’édition contemporaine, il est utile de réfléchir sur les liens entre les différentes représentations de l’autre dans la littérature jeunesse et celles des discours dominants des XIXe et XXe siècles. Par Yvan von Arx

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28 novembre 2005

» Traduction : Entrer en résonance avec l’auteur....

AROLE
medium_3148.jpgPar Denise von Stockar*, in PAROLE 3/2005 - Dans l’impressionnante production littéraire pour la jeunesse germanophone, un auteur se distingue par un style narratif très personnel : Jutta Richter. Ses romans à la fois réalistes et poétiques fascinent autant les adultes que les enfants. Grâce à l’engagement de la maison d’édition genevoise La Joie de Lire, connue pour son ouverture sur la littérature jeunesse au-delà des frontières francophones, plusieurs titres de cette auteure talentueuse sont également publiés en français, dans des traductions qui ont suscité notre admiration.

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»Lire et écrire à la première personne

AROLE

medium_parole.jpgPar Philippe Lejeune*, in PAROLE 3/2005 - Les souvenirs que j’ai évoqués en ouverture* montrent les deux moyens par lesquels un enfant, ou un jeune adolescent, peut s’identifier à une lecture : le fantasme, ou la voix qui raconte. Ou, pour dire les choses un peu autrement : le mythe, ou le récit réaliste. Les deux premiers livres que j’ai cités appartenaient plutôt au genre fantastique : ils racontaient, à la troisième personne, des histoires au bord de l’impossible. Le dernier proposait au contraire, dite à la première personne par une enfant de mon âge, une histoire quotidienne, dont je savais qu’elle était fictive, mais vraisemblable. Je vais prendre le problème du côté de l’écriture, puis de la lecture.

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07 septembre 2005

» La représentation de la famille dans l’album pour enfants

AROLE

medium_parole_02_05-couv.jpgNombre d’études émanant de sociologues et d’historiens constatent que les structures de la famille, du couple, de l’autorité et de l’éducation sont aujourd’hui ébranlées et contestées en profondeur. Qu’en est-il de cette évolution dans les livres pour la jeunesse ? De quelle façon se manifeste-t-elle ? Quels sont ses effets sur les jeunes lecteurs ? Tour d’horizon par Joëlle Turin*

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01 septembre 1999

» Les archives de la rubrique d'Arole dans l'ancien site

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