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Accueil - 19 novembre 1999

» (ne pas tenir compte de la date de publication de cette note)

(Lire le début)

2°) Lady, ma vie de chienne :

Sandra n’est pas un modèle d’élégance, ni d’éducation, certes, mais les adultes qui entourent Sandra tout au long du roman, ne le sont pas non plus : tour à tour, manipulateurs, aigris et frustrés comme sa mère et lâche comme son père… miroir d’un monde chaotique, remplit d’incertitudes dans lequel vivent les adolescents d’aujourd’hui.

La métamorphose de Sandra, qui a fait couler beaucoup d’encre, ne semble pourtant pas dénuée de toutes logique : elle lui donne l’occasion de réfléchir sur la condition humaine mais, cette métamorphose n’est en aucun cas une punition divine pour Sandra, car selon l’auteur : " C’est un accident. Certes mon roman possède une dimension morale mais ce n’est pas à moi de porter des jugements sur les adolescents. " Le roman interroge sur le fait d’être responsable ou pas devant ses choix et ses actes. C’est donc bien une métaphore qui traite de ce qui est important et de ce qui ne l’est pas.

Melvin Burgess ajoute : " Ce roman est un moyen de parler du désir et de l’irresponsabilité… qu’il s’agisse de l’école ou des relations sexuelles, on met la pression sur les adolescents pour qu’ils soient responsables. "

Alors pourquoi accepter un idéal contraignant quand on voit où cela nous mène ? les adolescents tout comme les adultes, revendiquent leur droit aux plaisirs de l’existence.

C’est donc bien un roman métaphorique, une allégorie à la fois grave et comique sur la liberté, la responsabilité et la sexualité… Cette métamorphose permet également à l’auteur de dénoncer l’imposante moralité des hommes et les contraintes de la vie quotidienne.

Le point de vue interne de Sandra Fancy, le "Je" narratif que l’auteur emploie, permet au lecteur de ne pas avoir de recul, et de ressentir directement les sensations de Sandra : et ça marche… Bien heureusement, Cette allégorie permet également de poser de la distance entre le lecteur et le personnage car il s’agit bien d’un chien que l’on imagine ainsi faire toutes ces folies… même si le narrateur est Sandra-Lady…

L’absence totale de morale en déconcerte plus d’un… fini les bons vieux contes de ce cher monsieur Perrault et de ses morales désastreuses en fin de page. Melvin Burgess fait vœu d’Absence volontaire de morale, ce qui en blesse certains.

Et pourtant, l’adolescent n’est-il pas en âge de porter lui-même des jugements sur les agissements de personnages d’un roman ?

C’est un livre drôle, bien ficelé, original et plein de fantaisie… une fable fantastique mêlée de burlesque et d’humour noir, un clin d’œil à Franck Kafka et à sa célèbre " Métamorphose ".

C’est enfin le choc violent des images : le roman de Melvin Burgess ne fait pas de cadeau à l’humanité, il désigne haut et fort la part sauvage qui existe en nous et implique un combat permanent entre l’instinct et la raison.




C/ La publication de "Junk" et de "Lady, ma vie de chienne" en France et en Grande Bretagne :

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J’ai volontairement effectué un tri sélectif des articles qui sont parus au sujet de ces deux ouvrages. Je n’ai sélectionné que ceux qui me paraissaient intéressants d'un point de vue de l’analyse critique fondée.

1°) Junk :

Lecture Jeune 54 : la revue conseille cet ouvrage à partir de quinze ans avec accompagnement car c’est un récit, selon Cécile Lapeyre : " qui glorifie le monde de la drogue […] et pourtant dans cet univers qui devrait être un enfer[…] ". Cécile Lapeyre critique également la technique du point de vue interne croisé, adoptée par M. Burgess dans Junk : " Qualité ou défaut, ce procédé veut illustrer trop d’aspects différents. "

La revue des livres pour enfants :55 Selon Ruth Stégassy, Junk ferait une banalisation de la drogue dure et ne mettrait pas en garde les adolescents contre ce fléau. Reproche également au monde adulte représenté dans cet ouvrage qui fait preuve d’immaturité : " Il ne trouve pas non plus de mise en garde appuyée d’adultes qui détiennent savoir et maturité. " A ne pas mettre dans les mains de n’importe quel adolescent et accompagnement indispensable autour de ce livre. La revue écrira cependant un article de deux pages intitulé " Melvin Burgess : attention auteur non conforme ", qui prendra la forme d’une rencontre afin de mieux faire connaissance avec l’auteur…

Nous voulons lire :56 Dans la revue " Nous voulons lire ", Chantal Cambronne nous fait un descriptif de la vie de Melvin Burgess, de l’écrivain lui-même et de ses aspirations littéraires et mentionne également un récapitulatif des controverses qu’a suscité son livre. Elle ne donne malheureusement pas son avis sur l’ouvrage en question. Il y a bien le point de vue d’une lectrice mais il manque l’analyse critique de la revue… si l’on analyse le point de vue de cette lectrice anonyme, elle est formelle et sans détour : elle n’a pas du tout apprécié le livre de M. Burgess, c’est le moins que l’on puisse dire : " On a l’impression une bonne partie du livre que l’héroïne ( la drogue ) est quelque chose de formidable, que ces vies, livrées à l’oisiveté, à la prostitution, au vol, ont un effet libérateur […] bref, rien de tonique, rien de positif ne se dégage de ce récit croisé d’ailleurs souvent ennuyeux.[…] une lecture à formellement déconseiller à mon avis. "

Griffon :57 " […] Un ouvrage bien conçu, très pédagogique, centré sur l’expérience de la drogue et plus particulièrement sur l’expérience de la dépendance de l’héroïne […] en cela Junk est très réussi et il n’est pas inintéressant de le comparer à l’herbe bleue ou d’autres titres […] pour comprendre quelles valeurs sont en jeu à la fin des années 90 pour la société adulte, dans le thème ô combien sulfureux [… ] " Griffon prend le parti pour cet ouvrage et ne s’en cache pas, livre nécessaire et pédagogique, témoignages indispensables, à lire sans modération.

Citrouille : 58 Citrouille affectionne tout particulièrement Melvin Burgess : interviews successives sur Junk et Lady, ma vie de chienne et des questions de nature plus diverses comme sa carrière, sa vie,… sur le site Web de Citrouille, il existe même un lien avec le site Web anglais de Melvin Burgess. Pour Citrouille, Junk est livre " réaliste et éclairant […] sans tomber dans la complaisance et la moralité […] livre authentique et dur mais qu’il faut lire, parents et adolescents, pour ouvrir le dialogue. " Cette critique fait preuve de clairvoyance, d’ouverture d’esprit, de prise de conscience…

Lire au collège :59 " Sous une couverture franchement morbide, […], roman a plusieurs voix, bien maîtrisé, […] une lecture à accompagner donc, mais sera-ce toujours matériellement possible ? […] " Lire au collège préconise donc la lecture de cet ouvrage, certes, mais avec un accompagnement solide dans la mesure du possible.

Le monde des livres :60 le quotidien encourage ce type d’ouvrages qui semble en plein essor. Le monde des livres développe son argumentation en faveur de ces ouvrages dits " durs " car ce sont des thèmes qui marchent et qui intéressent les jeunes d’aujourd’hui : " Pour beaucoup, il semble inutile de donner à lire aux enfants des œuvres déprimantes, mais d’autres défendent ces livres […] ". Cet article prend la défense des jeunes auteurs qui écrivent pour ces adolescents en manque de héros ou d’anti-héros qui leur ressemblent.

Télérama :61 Télérama couvre d’éloge le livre sans aucune retenue : Junk met en garde les adolescents mais aussi les parents sur la culture Junkie. C’est un livre qui ne tombe pas dans le documentaire. Même tendance que la revue Citrouille : à lire par les parents et les adolescents.

Le monde :62 défense de l’ouvrage et ouverture vers de jeunes écrivains pour le public adolescent et la tendance littéraire dans la littérature de jeunesse à produire des ouvrages durs, désespérants.

BBF :63 Joëlle Turin, intervenante lors du colloque du 23 et 24 septembre 2002 à Mulhouse, a choisi d’intervenir en faveur des romans dits "dérangeants" parus récemment dans la production éditoriale jeunesse : elle parlera notamment de " Lady, ma vie de chienne " mais aurait pu tout aussi bien parler de Junk : " Ils ont la capacité de susciter chez le lecteur une attitude d’éveil et de méditation quand une partie de la production se contente d’offrir au lecteur un imaginaire calibré par des schémas et des contextes toujours identiques. " Article à lire sans modération…

Junk dans la presse anglaise et américaine :64The guardian, Publishers Weekly, Birmingham post, the Times, The Daily Telegraph, Sunday Times, The Independent et Voya : Magazine des bibliothécaires américains.

Bookseller : top 50 des meilleures ventes de poches en Angleterre.

2°) Lady, ma vie de chienne :

Citrouille :65
Dans cette interview, Melvin Burgess répond à bon nombre de questions aussi pertinentes les unes que les autres. Citrouille rappelle qu’en Angleterre, les critiques ont été encore plus dures à l’encontre de Lady qu’ à celui de Junk. On découvre l’envers du décor : réactions des journalistes, des jeunes, des femmes féministes et des politiques. Le but de Melvin Burgess était que lady soit un roman destiné aux garçons et que l’héroïne soit une fille. C’est aussi un roman sur la reconnaissance de soi : " Pour moi, il est important de parler de solitude et de ce besoin désespéré de reconnaissance de soi, que ce soit par ses parents ou par ses amis. "

Paru.com : 66 Maud Jobbé pense que c’est un livre écrit pour les adolescents : " Se reconnaîtront dans ces débordements instinctifs, cet humour et ce tendre désespoir qui leur sont familiers. " Les parents seront sans nul doute choqués par la " crudité " du livre, mais après tout, c’est bien un livre de jeunesse destinés aux adolescents.

Université de Lille 3 :67 Marine Dormion insiste sur " La métamorphose " de Frank Kafka dont s’est directement inspiré Melvin Burgess pour Lady. Elle rappelle aussi que Marie Darrieussecq avec " Truismes " avait conçu le même type d’ouvrage. Certes, ce livre a moins choqué car il était assurément destiné aux adultes. Burgess, qui n’est pas le seul à opérer des métamorphoses sur ses propres personnages, n’hésite pas à faire partager cette technique métaphorique aux jeunes lecteurs.

Nous voulons lire :68 Dominique Cornelli recommande ce livre qu’elle trouve bien écrit et drôle. Elle ajoute cependant quelques remarques pertinentes : le monde des chiens décrit par Melvin Burgess reste de toute évidence, de grande qualité : " C’est une très grande réussite du livre : l’auteur nous introduit dans un monde où les références, les sensations ne sont pas les nôtres, grâce à un remarquable travail sur la langue : le registre olfactif est en effet rarement exploré à ce point. " Elle regrette néanmoins qu’aucune norme n’existe dans le monde des chiens : " On aurait pu imaginer un univers animal rousseauiste, et le choix de l’héroïne aurait pu être alors celui de l’innocence, celui de la liberté de vivre et construire d’autres valeurs. "

D. Cornelli remet également en question le classement de l’ouvrage en Littérature de Jeunesse : " Nous sommes à la limite de la littérature de jeunesse. " dit-elle, " Est-on vraiment dans de la littérature de jeunesse ? " ajoute t-elle d’un ton interrogateur… elle affirme que les adolescents de 14 et 15 ans a qui elle a fait lire le livre, ont été choqués par certaines scènes mais qu’ils avouent avoir lu et vu pire…

Libération :69 Natalie Levisalles met en avant les controverses qu’a suscité le livre dés sa sortie avec notamment la critique très rude de " La dame très prude " du site critiques-lirejeunesse.com qui a accepté de rencontrer Melvin Burgess, mais a décrété son roman tellement " grossier et ordurier " qu’elle l’a interdit aux moins de 18 ans et a conseillé : " A ôter des bibliothèques et à mettre à la poubelle. " Libération nous présente également M. Burgess dans sa vie quotidienne, comme s’il fallait crédibiliser l’auteur aux yeux des lecteurs… oui, M. Burgess est un être humain comme les autres, il est donc normal : nous voilà bien rassurés. Natalie Levisalles va plus loin en expliquant que les romans de cet auteur seraient moins dérangeants " que dans les genres très différents, " L’herbe bleue " ou " Le grand cahier ", increvables best-sellers chez les adolescents. Du coup, et c’est dommage, lorsque Gallimard annonce : attention, certains passages peuvent heurter la sensibilité de jeunes lecteurs. "

Andersen Press :70 Dans cette interview, l’auteur s’explique sur le personnage de Sandra et des accusations de sexisme dont il a été victime en Angleterre. Pour les féministes anglaises, M. Burgess est un auteur sexiste qui ne respecte pas la femme : Un homme mûr de 50 ans qui décrit une jeune fille de 17 ans, avec autant de liberté, est une insulte. L’auteur s’en défend en affirmant que ce n’est qu’une allégorie sur la liberté et l’irresponsabilité et que si l’on regarde à travers tous ses livres, les personnages féminins comme Sandra, Signy dans " Rouge sang " et Gemma dans "Junk " ont toutes trois des caractères bien trempés, Elles sont incroyablement maîtres de leur destin et manipulent souvent les hommes qui les accompagnent. Elles sont également respectées en tant que femmes. Pour clôturer le débat qui fait rage, Melvin Burgess souligne que sa propre femme est féministe depuis des années et qu’elle est, de surcroît militante de tout poil… c’est à ce moment là que l’auteur esquisse un sourire en guise d’amusement…

D/ Emergence de la Littérature pour Jeunes Adultes

Provenance : USA

Appellation : Young Adults

Le terme " Young Adults " nous vient directement des Etats Unis. Il englobe la Littérature pour les adolescents à partir de treize ans.
En France, le terme " jeunes adultes " regroupe la Littérature pour les 15-25 ans. Ce sont en général, des adolescents de la fin du collège ( 3ème ), des lycéens et des étudiants. Ce sont également ceux qui lisent le moins en France… ceux qui fréquentent peu les bibliothèques municipales.
Afin de sensibiliser ces jeunes adultes, certains, des bibliothécaires, écrivains ou éditeurs réfléchissent à la question première qui est de savoir s’il existe une écriture spécifique pour les jeunes adultes… Jean-Baptiste Coursaud, directeur de publication aux Editions Gaia vient de créer la collection " Taille unique " destinés aux jeunes adultes. Il se confie à Livres hebdo en ces termes : " Il y a une écriture spécifique pour les adolescents. C’est un âge où l’on apprend à se transformer, à être quelqu’un, ce qu’est notre vie, ce qu’est la vie des autres […] La question de l’identité nous paraît centrale. Les personnages, de grands adolescents ou de jeunes adultes, ont toujours un lien — en rupture ou en connivence — avec un pays, une culture, un sexe, un genre ou une communauté. Ce sont des romans d’apprentissage. " 71
Les auteurs qui écrivent pour les jeunes adultes, dont Guillaume Guéraud publié aux Editions du Rouergue, ont aussi de bons arguments pour légitimer cette identité culturelle contemporaine : " A l’adolescence, il y a de la liberté. On peut partir dans tous les sens. C’est ouvert, on peut tout prendre et tout jeter. Et puis, mon langage familier et brutal est plus fait pour les ados. Je ne me force pas à prendre ce ton là. Mes phrases sont courtes et sèches. Je revendique ça. On se les prend dans la tête […] J’écris des romans noirs, ancrés dans une réalité sociale dure, où il y a de la violence et qui ne se terminent pas comme un conte de fées […] attention : j’écris un truc pour les ados. " Cité nique-le-ciel " tourne bien dans les quartiers chauds. Tant mieux. Les jeunes disent qu’ils ne se reconnaissent pas dans les actions mais dans les personnages. "72 Bien que controversé quant à l’agressivité de ses romans, Guillaume Guéraud arrive à faire lire les adolescents des cités…

Y a t-il une identité propre à cette littérature contemporaine pour jeunes adultes ?

Dans une interview publiée dans Lecture Jeune, Olivier Cohen73, directeur des Editions de l’Olivier et conseiller éditorial des Editions du Seuil, répond aux questions de Pili Munoz et Patrick Bourione sur une éventuelle identité littéraire de cette littérature pour jeunes adultes. Olivier Cohen publie de jeunes auteurs français ou étrangers qui font preuve d’une écriture très originale dans une thématique souvent axée sur la marginalisation : " Pour des raisons plus sociologiques que littéraires, je pense que les jeunes adultes sont intéressés par la délinquance, souvent plus comme un fantasme que comme un passage à l’acte […] Selby74, au contraire parle de gens qui sortent du courant de la société pour échouer dans les bas-fonds et la marginalité. On rejoint là le thème important, déjà présent dans " L’attrape-cœurs " de J.D Salinger, celui de la fugue, qui est souvent une manière d’échapper au monde adulte pour aller on ne sait trop où. "75
Olivier Cohen insiste sur une littérature que les situationnistes appellent " la critique de la vie quotidienne ", c’est à dire la manière dont les gens vivent : " […] Ce que les situationnistes appellent la critique de la vie quotidienne qu’il faut prendre dans le sens le plus strict. Cela s’incarne chez beaucoup d’auteurs contemporains et notamment les écrivains que l’on publie ici. […] ce qui me semble clair, c’est qu’il y a un courant de la littérature contemporaine pour ce type de sujet. "76 mais c’est également une littérature engagée bien loin de la culture de masse d’aujourd’hui : " En ça, je dirai que beaucoup de ces livres incarnent sans le vouloir délibérément, une forme de résistance à la culture de masse. "

Voici un bref récapitulatif des collections destinées aux Jeunes Adultes (15 -25 ans). Ce recensement n’est que provisoire, caduque et non exhaustif. La production éditoriale étant en perpétuel mouvement, il est possible que certaines collections ne soient pas présentes dans cette liste :

Editions de l’Ecole des Loisirs, Collection Médium
Editions de l’Olivier
Editions Thierry Magnier, Collection Romans ( 3ème et plus )
Editions du Rouergue, Collection Do à Do
Gallimard Jeunesse, Collection Scripto
Editions J’Ai Lu, Collection Nouvelle génération
Editions Mango, Collection Icare
Acte Sud Junior, Collection Générations
Pocket, Collection Jeunes talents et Collection Pocket Jeunes Adultes
Bayard Jeunesse, Collection Millézime
Editions GAIA, Collection Taille Unique
Editions Rageot, Collection Métis
Syros Jeunesse, Collection Rat Noir
Le Seuil, Collection anonyme qui ne porte pas de nom mais qui possède cependant un format spécial et un style original de couverture.


Conclusion

L’émergence en France de la littérature pour les jeunes adultes n’en n’est qu’à ses débuts.

Comme tout courant avant-gardiste, elle suscite beaucoup de controverses et se fait beaucoup d’ennemis. Long sera le chemin avant que n’existe, dans les bibliothèques municipales et plus précisément dans les secteurs adolescents, un fonds entièrement consacré à leurs besoins, soucis, et préoccupations.

Les jeunes auteurs et certains éditeurs et les bibliothécaires prennent petit à petit conscience de l’importance de cette " Nouvelle Littérature Contemporaine " du quotidien destinée aux jeunes adultes, qui, selon moi, fait partie intégrante de la Littérature de Jeunesse dans son évolution actuelle. Car la Littérature de jeunesse reste en perpétuel mouvement et ne sera jamais définitive et dogmatique dans sa définition propre.

C’est une littérature qui parle du chemin initiatique que chaque adolescent parcours dés lors qu’il est en âge de prendre son autonomie et son indépendance. C’est donc bien une Littérature pour les adolescents de quinze ans et plus, qui se définit par son originalité et la dureté du style du récit.

N’oublions jamais que l’adolescent d’hier et d’aujourd’hui n‘est ni un enfant, ni une grande personne et qu’il est en droit de prétendre et d’exiger sa propre littérature de jeunesse qui le représente et dans laquelle il se reconnaisse, comme les enfants et les adultes - Rachel Pujol Ortega


Remerciements :

Je tiens à remercier tout particulièrement :

Le CRALEJ1, Centre de Recherche Aquitain du Livre, de la Lecture et de la Littérature d’Enfance et de Jeunesse de Bordeaux et de sa revue " Nous voulons Lire ! " ainsi que Madame Isabelle Uteau pour son aimable collaboration.

Les EDITIONS GALLIMARD2 pour sa revue de presse si précieuse sur Melvin Burgess.

La MEDIATHEQUE DE MULHOUSE3 et plus précisément, madame Caroline Jaeger pour le compte-rendu détaillé de l’intervention de joelle turin lors du colloque de mulhouse, les 23 et 24 septembre 2002, sur les Romans Dérangeants, qu’elle a eu la gentillesse de bien vouloir me communiquer.

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