02 juillet 2007
Défi-lecture : stop ou encore ?
[Chaque jour de juillet, le blog de Citrouille remonte une archive du fin fond de ses entrailles. Ci-dessous, un débat publié dans notre revue en 1994]
CONTRIBUTIONS :
Pouce ! - Par Thierry Lenain - texte publié dans Citrouille n°6
Encore merci, monsieur le plumitif ! Par Mr Y. Defaye (CPAIEN, Limoges) - texte publié dans Citrouille n°7
Iceberg - Par Emest Bois, instituteur au Centre-Lecture de Grenoble - texte publié dans Citrouille n°7
Pouce, on continue ! - Par C. Bastien instituteur - texte publié dans Citrouille n°7
Jouer sans défier - Par Catherine Le Roulluy, Réseau d'aides spécialisées pour enfants en difficultés, Dol de Bretagne - texte publié dans Citrouille n°7
Des ailes, pas des défis ! - Par Raymond Rener, Gallimard Jeunesse - texte publié dans Citrouille n°8
Pouce ! (Par Thierry Lenain)
- Quel âge avait le garçon de l'histoire quand son grand-père est mort ?
- Huit ans.
Les hourras éclatent. Non, ce n'est pas indécent, c'est un défi-lecture. Deux classes s'affrontent. Elles ont lu un même livre. Elles se posent des questions. Il y aura un vainqueur.
- Pourquoi la mère ne s'occupe plus de son fils ?
- Parce qu'elle a peur !
Cri du coeur d'une fillette qui n'a pas pris le temps de consulter ses coéquipiers : et voilà le point perdu... La réponse officielle, celle consignée sur le papier de l'arbitre, était : "parce que la mère est trop affairée". Non, ce n'est pas une atteinte à la liberté de chacun de lire sa propre histoire, c'est un défi-lecture...
Il n'est pas question de dénigrer ici le travail des enseignants soucieux d'amener le plus grand nombre d'enfants à la lecture. Pas plus qu'il n'est question de dénoncer les activités novatrices qui cherchent à présenter le livre sous un jour attractif. Le défi-lecture en est une, qui connaît un succès indéniable auprès d'enfants souvent avides de compétition. Toutefois, à l'heure où cette pratique se répand à la vitesse grand V, mettant parfois en scène des centaines d'enfants lors de défis inter-établissements, il n'est peut-être pas inutile de réfléchir à la conception du livre et de la lecture qu'elle met en jeu.
Le livre a-t-il à gagner à être ravalé au rang de gant de duelliste ? Un livre se conseille, se recommande de bouche à oreille, se passe de main à main, voire sous le manteau... Un livre ne se jette pas à la figure. N'y a-t-il pas, sinon outrage, du moins vice de forme ?... Mais surtout, lors de ces joutes littéraires, qu'advient-il de la lecture plurielle, qui reconnaît à chacun le droit de retrouver son intimité aux creux des pages d'un roman ? On le sait, il y a autant de lectures que de lecteurs. Réalité précieuse. A chacun son interprétation, à chacun son histoire... Or la pratique du défi-lecture me semble antinomique avec cette conception, pourtant souvent chère à ceux-là mêmes qui mettent en place de tels affrontements. Le défi-lecture prétend qu'à une question posée, il n'existe qu'une réponse possible, la vraie, celle qui donne le point, et que tout autre réponse (qui fait perdre) est fausse. Fallait-il vraiment inventer la lecture qui fait perdre ?
Certains organisateurs, conscients de ces dérapages, tentent de limiter les questions-munitions aux éléments objectifs du texte. Mais quand il s'agit d'un récit de fiction, quels sont les éléments objectifs ? N'a-t-on pas le droit d'oublier un personnage qu'on ne supporte pas, ou de penser qu'il a fallu un an à deux autres pour se rencontrer alors qu'un mois leur a suffi ? Un défi-lecture ignore qu'un livre proposé à un enfant renferme, une fois lu, trois histoires : l'histoire de l'auteur, celle du prescripteur, et celle du lecteur. Ces trois histoires peuvent se ressembler, mais jamais se confondre, comme ne peuvent jamais se confondre celles de deux lecteurs. Alors échanger les différentes lectures, les confronter, ou les taire, oui ... Les heurter, non.
- C'est l'histoire d'une petite fille qui s'appelle isabelle... commence une élève qui veut raconter un livre.
- Non, non, interviennent d'autres lecteurs, ce n'est pas Isabelle, c'est Lola !
- C'est vrai, admet la fillette.
Puis elle reprend :
- C'est l'histoire d'une petite fille qui s'appelle Isabelle...
Oui, son Isabelle existe autant que la Lola de l'auteur, et le défi-lecture qui viendrait sanctionner cela n'aurait rien compris de la véritable richesse d'un livre.
Bien sûr, il existe des lectures qui supposent beaucoup plus de rigueur, et qui n'admettent pas un autre décryptage que celui sans faille du message écrit. Il s'agit des lectures de textes de réflexion, de documentaires, de modes d'emploi, d'horaires de train, sur lesquels on peut à loisir se défier. Mais respectons les émotions des histoires qui font rire ou pleurer, rêver ou frissonner. Ne les normalisons pas. Et lorsqu'un roman met en question l'âme du lecteur, laissons-la se refermer en silence. Ou chuchotons. Pour ne rien égratigner.
Encore merci, monsieur le plumitif ! (Par Mr Y. Defaye (CPAIEN, Limoges)
Monsieur, j'ai lu avec une immense stupéfaction votre papier concernant le DEFI-LECTURE. Ce que vous décrivez est plus qu'une caricature, c'est une imposture ! Jamais le DEFI-LECTURE n'est ici, dans ce département, ce que vous décrivez. D'autre part la malhonnêteté des propos n'a d'égale que le manque d'informations. Le DEFI-LECTURE n'est pas une réunion de classes en compétition. Vous avez soigneusement oublié ce qui en est l'essence même : les échanges durant toute l'année scolaire. La "finale" n'est qu'une récréation, un jeu sans enjeux pour remercier enfants et maîtres du travail accompli tout au long de l'année. Caricaturer une telle action, alors que dans les collèges et lycées on dissèque RACINE, MOLIERE, VOLTAIRE et les autres est bien facile pour un plumitif. Ah ! les beaux esprits qui s'inquiètent tant de l'âme enfantine mais qui gagnent des millions en leur vendant leurs ouvrages !!! Encore merci, Monsieur.
Iceberg (par Emest BOIS, Instituteur au Centre-Lecture de Grenoble)
Citrouille nous propose de participer au débat sur les défis-lecture. Et en particulier de "réfléchir à la conception du livre et de la lecture qu'il met en jeu". Riche idée, débattons ! Je ne peux que partager le point de vue de Thierry Lenain sur la lecture plurielle et sur l'idée que chaque lecteur fait "sa" lecture, qu'il soit enfant ou adulte. Ces lectures peuvent même être très éloignées de ce que l'auteur pensait avoir écrit. Mais cet article m'a surtout fait réagir parce qu'il ne parle que du moment du défi-lecture lui-même. C'est-à-dire d'une heure de vie de groupes d'enfants et d'adultes qui se rencontrent autour de livres. La partie visible de l'iceberg, en quelque sorte...
Mais un défi-lecture, ça commence souvent plusieurs mois plus tôt... Pour nous, c'est surtout la préparation du défi-lecture qui est riche en aides aux apprentissages des enfants. C'est tout d'abord l'occasion pour un groupe d'enfants de lire les livres d'un auteur, si le défi-lecture porte sur un auteur. Et de les lire les uns par rapport aux autres, en établissant des relations entre eux. Trouver les thèmes transversaux abordés, les ambiances proches d'un livre à l'autre, la proximité de certains personnages... C'est aussi comparer les différentes écritures des livres : retrouve-t-on des constantes, quelles sont les nouveautés ?
Il s'agit ensuite de réfléchir avec les enfants aux points sur lesquels porteront les questions du défi : quels sont les repères importants dans un livre ? Quelles lectures en fait-on ? C'est à partir de ces premiers échanges que nous décidons de porter notre attention sur le titre, sur la première phrase et la dernière phrase, sur les moments-clés et les ruptures de l'histoire, sur le rôle des illustrations... La liste n'est pas exhaustive.
A partir d'une première phrase : “J'avais huit ans quand mon grand-père est mort”, les enfants échangent :
- C'est un livre sur la mort.
- C'est pas possible, il est en “Souris Rose”
- Alors ça doit être un livre sur l'amour et sur la mort...
- L'auteur raconte peut-être son histoire, parce qu'il écrit J'avais huit ans comme si c'était lui.
- Ou il veut qu'on se mette à sa place...
L'organisation du défi-lecture sous forme de questions-réponses ne permet pas un débat aussi riche que les échanges entre les enfants pendant la préparation. Mais est-ce vraiment grave ? Chaque groupe a certainement eu pendant sa préparation des moments forts comme celui-là.
Il existe bien sûr d'autres activités pour rapprocher les livres des enfants et en particulier les rencontres avec les auteurs. Ce que nous apprécions tout particulièrement. Et que ceux qui seraient inquiets du traitement "défilectureux" infligé à leur oeuvre se rassurent, ils demeurent parmi les plus lus du Centre Lecture...
Pouce, on continue ! (Par C. Bastien instituteur)
( ... ) Votre position, Thierry, est celle d'un auteur. Je l'admets ainsi. Même si, de temps à autre, monte en moi l'idée fielleuse qu'au fond, votre manière de présenter les choses laisse penser que vous défendez une conception sinon élitiste du moins étroite du monde du livre et de la lecture. Elle donne à penser que le roman, puisqu'il s'agit bien de lui, serait un genre tabou, une espère protégée. Le pré-carré d'une petite secte d'initiés qui auraient pour toujours renoncé à s'ouvrir aux autres car ce faisant, ils perdraient leur âme ( ... )
L'Ecole réfléchit, remue à l'intérieur, brûle. Or, pour avancer, pour alimenter ce feu qui la consume, tout lui est bon, le livre comme le reste. Les romans et les autres. Elle s'approprie ce qui peut lui être utile et en fait un objet scolaire. Dans ses mains les livres, tous les livres, ne sont plus que des manuels. Elle est désormais convaincue, ainsi qu'on le lui a réclamé depuis des années, que pour faire lire les enfants, il faut des livres. Et des livres pour la jeunesse, vous en produisez des tonnes. Des bons et des moins bons. D'excellents qui "mettent en question I'âme du lecteur" et des franchement honteux qui mettent en question celle de l'éditeur. Les éditeurs justement, les auteurs, les illustrateurs dépensent des trésors d'imagination, d'intelligence, de communication afin que le livre pour enfants soit un produit alléchant, un miroir aux alouettes. Un produit, un produit vendu. A vos remarques, Thierry, l'Ecole répond : «Ce livre, tu me le vends parfois comme on on vend son âme, non ? Me nieras-tu le droit d'en disposer à mon gré ? Tu en as fait une marchandise, j'en fais un outil».
(... ) Quand beaucoup d'auteurs passent beaucoup de temps dans les écoles pour des interventions souvent mal préparées, parfois saugrenues, qui renforcent l'idée de la frivolité du livre, faut-il vraiment s'étonner qu'il soit devenu un objet futile et léger, un objet qu'on prend et qu'on jette ? La responsabilité de l'Ecole est de réfléchir et votre article nous y engage. Mais a-t-elle les moyens de se poser en conscience au risque de se couper de la société, lui accorde-t-on le pouvoir de contribuer à transformer le monde ou seulement de l'accompagner ?
Je ne veux pas terminer cette prise de parole sur un constat d'impuissance du type : «C'est comme ça, ma pauv'dame, on n'y peut rien! ». Je crois au contraire, pour en revenir aux défis lecture qui, somme toute, présentent bien des attraits sur le plan humain, qu'il est possible d'en améliorer le fonctionnement et les contenus. En outre, que ce soit pour apprendre à apprendre, pour apprendre à comprendre, le rôle didactique de l'Ecole doit être réaffirmé et l'utilisation des livres, romans y compris, est indispensable ( ... )
Cher Thierry, vous dites "Pouce", signifiant par là que vous réclamez une trêve, une pause et j'ai envie d'écrire au contraire que votre réflexion ne doit pas nous arrêter. Elle doit nous encourager à aller de l'avant. Les positions de l'Ecole et des romanciers ne sauraient essentiellement et à jamais se contredire...
Jouer sans défier (Par Catherine Le Roulluy, Réseau d'aides spécialisées pour enfants en difficultés, Dol de Bretagne)
Votre article m'a vivement intéressée, car nous avons pu vivre ce genre de défi-lecture l'an passé au cours d'une "fête du livre". Et en effet cette pression, cette compétition dont vous décrivez si bien les effets pervers ne nous ont pas épargnés. Notre défi-lecture s'est réellement terminé en hystérie générale (enseignants compris...) Ce n'est pas un jugement que je porte sur mes collègues et moi-même, car l'intention était louable, mais nous nous sommes faits piéger.
Dans ce «jeu à mille francs» de la Culture, j'avais le rôle d'observatrice, puisque j'étais chargée de filmer le déroulement de la séance. Et j'ai découvert avec horreur, en même temps que je filmais, les conséquences de ce défi-lecture. Nous allions à l'inverse des objectifs fixés. Ce jeu, fait d'une culture pointilliste, cloisonnée, sans droit au rêve, sans liberté, leurrait ou frustrait les enfants.
Je n'ai pas pu rester sur cette triste impression, et au cours de mes animations en BCD, sur le temps du midi, j'ai alors décidé, avec une mère d'élève, d'organiser un jeu du livre où il s'agirait de savoir utiliser différents type d'écrits, repérer le cheminement du livre, explorer l'oeuvre d'un auteur, prélever des indices, découvrir la lecture documentaire (...) Mais dans la règle du jeu, il était convenu qu'il n'y avait ni gagnant, ni perdant. Les équipes recherchaient selon leur organisation propre les renseignements demandés, les grands aidaient les petits, dans la plus parfaite autonomie. Les enfants n'ont ni éprouvé frustration, ni manifesté une quelconque protestation à cette absence de compétition. Et nous avons pu jouer dans la convivialité et le respect des autres. A la fin des jeux, nous avons fait la fête, avec des livres pour chacun, du maquillage, de la musique...
La culture, la lecture sont un droit pour tous, mais cela ne suppose pas n'importe quelles conditions. Le respect de l'imaginaire et de la liberté de chacun est vital. Sans cette conviction et éthique, aucun jeu, aucune pédagogie ne sont dignes d'être proposés aux enfants.
Des ailes, pas des défis ! (Par Raymond Rener - Gallimard Jeunesse )
Le grand mot est lancé, il est même écrit : DEFI LECTURE (que l'on appelle aussi RALLYE). Je pourrais "délirer" sur cette pseudo approche de la LECTURE... Mais relisez les «dix droits» de Daniel Pennac, ça devrait suffire ! La lecture plaisir est une approche trop personnelle et intériorisée pour être gachée, et je rejoins en cela Thierry Lenain. Et puis on lance un défi lecture... comme une partie de pétanque ; et on réalise soudain qu'il faut des prix... Alors dans un cas, les organisateurs demandent des lots à Ricard (sponsor des concours de boules), et dans l'autre on s'adresse aux maisons d'éditions pour obtenir - si possible - des livres. Soyons sérieux ! Le défi-lecture est-il un acte volontaire ? N'est-il pas plutôt la volonté de "on" (parents, enseignants, bibliothécaires. libraires. documentalistes, animateurs, etc…), affligé que ces chères têtes blondes ou brunes ne lisent pas (à cause de la télévision, évidemment ! ). Accompagnons plutôt les enfants et les jeunes dans des lectures-partage, sachons leur faire discerner leurs livres, leurs télévisions, leurs bandes-dessinées, leurs publicités, leurs vidéos, leurs informatiques... Donnons-leur le plus grand choix pour qu'ils puissent être apprentis et maîtres de choisir eux-mêmes leurs "compagnons de loisirs". C'est là un véritable travail d'éducateur ! Alors «donnez-leur des livres, vous leur donnerez des ailes».
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Commentaires
Décidément, si tout le mois de juillet nous réserve chaque jour des "lectures-choc" aussi passionnantes, nous ne saurons plus où donner de la tête ! Mais profitons-en, tant la saison estivale pour nous autres libraires (aux Sables d'Olonne) a commencé sur des bases plus que moyennes (pour ne pas dire pire).
Donc : passionnants, ces échanges autour des défis-lecture ! Et effrayants, car j'y ai retrouvé jusqu'à la nausée l'écho de débats d'une aigreur rare qui confine rapidement à la violence (symbolique) dont on a le génie, sinon l'exclusivité, dans l'Education Nationale. Ce phénomène m'a fourni une bonne partie de mes raisons de quitter ce milieu là. En réalité, j'ai l'impression que, sous couvert de propos apparemment bien construits, on y échange bien plus des réactions passionnelles ou viscérales que des idées ou des opinions raisonnées...
Cependant, dans le lot de ces idées échangées, il y a vraiment des éléments percutants et pertinents. Comme cette idée que l'école instrumentalise tout, par nature quasiment, et donc la littérature et les livres aussi, pour en faire des objets d'enseignement désincarnés, désenchantés, dévitalisés. Enseigner est toutefois une "chose" si difficile qu'on ne peut sans hésitation ni scrupule jeter la pierre aux enseignants surtout quand on a été en situation soi-même ; les enseignants font "ce qu'ils peuvent", souvent avec abnégation, déchirés intérieurement par des injonctions contradictoires (les valeurs auxquelles ils croient, les obligations institutionnelles, le monde comme il va...).
Le problème, c'est qu'il est évident, à mes yeux, que l'orientation traditionnelle majeure des études littéraires en France néglige, piétine ou même massacre l'essence sublime (oui, c'est le mot) de la littérature (telle qu'en parle Thierry dans son intervention), depuis la primaire jusqu'à l'université. Mais c'est loin d'être une fatalité et on s'en persuade aisément en s'attachant à découvrir d'autres courants pédagogiques, inspirés par d'autres épistémologies, qui appartiennent à d'autres mondes que ceux qui préparent les enfants à devenir des citoyens fonctionnels de sociétés occidentales d'hyper-consommation. Hélas, avant de devenir libraire et après avoir enseigné 10 ans, j'ai renoncé à croire que ces courants aient la moindre chance de s'imposer un jour, ou même de se faire reconnaître comme une alternative proprement admissible méritant mieux que d'être simplement "tolérée" - je suis devenu en la matière un incurable pessimiste, espérant un peu bêtement malgré tout que l'avenir me donnera tort.
Enfin, je ne vais ni raconter ma vie ni ressortir de mon placard personnel les cadavres de mes illusions de jeune enseignant. Nihil novi sub soli, mais la lecture de cette polémique renforce mon sentiment que je suis bien plus à ma place en tant que libraire qu'en tant qu'enseignant pour contribuer à garder vivante, de manière aussi infinitésimale que cela soit, la magie de la littérature...
Bon été à tous, animé par ces lectures rétro(spectives) absolument pas rétro(grades) ;-)
OLIVIER,
Librairie VOYELLES (Sables d'Olonne)
Ecrit par : Olivier | 02 juillet 2007
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