29 décembre 2008

“Internet, c’est de l’écriture ” : rencontre avec Christian Poslaniec, sur le blog Rick Bass et les nature writers

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(...) quel avenir pour la littérature de jeunesse ? Le premier avenir que je vois c’est un peu ce que vous suggérez c’est que la frontière avec la littérature adulte va s’amenuiser de plus en plus. Comme je suis plus attentif à ça, je m’aperçois qu’il y a trente pour cent des gens qui empruntent des livres pour la jeunesse pour eux, alors qu’avant il n’y en avait que quelques uns qui s’y risquaient. Tout ça c’est bien, ça me plaît parce que dans d’autres pays, il n’y a pas cette culture, mais en même temps, du coup je m’inquiète un peu.

Je me dis que ça va peut-être faire disparaître certaines audaces, que peut-être ça va la faire rentrer dans le rang alors, je ne sais pas, j’ai des inquiétudes. Là, la littérature jeunesse est au maximum de ventes, elle est vraiment au top, alors est-ce qu’elle va se casser la gueule et pourquoi, parce que du coup, comme elle est au top, tous les éditeurs qui n’avaient pas encore créé un secteur jeunesse, comme ils ne savent pas faire, si ils ont le choix entre deux trucs, ils vont prendre machin, qui a déjà réalisé une série télévisée. Bon, et ça, c’est pas de la littérature, ça ne pourra jamais l’être. C’est un produit. Ça se vend, et si ça plaît, les parents l’achètent parce que c’est ça que les gamins réclament.

Je connais tous les éditeurs ou presque, c’était pas vraiment ça leur objectif, la plupart des éditeurs jeunesse sont des amoureux de l’art, de l’image, des livres, de la littérature.(...) Intégralité de l'entretien sur le blog Rick Bass et les nature writers

Commentaires

Lire cette conversation avec Christian Poslaniec est aussi intéressant côté questions que réponses. Tout ce qui s'écrit et se lit et se dit est abordé par lui simplement avec cette langue familière qui n'a rien de banale surtout pas d'ordinaire, mais bel(le) et bien celle de la communication de la pensée claire. Comme le dit Christian Poslaniec lui même, la vertu de la lecture est de rendre intelligent. Alors, lire ses propos et s'y retrouver est somme toute bien agréable, flatteur même! Les pivoines sont des fleurs capricieuses difficiles butées ; elles choisissent leur terrain pour s'épanouir. Les pivoines comme des lecteurs... La belle la bonne littérature? Celle qui nous va!

Écrit par : nadia roman | 29 décembre 2008

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