01 octobre 2009
Les contes de Grimm : Enfance d’une écriture

[…] Ce qui fait l’originalité des contes de Grimm, c’est, comme leur titre l’indique, qu’ils s’adressent directement aux enfants. Avec les philanthropes de leur temps, ils participent de la création de la littérature enfantine – en rupture donc avec un dix-huitième siècle où l’enfant était un être sans autonomie, juste bon à être éduqué pour en faire un adulte. Quelques années auparavant, Novalis avait écrit : « Là où il y a des enfants se trouve l’Âge d’or ». Sous la plume des Grimm, on peut lire (préface à la première édition du tome 1, traduite dans cette édition) : « Pour ce qui est de la substance de ces contes, ils sont traversés par la même pureté que celle qui fait que les enfants nous semblent si merveilleux et bienheureux ; les contes ont, pour ainsi dire, les mêmes yeux d’un bleu presque blanc, parfaits et brillants (…) ». Idéalisation de l’enfance qui se double toutefois de la dure, parfois de l’atroce réalité du conte, où inceste et meurtre peuvent se produire, faisant de l’enfant un être menacé, soumis à des dangers divers auxquels il lui faudra échapper s’il veut grandir. […] Lire ici l'intégralité de l'article de Laurent Margantin
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