09 janvier 2007
Avant ce livre, primordial pour moi, il y en a eu un autre
«Aux sempiternelles questions, l'auteur apporte de sempiternelles réponses. Et lorsqu'un bel après-midi, un élève de seconde m'a demandé si un livre «m'avait plus qu'un autre donné l'envie d'écrire», j'ai donné la réponse immédiate mais fausse de la romancière jamais prise au dépourvu : «oui, L'Etranger d'Albert Camus. » Fausse réponse parce qu'avant ce livre, primordial pour moi, il y en a eu un autre. Et c'est sur l'autoroute du retour que je me suis dit : «Menteuse, tu n'es qu'une menteuse ». J'en aurais pleuré et je crois bien que j'en ai pleuré.
J'avais renié le livre qu'une vague connaissance de ma mère, propriétaire d'un tabac-presse, m'avait apporté sur mon lit d'hôpital. J'avais quinze ans et on venait de m'ouvrir le ventre pour en extraire un appendice enflammé. Elle ne me plaisait pas cette dame et surtout je m'agaçais à l'idée qu'elle puisse s'imaginer une seconde que je pourrais lui témoigner quelque reconnaissance pour sa visite et son bouquin. Mais elle était gentille et a pris mon silence pour de la fatigue. Ma mère a remercié pour moi...»
Pour découvrir le titre du livre offert à Mano Gentil sur son lit d'hôpital, il faut aller sur son site...
Publié dans DES LIENS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
Facebook







Écrire un commentaire
Vos commentaires seront publiés après validation par le modérateur, merci d'être patient !