05 juillet 2008
J’ai besoin de toi plus que je ne t’aime et je t'aime si fort
- Gunnar Ardelius
- Traduction Ludivine Verbeke
- Naïveland, Naïve - 11 €
« Si tous les gens du monde se ressemblaient — sauf deux personnes ».
Ce premier roman suédois, « unanimement salué par la critique », raconte de manière très originale un premier amour. Trois chapitres que l’on distingue à peine, il faut relire le texte pour réaliser que ces trois temps-là sont les trois temps d’une valse déjà jouée mille fois. La rencontre, quand on croit que cet amour est différent ; le moment où quelque chose se déchire, tout doucement ; et puis quand ça se déchire vraiment.
Le texte est composé de manière très théâtrale, ou cinématographique. On entre de façon immédiate et brutale dans le « roman » (ou on n’entre pas, ça arrive… ), sans rien savoir des personnages, des lieux. Il est certain que le procédé peut dérouter, mais il s’apprivoise aussi très vite. C’est un texte très visuel. Presque sensuel. Chaque page raconte une scène. Des dialogues, des pensées, des moments vécus. Gunnar Ardelius ne dit presque rien, mais l’histoire qu’il donne a justement ceci d’universel.
« — Quand sait-on que c’est fini ?
— Peut-être quand on se sent plus amoureux de ses souvenirs que de la personne qu’on a devant soi. »
Madeline Roth, L’Eau Vive
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