11 novembre 2008
Ne doutez pas d’ici là de ma fraternelle et fidèle affection (chroniques algéroises de Nadia Roman #6)
Cafouillage internet. Rien de grave, « tout » est dit.
Je m’en vais, je m’en retourne, je me retourne.
« Au moment de la quitter, je rêve d’une connaissance immédiate et fortuite –entendre plutôt qu’écouter, voir plutôt que regarder-, qui me conduirait dans des parages où la sagesse ressemble à la communion des simples. Oublier, obstinément, pour mieux retrouver le vierge aujourd’hui. » Frédéric Musso rêve en quittant la Chine, extrait de son Pékin en Chine réédité cette année à La table ronde vermillon. Je lui emprunte ce désir fugace de gommer l’étrangèreté et l’oubli paradoxal.
Et c’est à Albert Camus que je donne le mot de la fin, conclusion d’une lettre qu’il adresse de Sao Paulo à René Char (Correspondance 1946-1959, Gallimard). « Mais vous n’avez que faire de mes impressions de voyage. Je rentre à la fin du mois, content de rentrer, impatient de vous revoir… Ne doutez pas d’ici là de ma fraternelle et fidèle affection. »
Je vous embrasse
Nadia






















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