31 juillet 2008

Bon mois d'août… et à la rentrée ! :-)

[Un article de 2000 republié à l'occasion de la rubrique RÉTROVISEUR JUILLET 2008]

2042681093.jpgExtrait de l'Avertissement de l'édition d'origine : "On ne doit enseigner l'Enfant, suivant l'opinion d'Hésiode, avant l'âge de sept ans. Quintilien dit qu'on peut l'instruire plutôt, et qu'il ne faut pas le travailler, mais se conformer à sa volonté, lui donnant une infinité de louanges, l'invitant à l'étude par le moyen de quelques prix ou gages qu'on lui proposera, en lui faisant prononcer chose qui lui soit plaisante et agréable."

Postface de l'initiateur du fac similé  : "Rôti-Cochon demeure parmi les plus curieux anciens livres pour écoliers primaires qui nous soient restés. Il n'en subsiste qu'un unique exemplaire original conservé à la Bibliothèque de l'Arsenal.(…) La date de la publication ne se trouve inscrite nulle part. On sait toutefois que Claude Michard exerça à Dijon de 1689 à 1704, année au cours de laquelle un incendie détruisit son imprimerie. On peut donc légitimement affirmer que ce fut entre ces deux dates, durant le règne du roi Louis XIV, que le manuel parut. (…)
Un pédagogue moderne devrait trouver le Rôti-Cochon en accord avec les théories actuellement consacrées, d'après lesquelles, pour apprendre à lire aux enfants, il conviendrait avant tout d'ordonner leur effort autour d'un centre d'intérêt évident. Or, en Bourgogne, on s'intéressait au bien manger et au bien boire. La Province se manifestait déjà gastronomique. Aussi bien quantité des aphorismes contenus dans l'ouvrage ont-ils rapport avec les bienfaits et joies des nourritures.
Ces aphorismes participent ainsi d'un réalisme qui demeure loin de nos livres d'écoles primaires actuels, plutôt glorificateurs de vertus civiques.
Le Rôti-Cochon ne fait pas montre de cette pudibonderie qui apparaitrait dans les manuels scolaires du XIXe siècle. J'en veux pour témoin le bois représentant un renard que poursuivent deux chiens et qui, tout en courant, pisse. La légende étant ainsi : "Le Regnard et les Chiens à ses trousses, sont contraints de le quitter & laisser courir, à cause de la mauvaise puanteur qu'ils sentent de ce qu'il leur secouë à travers leurs Museaux, sa Queuë sur laquelle il eu l'adresse de Pisser. De quoi l'on dit aussi, qu'il n'est finesse que de Regnard." -Jean Follain

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Commentaires

Nos methodes actuelles sont à mon avis bien eloignées des fondamentaux que doit décrire ce bouquin !

Ecrit par : meteo | 24 août 2008

Acheté, lu et approuvé ! j'ai beaucoup aimé cet ouvrage et je pense que beaucoup devrait le lire à commencer par nos ministres de l'éducation qui se succèdent les uns après les autres sans grand changemenet...

Ecrit par : Citation | 18 décembre 2008

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