Accueil - 25 avril 2008
L’enfance et l’art : L’art dans les albums
De quelle manière l’art entre-t-il dans les albums ? Laissant de côté les documentaires explicitement conçus pour être des introductions à l’histoire de l’art ou des biographies d’artistes, je présenterai ici quelques ouvrages pour la jeunesse où des peintures, des sculptures et des œuvres architecturales plus ou moins célèbres se mêlent à la narration. Parfois citations nonchalantes, parfois véritables clés de lecture, ces œuvres d’art s’introduisent dans l’imaginaire de l’enfant et, peut-être, si le terrain est fertile, y prennent racines. Par Barbara Bonardi Valentinotti - Un article de la revue PAROLE

Tant dans le passé que dans le présent, les illustrateurs ont toujours trouvé dans l’histoire de l’art une source d’inspiration précieuse ; des modèles stylistiques, mais surtout un répertoire d’images dans lequel puiser. Certains albums entrent en résonance avec un supposé bagage culturel commun. Si les références se proposent aux adultes comme deuxième niveau de lecture, elles constituent pour l’enfant une première exposition à des citations visuelles récurrentes. Ces livres invitent à jouer avec les œuvres d’art, à établir des parallèles, pour se construire petit à petit une sorte de bibliothèque visuelle. Copies, pastiches, parodies, originaux, la littérature jeunesse fait preuve d’imagination et nous offre plusieurs exemples remarquables d’introduction à l’art par le biais de la fiction et non du documentaire. Panorama loin d’être exhaustif, cet article explore les différentes façons dont les auteurs, les illustrateurs et les éditeurs pour la jeunesse se servent de l’art pour véhiculer des messages à l’intention de lecteurs attentifs et surtout curieux.
06:05 Publié dans AROLE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Accueil - 04 septembre 2007
Une interview de Thierry Dedieu dans Parole
[Une interview menée par Anne Damon, bibliothécaire aux Bibliothèques municipales de Genève, section jeunesse, et rédactrice pour As-tu lu ? - publiée dans le dernier n° de la revue d'AROLE - couverture de Thierry Dedieu]
Ce qui frappe d’entrée chez Thierry Dedieu, c’est la richesse et la diversité de son univers graphique. Ses albums audacieux sont représentatifs du renouveau de l’édition jeunesse qui se joue des frontières et propose volontiers des ouvrages aux multiples degrés de lecture. De passage ce printemps à Genève pour une table ronde organisée par les Bibliothèques municipales, cet autodidacte à l’humour certain et à l’accent fleurant bon le Sud s’est livré avec passion et générosité.
Anne Damon : Après des études scientifiques, vous avez travaillé dans la publicité. Comment êtes-vous arrivé à l’illustration jeunesse ?
Thierry Dedieu : J’ai travaillé dans la pub comme rédacteur. C’est donc par l’écriture que je suis entré dans les livres pour enfants. Un jour, on m’a demandé d’écrire un conte de Noël qui serait lu à la radio. Finalement le projet n’a pas abouti et je me suis retrouvé avec ce texte. J’ai pensé qu’on pourrait en faire un livre. J’ai donc demandé à des collègues de l’illustrer et je l’ai porté chez Albin Michel. Entre-temps, j’avais refait les illustrations qui ne me plaisaient pas. Quand l’éditeur m’a appelé, il a dit qu’il voulait bien le livre, mais pas les illustrations. Je suis donc passé le voir avec celles que j’avais faites et là, il a tout pris ; Petit soldat Noël est ainsi paru chez Albin Michel en1992.
Dans vos albums, vous parlez souvent de sujets graves ou complexes comme la maladie dans Clown d’urgence, la guerre dans Le pacificateur ou la différence dans Le mangeur de mots ou Marie-Louise. A qui s’adressent vos livres ?
Cela va peut-être choquer, car je l’ai déjà dit et ça a été mal perçu, mais je suis le premier lecteur. Donc il faut que l’histoire me plaise d’abord à moi. Il y a la place pour plusieurs littératures dans l’édition pour enfants. Depuis l’histoire du nounours qui va à la plage et perd son sceau jusqu’au témoignage sur la Shoah. Il est vrai que pour beaucoup de mes livres il faut un médiateur, parent, instituteur ou bibliothécaire, car ils sont souvent difficiles. Je ne crois pas aux étiquettes, aux sujets non adaptés, aux limites d’âges. Tout dépend de la façon de raconter, d’accompagner les enfants. Prenez Le Pacificateur, qui est plutôt pour les 7-10 ans, il a été lu dans une classe de CP (5-6 ans). L’institutrice avait fait un tel travail de préparation que j’en ai été bouleversé. Ils avaient compris tout le message, c’est une vraie récompense.
08:40 Publié dans AROLE, PORTRAITS ET INTERVIEWS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Accueil - 31 mars 2007
Beatrice Alemagna
Chaque livre de Beatrice Alemagna est une nouvelle rencontre, une nouvelle aventure ; cette jeune créatrice pose son regard sur notre monde, et aussitôt quelque chose naît de ce regard ; elle s’approprie les lieux, les visages, elle donne à voir avec infiniment de délicatesse, donne à penser, aussi, parce que ses histoires abordent très simplement des thèmes complexes : l’identité, le parcours d’une vie, la relation aux autres. Son dernier album, Un lion à Paris (Autrement Jeunesse), conjugue avec bonheur les facettes lumineuses de son talent. Une interview menée par Sylvie Neeman et parue dans le dernier numéro de PAROLE
Sylvie Neeman : Vous êtes née en Italie, à Bologne ; entre cette ville et le livre de jeunesse, il existe déjà une longue histoire d’amour…
Beatrice Alemagna : Oui, je me souviens que petite j’allais à la Fiera del libro per ragazzi de Bologne avec mes parents. Et très vite j’ai eu envie de faire des livres illustrés ; je disais que je voulais faire « des peintures sur les romans ».
Lire la suite : interviewalemagna.pdf
09:55 Publié dans AROLE, PORTRAITS ET INTERVIEWS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Accueil - 12 décembre 2006
AROLE rencontre Henri Galeron
Un article paru dans le dernier numéro de PAROLE, la revue d'AROLE : galeron.pdf
(site d'arole : http://www.jm-arole.ch)
10:15 Publié dans AROLE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Accueil - 04 décembre 2006
Le langage dans tous ses états (rubrique d'AROLE)
Dire sans mots - Dans les livres sans paroles, le langage est autre. Il est « images ». Et c’est en observant ces signes, en les interprétant, que le lecteur construit l’histoire. En cherchant les mots ailleurs que dans les pages. Un article de Cécile Desbois paru dans la revue PAROLE (conceptrice-rédactrice, Cécile Desbois intervient dans des projets éditoriaux à dimension pédagogique : rédaction d’articles destinés aux acteurs de l’éducation ou aux élèves, collaboration avec des maisons d’édition jeunesse, action d’éducation aux médias etc.) : diresansmots.pdf
10:50 Publié dans AROLE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Accueil - 03 juillet 2006
Rencontre de PAROLE : SARA
AROLE
Quatre lettres et tout un univers ! Un rayonnement aussi, toujours grandissant, autour de ce prénom réinventé, autour de ces albums qui simposent comme des évidences. Artiste jusquau bout des ongles, ouverte et aimable, mais aussi réfléchie et secrète (le contraire maurait étonnée !), celle qui enfant aimait déjà regarder des revues dart avec sa mère, nous parle ici de son parcours « dautodidacte » professionnelle. De Paris, avec le collage magistral pour la couverture de Parole devant nous
Par Ulrike Blatter Chère Sara, jessaie dimaginer quels sont les artistes ou les illustrateurs qui ont pu vous influencer, jessaie de deviner vos éblouissements, vos précurseurs, que sais-je Ce nest pas facile, tant votre chemin me semble solitaire et votre démarche originale ! A part, peut-être, Bruno Munari et son livre In the darkness of the night ?
Non, enfant je ne connaissais pas Munari dont Le Seuil vient de rééditer luvre, mais jai beaucoup regardé ; jai adoré par exemple les fresques de Michel-Ange et de Leonardo da Vinci, Matisse aussi, bien sûr Dailleurs je regarde et je lis toujours beaucoup et je ne fais pas de différence entre des livres pour enfants et ceux pour adultes ; pourvu que lintelligence et le cur soient touchés.
11:40 Publié dans AROLE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Accueil - 03 avril 2006
» Le livre illustré en consultation
AROLE
Françoise Swine est psychologue et thérapeute familiale dans le département Enfants et Familles au Service de Santé Mentale "Chapelle-aux-Champs", à Bruxelles (Université catholique de Louvain). Elle possède un Diplôme d’études supérieures en littérature de jeunesse et propose, lors de certaines consultations avec les familles, une approche originale de l'utilisation des albums de littérature pour enfants. Sa double formation fait d’elle une personne toute désignée pour répondre à nos nombreuses interrogations… Par Sylvie Neeman.
07:40 Publié dans AROLE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
» Livres d’images et thérapie familiale
AROLE
La bibliothérapie à l’aide de livres d’images repose sur un très vieux savoir : lire (ou regarder des illustrations) peut guérir. Le succès des formations qui ont été données au Centre d’Etudes de la Famille, site de Cery, à Lausanne, en 1967 et 1968 déjà, ou par exemple lors d’un workshop à Lugano en septembre 2005, montrent que tant les thérapeutes que les patients sont friands de ce genre de moyen transitionnel pour préciser et formuler la nature des tensions qui peuvent surgir dans un couple ou une famille. Par Brigitte de Werra (conseillère conjugale et thérapeute systémique et de famille)
04:25 Publié dans AROLE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
» Littérature pour la jeunesse et altérité

« Lire c’est aller à la rencontre d’une chose qui va exister », écrivait Italo Calvino. Lorsqu’il s’agit de rencontrer l’autre, compris comme l’étranger, la littérature pour la jeunesse propose des représentations qui diffèrent selon les époques. Pour porter un regard pertinent sur l’édition contemporaine, il est utile de réfléchir sur les liens entre les différentes représentations de l’autre dans la littérature jeunesse et celles des discours dominants des XIXe et XXe siècles. Par Yvan von Arx
03:05 Publié dans AROLE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Accueil - 28 novembre 2005
» Traduction : Entrer en résonance avec l’auteur....
Par Denise von Stockar*, in PAROLE 3/2005 - Dans l’impressionnante production littéraire pour la jeunesse germanophone, un auteur se distingue par un style narratif très personnel : Jutta Richter. Ses romans à la fois réalistes et poétiques fascinent autant les adultes que les enfants. Grâce à l’engagement de la maison d’édition genevoise La Joie de Lire, connue pour son ouverture sur la littérature jeunesse au-delà des frontières francophones, plusieurs titres de cette auteure talentueuse sont également publiés en français, dans des traductions qui ont suscité notre admiration.14:30 Publié dans AROLE | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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