26 août 2007
dimanche (chronique d'été n°22)
Goût de dimanche triste avec l'autodafé de Lagrasse au réveil, dans les pages de Livres Hebdo. J’ai fait treize cartons de livres, vidé petit à petit mes étagères. Déjeuné sur les traces de Rimbaud et ouvert pour la dixième fois Venise n’est pas trop loin, après l’avoir promené un peu partout. Des semaines que je veux écrire sur ce livre sans trouver les mots. Ça y’est. C’est fait. Fallait un dimanche. Fallait le silence.
Goût de dimanche amer avec les images d’Olivier Adam au réveil. Hier, j’ai cherché un article dont on m’avait parlé, sur les auteurs adultes qui écrivent aussi pour les enfants. Il est nul, cet article, non ? « Catalogués auteurs pour adultes, ils sont de plus en plus nombreux à franchir le pas et à investir la littérature jeunesse. Du coup, le genre n’en est que plus passionnant. » Un jour, quand je serai vieille, ou que les semaines auront enfin décidé de n’être qu’une suite de dimanches, j’écrirai comment c’est en lisant de tout que les gens bancals peuvent tenir debout, je dirai tout ce que je lis aujourd’hui dans A l’abri de rien et que j’avais déjà lu dans Sous la pluie ou La messe anniversaire. J’écrirai comment les tiroirs, les étiquettes, les choses entendues qu’on répète vont à l’inverse de ce qui fait grandir et que je trouve dans les dizaines de livres ouverts un peu partout chez moi.
Madeline Roth, L'eau vive
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Commentaires
si y'a quelqu'un, là-haut (quel qu'il soit) qui l'entend, cette chronique, faudra qu'il s'y mette à l'inventer, cette semaine des 7 dimanches ! et que ça arrive avant qu'tu sois vieille, aussi...
Écrit par : sophiegda | 26 août 2007
J'ai lu Olivier Adam en jeunesse et ce qui m'a poussé à vouloir le lire en adulte. J'aime beaucoup lire des auteurs qui écrivent une littérature dite jeunesse et une autre dite adulte, même si je ne sais jamais où peut etre la frontière hormis au niveau des personnages. Pour en revenir à Adam, je viens juste d'emprunter son dernier bouquin donc je ne peux rien en dire. en revanche, j'ai lu ; je vais bien ne t'en fais pas et mis à part toute cette tristesse toujours renouvelée, j'ai été déçue par la fin qui semble se terminer en "jus de boudin".
Et pour continuer l'article que tu as lu, il arrive souvent, très souvent, trop souvent que les auteurs dits "jeunesse" ne sont pas considérés comme de veritables auteurs ! C'est lamentable.
Écrit par : magali turquin | 27 août 2007
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