16 août 2010
Neverwhere

- Neil Gaiman
- Traduction Patrick Marcel
- Au Diable Vauvert - 20 €
Les fans de Neil Gaiman vont se réjouir. Les éditions Au Diable Vauvert rééditent Neverwhere, titre très recherché et épuisé depuis quelques années. Paru pour la première fois en 1998 en France, Neverwhere est une des premières fantasy urbaine. Londres est ici le théâtre des aventures de Richard Mayhew. Richard travaille dans un bureau, a des collègues sympathiques et va bientôt se marier avec Jessica, femme aussi ambitieuse que sublime. Tout va pour le mieux. Mais un soir, alors qu’il va à un rendez-vous d’affaires avec Jessica, il croise le chemin d’une jeune femme, Porte, gravement blessée à l’épaule. Contre l'avis de sa compagne, Richard décide de la secourir. Sa vie va en être bouleversée. Ses collègues et Jessica ne le reconnaissent plus, comme s’il n’avait jamais existé à leurs yeux. Porte, qui a le don d’ouvrir tout ce qui est fermé, le fait pénétrer dans la « Londres d’en-bas ». Un monde mouvant, féodal et magique, fait de labyrinthes et de chausse-trappes. Richard, qui n’a plus rien à perdre, suit Porte dans sa quête : découvrir les assassins de sa famille, dont elle est la dernière représentante.
Neil Gaiman, conteur hors-pair, nous entraîne dans une Londres gothique peuplée d’une faune grotesque, où survivre relève de l’exploit. Il joue avec son personnage principal, complètement dépassé par les événements. Il en fait un anti-héros comique, proche du burlesque, en butte aux éléments qui l’entourent. La « Londres d’en-bas », où il sera balloté, bousculé, malmené, où il perdra son identité, agit sur lui comme un révélateur. Elle est le principe négatif du monde moderne dans lequel Richard évoluait médiocrement, centré sur une vie faite de petit calculs et de petites compromissions. Un monde ennuyeux, en somme, où tout est joué d’avance. La « Londres d’en-bas » est celle de tous les possibles. Contre une vie soumise et réglée, ouvrons les portes de l’imagination ! Tel est peut-être le mot d’ordre de ce roman. Un vrai régal !
Xavier Gallard, La Luciole
Publié dans DERNIERES LECTURES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
Facebook







Écrire un commentaire
Vos commentaires seront publiés après validation par le modérateur, merci d'être patient !