28 novembre 2007

L’espéranto : une chance pour les langues et la littérature ?

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[Intégralité de l'article p.37 du n°48]

83620872cccc59a55093ab96c66fa14b.jpgL’espéranto, ce projet d’une langue internationale simple et accessible à tous ? Une belle idée, certes, mais bien utopique au fond, surtout à l’heure de l’anglais triomphant. C’est ce que comme tout le monde j’avais entendu dire, c’est ce que je pensais moi-même avant de commencer à m’intéresser de plus près à cette langue. L’espéranto commençait à stagner vers la fin du XXe siècle ? Le développement d’Internet lui donne aujourd’hui une meilleure visibilité et un nouvel élan.
Avant d’aborder les sujets de la traduction et de la littérature jeunesse en espéranto, une présentation de cette langue et de ses origines ne sera probablement pas superflue. 

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Commentaires

Il ya 30ans alors que j'enseignais les maths au Maroc, j'ai voulu recommencer d'apprendre l'anglais (méthode audio visuelle, méthode assimil, etc ) pour aider notre fille aînée, handicapée, qui s'instruisait à la maison . Hélas, au bout de trois mois, malgré la meilleure bonne volonté, j'ai dû abandoné , ne parvenant pas à mmémoriser plus de 100 expressions !!!
J'ai essayé d'apprendre l'espéranto ; en quelques semaines, j'ai pu non seulement comprendre tout texte de langage courant mais aussi m'exprimer aisément sur plusieurs thèmes .Après trois semaines de stage intensif au château de Grésillon, près de Baugé, je passai avec succès les trois exam,nes (1er, 2ème et 3ème degré) pour être reconnu apte à enseigner la langue internationale.
J'ai connu d'autres cas de personnes très peu douées pour apprendre les langues qui, en quelques mois d'étude,, voire un ou 2ans, parvenaient à maitriser l'espéranto et s'exprimaient aisément plaisantaient, avec une facilité étonnante ...
Consultez des sites espérantistes vous convaincrons; participez à un congrès, vous serez...émerveillé(e)...
kore (cordialement
Emile Mas or

Ecrit par : Mas | 29 novembre 2007

Félicitations et remerciements à cette association de libraires pour la jeunesse. Puisse-t-elle comprendre, cette jeunesse qu'avec l'espéranto langue seconde pour tous, il n'y aurait plus de "barrière des langues" ni de discrimination par la langue, et que même, ayant appris l'espéranto avant toute autre langue étrangère, on pourrait apprendre bien plus vite et mieux celles que l'on choisirait par goût. D'où, pour toutes les langues, même régionales, la possibilité de rayonner

Ecrit par : Georges-henri Clopeau | 29 novembre 2007

superbe article.
Grace à l'espéranto, j'ai beaucoup progressé dans ma propre langue et j'ai retrouvé une grande fierté de parler ma langue "paternelle", le rouchi (une des formes du piccard) ; si j'avais le temps et le besoin je serai prêt à en apprendre une 5ème.

Lorsque je présente la langue dans des écoles, surtout des CM2, les élèves et leurs enseignants sont enthousiastes.
Paroli esperanton estas granda plezuro!

Ecrit par : michel Dechy | 30 novembre 2007

Une première remarque : "l'apprentissage de l’anglais est moins ardu que celui du français" est une idée reçue. D'abord, tout dépend de sa langue maternelle et de la famille linguistique de cette dernière. Ensuite, on aurait tort de croire que l'anglais est une langue "facile" - les "difficultés" ne sont tout simplement pas les mêmes... voilà tout.
Quant à l'esperanto, je ne nie pas son caractère fonctionnel, mais pourquoi est-elle si simple à apprendre ? Parce qu'elle serait figée, donnée une fois pour toute ? (et donc... "artificielle" ? J'ose le mot, malgré les remarques ci-dessus !)
Une langue vivante, en évolution perpétuelle, n'est-elle pas la somme de brassages et de rencontres, de métissages et de néologismes, d'emprunts et d'échanges, etc. témoignages de l'inventivité et de l'histoire humaines... ?

Ecrit par : Blandine | 30 novembre 2007

D'accord avec Blandine que les difficultés d'apprentissage d'une langue varient selon les langues. L'étude d'une langue ne dépend pas seulement de sa langue maternelle, mais aussi et surtout, me semble-t-il, de la motivation et des capacités intellectuelles de la personne; certains ont le don des langues, comme d'autres ont celui des math, des sciences, de la musique, ...


Quant à l'espéranto, l'on doit constater qu'il ne s'agit pas d'une langue figée, mais d'une langue bien vivante, également en évolution constante, avec ses néologismes, ses emprunts et même déjà ses archaïsmes.

Outre le fait qu'il est de 10 à 12 fois plus facile à étudier que l'anglais ou le français, même pour un Asiatique, il permet une communication interethnique, interculturelle, sans la moindre forme de racisme culturo-linguistique, dans le respect mutuel de la langue, de la culture, de la dignité de chacun.

Par ailleurs, je ne connais AUCUNE langue qui ne soit pas "artificielle" ! En connaissez-vous une qui n'ait pas été créée de toutes pièces, artificiellement, par des humains selon les besoins de communication? Si l'Homme en était resté au "naturel", il en serait toujours à l'âge de la pierre, même pas à celui de la pierre taillée, car celle-ci est déjà fabriquée "artificiellement". Bref, pour moi, le mot "artificiel" est vraiment synonyme de "progrès"!

Ecrit par : Germain Pirlot | 30 novembre 2007

"Quant à l'espéranto, l'on doit constater qu'il ne s'agit pas d'une langue figée, mais d'une langue bien vivante, également en évolution constante, avec ses néologismes, ses emprunts et même déjà ses archaïsmes."
Merci pour ces informations - j'avoue mon ignorance sur la langue en question, et j'ai employé le terme "artificielle" sciemment...
Cela n'explique pourtant pas pourquoi l'esperanto serait si facile à apprendre ? Si vous pouvez m'éclairer... ! j'imagine que la grammaire est simplifiée ?
Quant au "don" pour les langues, je n'y crois pas non plus - dans ce domaine, rien n'est inné et tout dépend des conditions d'apprentissage (qui génèrent à leur tour la motivation) et des processus mentaux que l'on sollicite (rôle de l'enseignant !)

Ecrit par : Blandine | 30 novembre 2007

Bonjour,

Le terme "artificiel" ne me dérange nullement, puisqu'il est synonyme de "progrès"; nous nageons dans l'artificiel.

Quant à la "relative" facilité de l'espéranto, elle s'explique en effet par une grammaire réduite au minimum et à un jeu de racines/suffixes/préfixes qui permet de créer et de comprendre très rapidement des mots.

Par exemple dans la conjugaison, il suffit de retenir 12 suffixes pour exprimer toutes les nuances possibles, alors qu'il y en a plus de 2.000 en français et près de 700 en anglais. Prenons par exemple le verbe "être"; en français nous avons 6 formes pour le présent "je suis, tu es, il est, nous sommes, vous êtes, ils sont" (remarquez que chaque fois, la personne est exprimée deux fois, par le pronom et par la finale du verbe). En fait, ces formes viennent du latin "esse : sum, es, est, sumus, estis, sunt", langue dans laquelle le pronom n'était pas utilisé, d'où la nécessité d'avoir une finale différente pour chaque personne. Cela se retrouve aussi dans l'italien où le pronom est facultatif (par. ex. : "je suis" = "sono", ou "io sono"). En espéranto nous avons une terminaison qui souligne le temps employé (par ex. "-as" pour l'indicatif présent", "-i" pour l'infinitif), plus le pronom pour indiquer la personne. Le verbe "esti" se conjugue donc ainsi : "mi estas, ci estas, li estas, ni estas, vi estas, ili estas". Donc, si vous connaissez le verbe "iri", qui signifie "aller" (du latin "ire") vous pouvez sans problème le conjuguer en espéranto : "mi iras, vi iras, li iras, ni iras, vi iras, ili iras" (comparez avec le français).

Pour former le pluriel, vous ajoutez "-j" à la fin du substantif (toujours terminé par "-o").
Par exemple : une table/des tables - tablo/tabloj;
un oiseau/des oiseaux - birdo/birdoj - un nez/des nez - nazo/nazoj ...

Si vous le désirez, l'on pourrait continuer cette information hors site, dans ce cas je vous signalerais mon adresse courriel. Pour en savoir plus, vous pouvez également visiter le site < www.esperanto.net > dans 62 langues.

Désolé de ne pas être d'accord avec vous sur le "don des langues". Les conditions d'apprentissage et la motivation sont certes très importantes dans l'étude d'une langue étrangère, mais 32 ans d'enseignement du français et du latin, m'ont conforté dans l'idée d'une certaine prédisposition pour l'étude des langues, comme dans tous les autres domaines.

Cordialement.

Ecrit par : Germain Pirlot | 01 décembre 2007

Merci pour ces éclaircissements, j'irai visiter le site que vous indiquez. Concernant le "don des langues", je parle avec mon expérience de 15 ans d'enseignement de l'anglais à des lycéens français... Cordialement.

Ecrit par : Blandine | 04 décembre 2007

"Cela n'explique pourtant pas pourquoi l'espéranto serait si facile à apprendre ?"
C'est simple, il n'y a pas de complication inutile en espéranto.
L'écriture et la prononciation ne font qu'un. La conjugaison est régulière pour tous les verbes. Une marque pour le pluriel, une autre pour les adverbes, idem pour les adjectifs, id. pour les compléments sans préposition ... 40 affixes réguliers dont par exemple -ebla pour aùdebla et rompebla qui donnent en français audible et cassable (pas réguliers en français et pas systématiquement applicables). Les complications de l'espéranto sont nécessaires et suffisantes.
Amicalement
Rudy

Ecrit par : Rudy | 22 décembre 2007

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